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Glossaires

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre (PDF)
Coalition des familles LGBT, la Chaire de recherche sur l’homophobie et Interligne 

Glossaire de l’Association canadienne de psychiatrie

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

Lexique LGBT sur la diversité sexuelle et de genre en milieu de travail (PDF)
Par la Chambre de commerce LGBT du Québec

 

Définitions

Quelle est la différence entre la bisexualité et la pansexualité?

De manière théorique, la bisexualité se définit comme l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes du même genre et du genre opposé. Sur le plan purement étymologique, « bi » signifie « deux ».  Ainsi, le mot  « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes).

Le « pan » de pansexualité se traduit comme « tout », c’est-à-dire que les personnes pansexuelles sont attirées physiquement, sexuellement, affectivement ou romantiquement  vers des personnes sans regard ou préférence au niveau du genre et du sexe de la personne, qu’elle s’identifie comme femme, homme, trans, sans genre ou autre. La définition semble donc s’inscrire dans une théorie qui reconnait plus clairement, sur le plan étymologique, une pluralité de genres et d’identités.

Il faut retenir que ces définitions et distinctions sont théoriques, et qu’en pratique, chaque personne vit son orientation de façon différente. Le choix d’utiliser ou non une étiquette et les raisons derrière ce choix sont personnels à chacun et chacune. Par exemple, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide. Ainsi, plutôt que de parler des différences entre la bisexualité et la pansexualité, il serait souhaitable de parler de ce que ces orientations ont en commun, c’est-à-dire l’attirance pour plus d’un genre.

Sources :
http://biplan.yagg.com/2014/11/09/bisexualite-et-pansexualite-meme-combat/
http://bisexual.org/qna/what-is-the-difference-between-bisexual-and-terms-like-pansexual-polysexual-omnisexual-ambisexual-and-fluid/
http://www.youtube.com/watch?v=Bv5k9w6Hpi4&feature=youtu.be
http://fvsch.com/articles/bi-pan/

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Que signifie le terme allosexuel, altersexuel ou queer?

« Altersexualité » et « allosexualité » sont des traductions proposées pour le mot queer. « Queer est un terme d’origine anglo-saxonne, réapproprié par les communautés LGBT de manière à en faire un symbole d’autodétermination et de libération plutôt qu’une insulte. Il fait référence à toute idée, pratique, personne ou identité allant à l’encontre des normes structurant le modèle social hétéronormatif. En ce sens, le terme connote une autoreprésentation contestataire (2016, Définitions sur la diversité sexuelle et de genre). »

Le mot queer est utilisé par des personnes qui :

  • n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel)
    ou
  • s’identifient à une orientation sexuelle ou à une identité de genre qui n’est pas conforme aux normes sociales
    ou
  • refusent d’être étiquetées selon leur orientation sexuelle ou leur identité de genre

Le terme altersexualité ou queer englobe tous les genres et les orientations sexuelles. Il s’agit d’un terme plus fluide (comparativement à gai, bisexuel, lesbienne, hétérosexuel, homme et femme, qui sont des termes plus fixes) qui permet de reconnaître une différence, sans avoir à la définir de manière rigide.


Sources:

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

altersexuel. (2014, janvier 17). Wiktionnaire. [En ligne] http://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=altersexuel&oldid=15645191.

Dictionnaire SansAgent. (Sans date). Allosexuel, [En ligne], http://dictionnaire.sensagent.com/ALLOSEXUEL/fr-fr/#Altersexualit.C3.A9

Gauthier, Yves. (2003). Génocide d’un trait culturel, Fugues, [En ligne], http://www.fugues.com/233872-article-genocide-d-un-trait-culturel.html

PFLAG. (Sans date). A definition of “Queer”, [En ligne], http://community.pflag.org/abouttheq

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Qu’est-ce qu’une personne lesbienne?

Une lesbienne est une femme qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les femmes.

Les origines du terme « lesbienne » remonte au VIe siècle et s’inspire de la légendaire poétesse grecque Sappho de l’Ile de Lesbos. Au XVIe siècle, un écrivain français Pierre de Bourdeille (plus connu comme Monsieur de Brântome) a compilé des poèmes d’amour entre femmes dans un livre intitulé « Les lesbiennes ». Depuis, le mot s’est popularisé et on a nommé lesbiennes les femmes qui se sentaient sexuellement attirées par d’autres femmes.
Source : Dictionnaire de ces cultures Gays et Lesbiennes, Larousse, Paris, 2003

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Que signifie le drapeau arc-en-ciel?

Drapeau arc-en-ciel Le drapeau arc-en-ciel, que l’on reconnaît à ses six couleurs, est devenu un symbole de la fierté gaie et lesbienne. Il représente aussi la diversité  de nos communautés. Le drapeau doit son origine à l’artiste Gilbert Baker de San Francisco qui l’a conçu pour répondre aux besoins des communautés gaie et lesbienne désireuses d’avoir un symbole pour les identifier. À l’origine, le drapeau comportait huit bandes de couleurs différentes : le rose vif, le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le turquoise, l’indigo et le violet. Ce drapeau a été utilisé pour la première fois en 1978, lors du défilé de la journée de liberté gaie et lesbienne de San Francisco. L’année suivante, pour le défilé de 1979, Baker a demandé à une compagnie de San Francisco (Paramount Flag Company) de produire en série des drapeaux arc-en-ciel.  Comme certaines couleurs n’étaient pas disponibles, le rose vif et le turquoise ont été éliminés, et le bleu royal a remplacé l’indigo. Depuis, le drapeau arc-en-ciel compte six couleurs représentant différents aspects de ces communautés : le rouge pour la vie, l’orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l’art et le violet pour la spiritualité.

Source : Fédération des Associations Gaies et Lesbiennes (Belgique)

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Qu’est-ce qu’une personne bisexuelle?

Une personne bisexuelle désigne une personne qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique, pour les hommes et les femmes.

Sur le plan purement étymologique, comme « bi » signifie « deux », le mot « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes). Cela dit, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide, neutre ou autre.

 

 

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Qu’est-ce qu’une personne-aux-deux-esprits ou bispirituelle?

Personne qui, selon la tradition autochtone, a deux esprits, l’un féminin et l’autre masculin.

Source : www.homophobie.org

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Que représente le triangle rose?

Triangle roseLes origines du triangle rose, avec la pointe tournée vers le bas, remontent aux premiers camps de concentration nazis. Symbole de persécution et de discrimination, il était utilisé dans l’univers nazi pour marquer les hommes gais. C’est plus tard qu’il a été repris par les communautés gaies comme symbole identitaire.

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Qu’est-ce que l’homophobie?

« Toute attitude pouvant mener au rejet et à la discrimination directe ou indirecte envers les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, ou de toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité. Le terme homophobie se décline en lesbophobie, biphobie, sérophobie, lorsqu’il fait référence aux préjugés spécifiques à des sous-groupes comme les personnes lesbiennes, bisexuelles et séropositives. »

 


Source

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

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Qu’est-ce que l’asexualité?

Une personne asexuelle est une personne qui ne ressent pas ou très peu d’attirance ou de désir sexuel. Il est important de faire la distinction entre le célibat ou l’abstinence et l’asexualité. Dans le cas du célibat ou de l’abstinence, la personne choisit de ne pas avoir de relations sexuelles. Dans le cas de l’asexualité, au même titre que les autres orientations, il ne s’agit pas d’un choix.

L’asexualité ne signifie pas qu’il y a absence d’orientation romantique ou émotionnelle. En d’autres mots, une personne asexuelle peut avoir le désir de former une relation de couple avec une autre personne sans ressentir le besoin d’avoir des relations sexuelles avec son ou sa partenaire.

Comme les autres orientations sexuelles, l’asexualité se vit différemment d’une personne à l’autre. Certaines personnes asexuelles s’engagent dans des relations romantiques, mais non sexuelles. Certaines ne s’engagent ni dans des relations sexuelles ni dans des relations romantiques. D’autres décident d’engager des relations sexuelles, même si elles n’éprouvent pas d’attirance sexuelle. D’autres encore ressentent parfois une certaine attirance sexuelle envers une personne, et décident ou non d’engager des relations sexuelles avec elle.

Sources :

No sex!? – Asexuality
http://www.youtube.com/watch?v=77o83_U8O5o

Asexual Visibility and Education Network
http://www.asexuality.org/home/

Introduction à l’asexualité
http://asexualite.wordpress.com/introduction-a-lasexualite/

L’asexualité, qu’est-ce que c’est ?
http://www.madmoizelle.com/asexualite-temoignages-croises-165164

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Qu’est-ce que l’homosexualité?

Beaucoup de gens croient à tort que l’homosexualité se résume à un simple comportement sexuel entre deux personnes du même genre.  Dans les faits, l’homosexualité représente une réalité beaucoup plus vaste qui englobe l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique envers une personne du même genre.

 


Source

Corraze, Jacques, L’homosexualité, Presses Universitaire de France, Que sais-je?, 1982

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Qu’est-ce qu’une famille homoparentale?

La Coalition des familles LGBT définit la famille homoparentale comme suit : « toute forme de famille dont au moins un des parents est lesbien, gai, ou bisexuel (LGB). Les familles homoparentales existent sous diverses formes : elles peuvent être biparentales, monoparentales, recomposées, adoptives, d’accueils, multiethniques, biraciales, etc. Les parents LGB peuvent être cisgenres ou trans*. »


Source

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

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Que signifie le sigle LGBTI?

Ce sigle désigne les personnes ou les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et intersexuées.

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Qu’est-ce qu’une personne hétérosexuelle?

Désigne une personne qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes du genre opposé.

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Qu’est que l’hétérosexisme? Qu’est-ce que l’hétéronormativité?

L’hétérosexisme réfère à l’affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles. Il découle de l’hétérosexisme des pratiques culturelles, sociales, légales et institutionnelles qui nient, ignorent, dénigrent ou stigmatisent toutes formes non hétérosexuelles de comportements, d’identités ou de relations.

L’hétéronormativité renvoie à l’affirmation d’idéologies normatives en matière de sexes, de genres, d’orientations sexuelles et de rôles sociaux. L’hétéronormativité présente ces dimensions dans un système qui postule la binarité des sexes (masculin/féminin), des genres (homme/femme), des rôles sociaux (p. ex. père/mère) et des orientations sexuelles (hétérosexuelle/homosexuelle), et à l’alignement de ces dimensions (sexe féminin/femme/mère/hétérosexuelle ; sexe masculin/homme/père/hétérosexuel). L’hétéronormativité met donc en place un système dominant dans lequel les personnes qui ne respectent pas ces normes (comme les personnes non hétérosexuelles, trans, ou non conformes aux stéréotypes de leur genre) sont considérées comme étant inférieures.

Si l’hétéronormativité dicte les conduites et les normes à suivre en matière de sexes, de genres et d’orientations sexuelles, l’hétérosexisme en assure le maintien, par l’exclusion sociale, la discrimination ou l’invisibilisation des individus dérogeant à ces normes.

 


Source

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

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Qu’est-ce que l’orientation sexuelle?

L’orientation sexuelle est définie comme une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique envers des personnes d’un ou plusieurs sexes ou genres donnés. L’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, l’hétérosexualité sont des exemples d’orientations sexuelles. L’orientation sexuelle « réfère aussi au sentiment d’identité personnelle et sociale basé sur ces attirances, les comportements pour les exprimer, et possiblement l’appartenance à une communauté de personnes qui les partagent 1».


Source

  1. Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf
  2. Groupe de travail mixte contre l’homophobie, De l’égalité juridique à l’égalité sociale – Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie (PDF), rapport de consultation, mars 2007

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Qu’est-ce que la lesbophobie?

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes décrit la lesbophobie comme ceci :

« Nous connaissons le terme homophobie qui désigne les idées, attitudes ou actes discriminatoires à l’égard des personnes homosexuelles, sans distinction de sexe. Or, lorsque nous assimilons les lesbiennes aux gais et que nous juxtaposons leurs réalités, comme si elles étaient semblables ou symétriques, nous nions les inégalités et les iniquités entre les hommes et les femmes. Nous contribuons à maintenir les lesbiennes dans l’invisibilité. En effet, les femmes font encore l’objet d’une forme de domination qu’on appelle le sexisme. Les lesbiennes sont affectées par le sexisme au même titre que les autres femmes. La lesbophobie ne se limite donc pas à une attitude discriminatoire face à l’orientation sexuelle comme c’est le cas pour l’homophobie; elle fait aussi référence au sexisme qui touche toutes les femmes. »


Source

Lesbiennes. Invisibles parmi nous

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Mythes et réalités

Choisit-on son orientation sexuelle? Devient-on homosexuel, lesbienne, bisexuel ou pansexuel selon ses expériences, son éducation ou au gré d’influences?

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité, la bisexualité et la pansexualité. Ainsi, de nombreuses études ont été menées sur la question. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a pas de consensus. Peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

Source : Fondation Émergence, On ne choisit pas son orientation sexuelle – dépliant, Journée internationale contre l’homophobie, campagne 2007

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Entre hommes, est-ce que c’est juste du sexe ou peut-il y avoir de l’amour?

Lorsque l’on aborde la question de l’homosexualité chez l’homme, certaines personnes ont tendance à ne considérer que la dimension sexuelle, comme si la sexualité pouvait à elle seule définir l’individu et son orientation sexuelle. Pourtant, les relations amoureuses entre hommes existent et, tout comme les relations amoureuses entre femmes et entre hommes et femmes, elles comportent diverses facettes, affectives, émotionnelles, sexuelles, sociales et économiques.

Le récent débat sur le mariage entre conjoints de même sexe a d’ailleurs posé cette question. La plupart des hommes gais recherche une relation amoureuse. Il s’avère donc important de voir les hommes gais dans leur globalité plutôt que de réduire leurs comportements à de simples pratiques sexuelles.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Comment connaître ou deviner l’orientation sexuelle d’une personne?

La meilleure façon de connaître l’orientation sexuelle d’une personne est de lui en parler ou d’attendre que la personne la confirme elle-même. Il n’existe pas de « signe » infaillible et il ne faut pas se fier au style vestimentaire ou aux goûts de la personne pour juger de son orientation sexuelle. Seule la personne elle-même peut vous donner la réponse.

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Dans un couple homosexuel, est-ce qu’il y en a un qui fait l’homme et l’autre la femme?

La réponse est non. Il s’agit de stéréotypes. Les gens présument que les couples de même sexe imitent la dynamique des relations de couples hétérosexuels. Rien n’est plus faux. On ne retrouve pas de division sexuelle des rôles chez les couples de femmes de même que chez les couples d’hommes. En fait, les gais et les lesbiennes adoptent des traits et des formes de relation au delà des rôles traditionnels dictés par la société. Par conséquent, les rôles et les tâches chez les couples homosexuels sont assumés indistinctement par les deux partenaires, selon leurs aptitudes, goûts et préférences.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Mon frère de 17 ans vient de me dire qu’il est gai. Ça ne se peut pas parce que c’est un grand sportif : il joue au hockey.

Le fait de faire un sport dit « masculin » (football, hockey, baseball, boxe…) n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Des joueurs de ligues majeures de sports, comme le hockey ou le football, peuvent aussi être gais. Toutefois, l’homosexualité étant encore mal acceptée dans le milieu sportif professionnel, la majorité d’entre eux ont encore tendance à cacher leur orientation sexuelle.

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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Est-ce que tous les gais sont efféminés et toutes les lesbiennes sont masculines?

Non. La croyance à l’effet que tous les gais sont efféminés et que toutes les lesbiennes sont masculines s’avère sans fondement. Il s’agit ici de stéréotypes et de préjugés. Comme en concluent de nombreuses études, il est impossible de déterminer l’orientation sexuelle d’une personne à partir de ses tenues vestimentaires ou, encore, de ses comportements et caractéristiques physiques. Certes, il arrive de rencontrer dans notre entourage des gais et des lesbiennes qui dérogent des normes traditionnelles associées à la féminité ou à la masculinité. Toutefois, le danger est de généraliser ces comportements à l’ensemble des communautés lesbienne et gaie. Cette forme de généralisation est d’ailleurs à l’origine de plusieurs attitudes homophobes.

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Suis-je gai ou lesbienne si j’aime les choses qui sont généralement plus aimées par l’autre sexe (musique, sports, passe-temps, etc.)?

Non. Une personne gaie ou lesbienne est une personne qui éprouve de l’attirance sexuelle, affective et/ou émotionnelle pour les personnes de son sexe. Les goûts et les intérêts d’une personne ne sont pas directement en lien avec son orientation sexuelle et ne peuvent, en aucun cas, la définir. Il est possible qu’une personne, parce qu’elle est LGBT, s’intéresse à des loisirs (comme une série télé, par exemple) qui touchent les enjeux LGBT car elle se sent davantage interpelée. Par contre, toutes les personnes qui s’intéressent à ces mêmes loisirs ne sont pas nécessairement LGBT.

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Est-ce que je suis gai ou lesbienne parce que j’ai été abusé sexuellement dans mon enfance ou que j’ai vécu des expériences déplaisantes ou insatisfaisantes avec le sexe opposé?

Certaines personnes croient à tort que l’on devient homosexuel parce que l’on a vécu des expériences déplaisantes ou insatisfaisantes avec le sexe opposé ou parce que l’on a vécu des expériences traumatisantes comme un abus sexuel. Il s’agit d’un mythe et ce, pour plusieurs raisons. En exemple, il a été démontré que la majorité des femmes qui ont subi de la violence de la part d’un homme n’ont pas développé une orientation homosexuelle. Il en est de même pour ceux et celles qui se disent insatisfaits de leur vie conjugale. Comprenons ici que l’homosexualité naît du désir et non de l’abus ou de l’insatisfaction. En fait, c’est l’attirance amoureuse et physique envers une personne du même sexe qui explique que certaines personnes sont homosexuelles.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999

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L’homosexualité et la bisexualité sont-elles des maladies?

Souvent, on entend dire que les personnes homosexuelles ou bisexuelles sont anormales, malades, immorales, voire perverses. Il s’agit de préjugés. Selon les recherches effectuées par Bageminl en 1999, l’homosexualité et la bisexualité sont présentes chez la plupart des mammifères étudiés dans leur état naturel. Par ailleurs, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale, et ce, depuis qu’elle a été rayée, en 1973, de la liste des pathologies par l’Association psychiatrique des Etats-Unis. Cette décision a été appliquée, par la suite, par l’Association des psychologues des Etats-Unis, en 1975, ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé en 1993.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A.,Paris, 1999.

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Est-ce que le fait qu’on soit gai ou bi peut être dû à la pratique d’une activité ou au fait que l’on aime quelque chose de spécial, qui nous rend différent?

Plusieurs chercheurs se sont interrogés à savoir ce qui détermine l’orientation sexuelle d’une personne sans en arriver à un consensus clair. Si le lien entre la pratique d’une activité ou un intérêt particulier et l’orientation sexuelle était parfait, chaque personne qui pratique l’activité ou qui a cet intérêt en question aurait la même orientation sexuelle, ce qui n’est évidemment pas le cas. De façon plus réaliste, l’orientation sexuelle d’une personne est probablement déterminée par un ensemble de nombreux facteurs, dont des facteurs biologiques, environnementaux et sociaux sur lesquels nous n’avons que peu d’influence.

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Questionnement sur l’orientation sexuelle

Est-ce que la bisexualité est une transition vers l’homosexualité?

Pas nécessairement. La bisexualité peut parfois être transitoire chez certains individus qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle, bien que ce ne soit pas tous les individus en questionnement qui sont pour autant bisexuels. Toutefois, maintes recherches ont démontré que l’homosexualité et l’hétérosexualité exclusives sont en réalité deux pôles de la sexualité humaine entre lesquels s’inscrit la bisexualité. En d’autres mots, il existe une infinité de formes de bisexualité que l’on peut placer sur une échelle allant de « exclusivement hétérosexuel » à « exclusivement homosexuel », avec pour point central une sexualité qui portera sur les deux sexes à parts égales.
Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999, page 7

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Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le)?

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, depuis plusieurs siècles, un nombre impressionnant d’études ont été menées dans le but de déterminer si l’homosexualité est innée ou acquise. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a toujours pas de consensus. En d’autres mots, aucune de ces théories n’a été en mesure d’expliquer pourquoi certaines personnes sont homosexuelles et d’autres non.

Nous devons toutefois nous interroger sur la pertinence d’une telle question. En fait, pourquoi s’attarder autant à la question portant sur les origines de l’homosexualité? Après tout, les personnes hétérosexuelles ne se demandent pas pourquoi elles sont hétérosexuelles. Plusieurs chercheurs croient que la question pose intrinsèquement un problème car, trop souvent, elle cache en toile de fond la croyance à l’effet que l’homosexualité est anormale. Pourtant, la diversité des orientations sexuelles est normale, et son expression peut prendre bien des formes. Enfin, peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

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Est-ce possible d’avoir de l’attirance sexuelle pour un sexe et de l’attirance émotionnelle (amour) pour l’autre sexe?

Pour certaines personnes, l’attirance sexuelle est indéniablement liée à l’amour, et l’un n’est pas possible sans l’autre. Pour d’autres personnes, l’attirance émotionnelle et l’attirance sexuelle sont deux concepts différents. Les préférences au niveau de la sexualité ne sont donc pas toujours en concordance avec les préférences amoureuses. Dans cette optique, il est possible d’avoir de l’attirance physique ou sexuelle envers un sexe et une attirance émotionnelle envers l’autre sexe.

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Comment savoir si je suis lesbienne?

Pour le savoir, tu dois te fier à ce que tu ressens envers les femmes. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle. Voici une définition qui pourra te guider: Une lesbienne est une femme qui éprouve de l’attirance physique et/ou émotionnelle pour les femmes.

On a besoin d’une période variable de temps pour le savoir. Chaque personne a son rythme de découverte de son orientation sexuelle. Certaines le sauront rapidement et d’autres auront besoin de temps. Parfois, on a besoin de vérifier par une expérience concrète ce que l’on ressent. D’autres fois, on le sait par ce que l’on ressent en présence d’autres femmes ou de représentations féminines par le biais de divers médiums.

Enfin, la réponse viendra de ton intérieur; ceux qui prétendent le savoir pour toi font erreur; toi seule pourras le confirmer.

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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Peut-on changer d’orientation sexuelle?

Toutes les recherches récentes montrent qu’il est presque impossible de changer d’orientation sexuelle même lorsqu’une personne le souhaite. À cet effet, toute thérapie visant à « guérir » l’homosexualité a été formellement interdite, depuis 1998, par l’Association des Psychiatres des États-Unis. Il a été démontré que les tentatives de ce genre peuvent causer des conséquences graves sur la santé physique et psychologique, notamment la dépression, l’anxiété et des comportements autodestructeurs.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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J’ai déjà été attiré(e) par une personne du même sexe ou j’ai déjà eu des expériences sexuelles avec une personne du même sexe que moi. Cela veut-il dire que je suis lesbienne ou gai?

Pas nécessairement. Il est généralement admis que 10 % de la population est homosexuelle. Il arrive toutefois que certaines personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai ou lesbienne. À ce sujet, les enquêtes menées par Alfred Kinsey dans les années ’40 et ’50 sont grandement intéressantes, car elles ont permis de constater que les conduites homosexuelles ne sont pas seulement réservées aux personnes homosexuelles. À titre d’exemple, les résultats de diverses recherches ont démontré que 37 % des hommes interrogés avaient eu au moins un rapport homosexuel entre l’âge de 16 et 55 ans. Quant à l’homosexualité féminine, 20 % des femmes interrogées avaient eu au moins une relation homosexuelle entre l’âge de 16 et 55 ans. Depuis, d’autres chercheurs sont parvenus à des résultats semblables. Nous pouvons donc conclure que l’exploration et l’expérimentation en matière de sexualité ne déterminent pas nécessairement l’orientation sexuelle.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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Puis-je m’identifier comme bisexuel(le) même si je n’ai jamais eu de relation avec une personne du même sexe que moi?

Oui! L’orientation sexuelle et la façon dont nous choisissons de nous identifier ne sont pas uniquement dictées par les comportements, mais aussi par le désir et les attirances. Ton identification t’appartient; si tu t’identifies comme bisexuel(le), personne ne devrait te questionner ou te remettre en doute parce que tu n’as pas eu de relation avec une personne du même sexe.

Sources :

Northwestern University Health Service, Sexual Health and Assault Peer Educators:
http://sites.google.com/a/u.northwestern.edu/shape/blog/cansomeonereallybebiiftheyhaventsleptwithadude

Bisexual Resource Centre
http://www.biresource.net/talkingaboutbi.shtml

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Toute ma vie, j’ai été attiré(e) par le sexe opposé, mais depuis un moment, je ressens des signes d’attirances pour le même sexe. Peut-on devenir bisexuel(le) en évoluant?

Il n’est jamais facile d’avoir des questionnements sur soi, et cela peut être d’autant plus difficile lorsque ces questionnements touchent la sexualité. Il est fréquent de sentir que nous sommes les seuls dans notre situation. En réalité,  peu importe l’âge, il est fort commun de se questionner par rapport à l’orientation sexuelle.

Il n’y a pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Certaines personnes disent avoir toujours eu une attirance envers le même sexe, alors que d’autres découvrent cette attirance plus tard, à la suite d’expériences ou de questionnements. D’autres personnes vont également vivre des expériences avec le même sexe sans pour autant être gai, lesbienne ou bisexuel(le). Oui, il est donc possible de découvrir des attirances pour le même sexe plus tard dans sa vie, et donc remettre en question son orientation sexuelle et son identification à celle-ci.

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010.

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À l’adolescence, j’ai perdu mon parent du même sexe que moi. N’ayant plus de modèle, croyez-vous que cela a pu avoir une influence sur mon orientation sexuelle?

La perte d’un parent ou d’un modèle peut être une expérience très difficile et bouleverser beaucoup de choses dans la vie d’une personne, particulièrement en bas âge. Il est compréhensible de se poser des questions concernant l’effet du deuil et du manque de modèle sur le développement de notre personne.

Depuis des décennies, plusieurs recherches ont tenté de démystifier l’origine de l’orientation sexuelle, et certaines d’entre elles se sont penchées sur l’environnement familial. Jusqu’à maintenant, aucun consensus n’a pu être établi. En d’autres mots, il est impossible de vérifier l’effet de l’environnement familial sur l’orientation sexuelle. Les recherches n’ont donc pas été en mesure de prouver que la perte d’un parent pouvait influencer l’orientation sexuelle.

Question connexe : Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le)?

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Découverte et acceptation

Comment puis-je parvenir à accepter mon orientation sexuelle?

L’acceptation de son homosexualité ou de sa bisexualité est une démarche progressive et personnelle qui est très variable dans le temps. Plusieurs étapes caractérisent ce processus d’acceptation, et chaque personne réalise son cheminement à son rythme, soit en fonction de sa personnalité, de son histoire et de son milieu de vie. Selon Cass (1984), la formation de l’identité homosexuelle comprend six étapes qui sont la confusion, la comparaison, la tolérance envers son orientation, l’acceptation, la fierté et, finalement, la synthèse de son identité.

Plusieurs facteurs peuvent néanmoins faire obstacle à l’acceptation de son orientation sexuelle. À titre d’exemple, les préjugés et les propos homophobes véhiculés par l’entourage génèrent souvent chez la personne en questionnement des états de confusion, de peurs et d’ambivalence.

Par ailleurs, il arrive que certains individus, aux prises notamment avec une homophobie intériorisée, refusent leur homosexualité, et ce, malgré le risque de développer des comportements qui auront des conséquences à court, à moyen ou à long terme sur leur santé. Précisons que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle, on choisit plutôt de l’accepter ou non.

L’ensemble de ces facteurs expliquent la raison d’être des groupes de soutien des communautés LGBTQ+. Nombreuse sont les personnes qui rejoignent ponctuellement ces groupes, afin d’être soutenues et reconnues à travers cette démarche.

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À quel âge découvre-t-on son orientation sexuelle?

Tout comme les personnes hétérosexuelles, il n’y a pas d’âge pour découvrir son homosexualité. Même si la plupart des gais et des lesbiennes découvrent leur attirance pour les personnes de leur sexe à la puberté, d’autres la découvrent plus tardivement. Certaines personnes diront avoir ressenti une différence en bas âge alors que d’autres affirmeront s’être interrogées au sujet de leur orientation sexuelle à un âge avancé, parfois même après avoir été mariée.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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Comment découvre-t-on son homosexualité ou sa bisexualité?

La découverte de son orientation sexuelle est définitivement une étape importante dans la vie. Dans la réalité, l’orientation sexuelle s’impose rarement comme une révélation. La prise de conscience de ses attirances, préférences et sentiments se fait plutôt progressivement. C’est aussi la persistance des doutes et la permanence des indices qui peuvent mettre sur la voie les personnes en questionnement. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Coming out

« Mes parents ne m’accepteront jamais » : Comment dévoiler son homosexualité à ses parents?

Dévoiler son homosexualité à ses parents est un acte parfois difficile qui doit être mûrement réfléchi. Les parents ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant et, étant hétérosexuels, ils sont généralement peu informés sur les questions liées à l’orientation sexuelle. Conséquemment, cette découverte peut être un choc pour eux, et ils auront besoin de temps pour apprivoiser l’idée. Il faut donc être sûr de soi avant d’entreprendre une telle démarche.

Avant de prendre votre décision, il est fortement suggéré de considérer les questions suivantes :

  •  Êtes-vous à l’aise avec votre orientation sexuelle?
  • Quelles sont vos motivations pour lesquelles vous voulez annoncer cette nouvelle?
  • Êtes-vous proche et à l’aise avec vos parents?
  • Dépendez-vous d’eux financièrement?
  • Avez-vous des amis ou un réseau de soutien pour vous aider dans cette démarche?
  • Comment anticipez-vous la réaction de ces personnes?
  • Possédez-vous suffisamment de connaissances pour répondre aux questions et dissiper les fausses conceptions?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience à l’égard de ces personnes importantes dans votre vie et, surtout, à faire face à toutes réactions négatives éventuelles de leur part?


Enfin, toutes ces questions vous aideront à évaluer votre situation et à prendre votre décision. N’hésitez surtout pas à nous téléphoner, si vous souhaitez en parler davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Doit-on faire son coming-out?

Pas nécessairement. C’est une question infiniment personnelle, et personne ne peut vous obliger à faire votre dévoilement. Telles qu’indiquées précédemment, la prise de conscience, la découverte et l’acceptation de son orientation sexuelle varient dans le temps selon l’individu. De plus, il est important de toujours exercer son jugement avant de faire son coming-out.

Il s’avère toutefois intéressant de préciser que, pour plusieurs personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles, l’affirmation de leur orientation sexuelle a représenté un point tournant dans leur vie, voire un geste libérateur d’une grande importance leur ayant permis de mieux accepter et assumer leur orientation homosexuelle.

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Lorsque l’on décide de faire son coming-out, comment le dire?

Dévoiler son homosexualité ou sa bisexualité est une étape importante parfois difficile à vivre, le dire est toutefois souvent ressenti comme un geste libérateur. Puisque vous ne pouvez pas prévoir avec exactitude la réactions de votre entourage, la prudence suggère d’exercer toujours son jugement lorsque vous choisissez d’en parler à quelqu’un. Il importe de bien évaluer la situation, de choisir la bonne personne et le bon moment. En d’autres mots, il s’avère important de se respecter et de bien se préparer.

Plusieurs scénarios sont envisageables. Voici quelques suggestions :

  • il est préférable de prendre le temps de choisir le bon moment pour révéler votre orientation sexuelle. À titre d’exemple, mieux vaut choisir une période où vos proches et amis ne traversent pas une étape de vie trop bouleversante;
  • selon la qualité de vos relations avec les membres de votre famille, il est généralement plus facile de parler de votre orientation sexuelle avec une amie ou un ami en qui vous avez confiance et qui est susceptible d’être ouvert à l’homosexualité;
  • en abordant aussi le sujet avec une sœur ou un frère compréhensif, vous pourriez, si vous le désirez, lui demander son aide pour annoncer la nouvelle à vos parents;
  • l’écriture représente un autre moyen de divulguer son orientation sexuelle. Certains gais et certaines lesbiennes choisissent d’écrire une lettre. Ainsi, ils peuvent s’exprimer plus facilement, avec plus de précision et sans interruption.

Enfin, gardez toujours à l’esprit que personne ne peut vous obliger à parler de votre orientation sexuelle. Peu importe votre situation, vous êtes libre de dévoiler ou non votre homosexualité ou votre bisexualité.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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C’est quoi faire son coming-out?

Le terme « coming out » désigne le moment où la personne homosexuelle ou bisexuelle dévoile son orientation sexuelle à son entourage. L’expression, qui vient des États-Unis, est un terme abrégé de « to come out of the closet » et se traduit par « sortir du placard ».

Le dévoilement de son orientation sexuelle est une démarche progressive qui est très variable dans le temps, d’un individu à un autre. De plus, tout au long de sa vie, une personne homosexuelle ou bisexuelle devra évaluer si elle souhaite, ou non, divulguer sa différence sexuelle aux nouvelles personnes qu’elle rencontre.

Source : Vaisman, Anne et Maja, Daniel, L’homosexualité à l’adolescence, Comment parvenir à surmonter ses doutes, ses craintes, ses préjugés, mais aussi les préjugés et le regard des autres, Ed. de la Martinière, collection jeunesse, 2002

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Comment parler de mon orientation sexuelle à mes enfants?

La décision de révéler ou non votre homosexualité à vos enfants dépend de plusieurs facteurs dont leur âge, leur ouverture d’esprit à l’égard de l’homosexualité, la réaction que vous anticipez de leur part ainsi que votre niveau d’aisance par rapport à votre orientation sexuelle. L’expérience des parents homosexuels démontre que, à priori, cette annonce peut être bouleversante et provoquer un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Conséquemment, il est probable que vos enfants vivront des réactions diverses. Vous devez vous questionner à savoir si vous êtes prêt à faire face à certains de leurs sentiments tels que la tristesse, la colère, l’incompréhension ainsi que la peur de perdre votre amour et le lien qu’ils ont avec vous. Vous aurez probablement à rassurer vos enfants sur ces points.

Afin de bien vous préparer à toutes les éventualités possibles, nous vous recommandons d’utiliser la liste des questions suivantes qui vous aidera à prendre votre décision :

  • Comment anticipez-vous la réaction de chacun de vos enfants?
  • Comment allez-vous rassurer vos enfants au sujet de votre homosexualité et de votre relation avec eux?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience et à faire face à une réaction négative de leur part?
  • Avez-vous des amis, des parents ou encore un réseau de soutien pour vous appuyer dans votre démarche?

Fort heureusement, une fois le choc passé, il est réconfortant de savoir que de nombreuses familles finissent par accepter cette réalité et continuent à entretenir des relations harmonieuses. Nous vous invitons à nous téléphoner pour en parler davantage avec les intervenants, tous gais et lesbiennes, qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Comment faire mon coming-out dans mon milieu de travail?

Il ne faut pas perdre de vue qu’il appartient à chacun de divulguer ou non son homosexualité dans son milieu de travail. La prudence suggère que la personne homosexuelle soit à l’aise avec son orientation sexuelle, qu’elle soit bien intégrée et appréciée dans son milieu avant de dévoiler son homosexualité. Cela se fait habituellement progressivement. On se confie d’abord à une personne de confiance, à une deuxième et ainsi de suite. Il n’y a pas de règle absolue en ce domaine. Il revient donc à chaque personne d’évaluer les impacts et les conséquences du dévoilement de son orientation sexuelle. Par ailleurs, il est rassurant de savoir que plusieurs gais et lesbiennes ont connu d’excellentes carrières professionnelles sans avoir eu à cacher leur orientation sexuelle.

Source : Revue RG, chronique de Laurent McCutcheon, mai 2006.

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Activités sociales pour personnes LGBTQ+

Où puis-je trouver des groupes de discussions ou d’activités pour hommes gais et bisexuels?

Pour une liste à jour des ressources qui s’offrent à vous dans votre région, nous vous invitons à appeler notre ligne téléphonique au 514 866-0103 ou 1 888 505-1010, à utiliser notre service de clavardage ou à consulter la page pour hommes gais et bisexuels du Guide LGBT.

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Où puis-je trouver des groupes de discussions ou d’activités pour femmes lesbiennes et bisexuelles?

Pour une liste à jour des ressources qui s’offrent à vous dans votre région, nous vous invitons à appeler notre ligne téléphonique au 514 866-0103 ou 1 888 505-1010, à utiliser notre service de clavardage ou à consulter la page pour femmes lesbiennes et bisexuelles du Guide LGBT.

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Existe-t-il des groupes ou organismes pour les personnes bisexuelles?

Il existe peu ou pas de groupes ou organismes dédiés exclusivement aux personnes bisexuelles. Cependant, la grande majorité des groupes LGBT accueillent les personnes bisexuelles ou proposent un volet pour personnes bisexuelles. Pour trouver une ressource dans votre région, nous vous invitons à communiquer avec notre ligne d’écoute et de renseignements au 1 888 505-1010 ou à consulter notre Guide de ressources LGBT. S’il n’existe pas de ressources LGBT dans votre région, il est possible que votre CSSS puisse vous fournir d’autres ressources.

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Glossaires

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre (PDF)
Coalition des familles LGBT, la Chaire de recherche sur l’homophobie et Interligne 

Glossaire de l’Association canadienne de psychiatrie

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

Lexique LGBT sur la diversité sexuelle et de genre en milieu de travail (PDF)
Par la Chambre de commerce LGBT du Québec

 

Définitions

Qu’est-ce qu’une personne transsexuelle? Qu’est-ce qu’une personne transgenre?

Trans ou transgenre sont des termes englobant les identités des personnes dont l’identité de genre ne correspond pas au genre assigné à la naissance. Ces identités peuvent comprendre les hommes et les femmes avec un parcours trans ainsi que les personnes :

  • transsexuelles;
  • transgenres;
  • queer;
  • non binaires ou fluide dans le genre.

 

On distingue parfois une personnes transsexuelle d’une personne transgenre en précisant que la personne transsexuelle souhaite faire une « transition », c’est-à-dire modifier son corps par un traitement hormonal ou chirurgical afin qu’il corresponde à son identité de genre.

Source: Définitions sur la diversité sexuelle et de genre [PDF, 973 Ko]

 

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Que signifie le terme allosexuel, altersexuel ou queer?

« Altersexualité » et « allosexualité » sont des traductions proposées pour le mot queer. « Queer est un terme d’origine anglo-saxonne, réapproprié par les communautés LGBT de manière à en faire un symbole d’autodétermination et de libération plutôt qu’une insulte. Il fait référence à toute idée, pratique, personne ou identité allant à l’encontre des normes structurant le modèle social hétéronormatif. En ce sens, le terme connote une autoreprésentation contestataire (2016, Définitions sur la diversité sexuelle et de genre). »

Le mot queer est utilisé par des personnes qui :

  • n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel)
    ou
  • s’identifient à une orientation sexuelle ou à une identité de genre qui n’est pas conforme aux normes sociales
    ou
  • refusent d’être étiquetées selon leur orientation sexuelle ou leur identité de genre

Le terme altersexualité ou queer englobe tous les genres et les orientations sexuelles. Il s’agit d’un terme plus fluide (comparativement à gai, bisexuel, lesbienne, hétérosexuel, homme et femme, qui sont des termes plus fixes) qui permet de reconnaître une différence, sans avoir à la définir de manière rigide.


Sources:

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

altersexuel. (2014, janvier 17). Wiktionnaire. [En ligne] http://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=altersexuel&oldid=15645191.

Dictionnaire SansAgent. (Sans date). Allosexuel, [En ligne], http://dictionnaire.sensagent.com/ALLOSEXUEL/fr-fr/#Altersexualit.C3.A9

Gauthier, Yves. (2003). Génocide d’un trait culturel, Fugues, [En ligne], http://www.fugues.com/233872-article-genocide-d-un-trait-culturel.html

PFLAG. (Sans date). A definition of “Queer”, [En ligne], http://community.pflag.org/abouttheq

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Qu’est qu’un travesti, qu’est qu’un personnificateur féminin?

Le travestisme est le fait de porter des vêtements de l’autre sexe, indépendamment de l’identité et de l’orientation sexuelles. De fait, un travesti peut aussi bien être hétérosexuel, bisexuel qu’un homosexuel.

Un personnificateur féminin quant à lui est une personne qui s’habille en femme dans le but d’en faire un spectacle. Il essaie généralement de reproduire les traits d’une idole.

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Qu’est-ce que l’identité de genre?

L’identité de genre se traduit chez toutes les personnes, peu importe l’orientation sexuelle, par le sentiment ou l’expérience individuelle d’être un homme, une femme ou d’être de genre neutre ou fluide et ce peu importe le sexe biologique ou assigné à la naissance.

 

 

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Qu’est-ce qu’une personne-aux-deux-esprits ou bispirituelle?

Personne qui, selon la tradition autochtone, a deux esprits, l’un féminin et l’autre masculin.

Source : www.homophobie.org

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Qu’est-ce que la transphobie?

La transphobie est une attitude négative ou un sentiment négatif ou une aversion envers les personnes transidentitaires (transgenres, transsexuelles).

Cette attitude négative peut s’étendre à quiconque ne se conforme pas aux normes sociales établies en matière d’identité de genre. La transphobie désigne aussi les pratiques institutionnelles qui découlent de ces préjugés.

Source : homophobie.org et Aide aux trans du Québec

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Que signifie le sigle LGBTI?

Ce sigle désigne les personnes ou les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et intersexuées.

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Qu’entend-on par transition?

La transition désigne le processus physique et émotionnel dans lequel une personne s’engage lorsqu’elle abandonne le rôle social associé au sexe de naissance pour adopter une nouvelle identité de genre. Ce processus est différent pour chaque individu. La démarche de transition peut comprendre — ou non — l’adoption d’un nouveau nom, de nouveaux vêtements, de nouveaux pronoms, le recours au traitement hormonal substitutif, à la chirurgie, etc.

 

Source : Aide aux trans du Québec.

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Qu’est-ce qu’une personne non-binaire?

« Non-binaire » est un terme parapluie qui rassemble toutes les identités de genre qui ne se conforment pas au système binaire (donc ni exclusivement homme, ni exclusivement femme).

Source :

Unique en son genre. Glossaire. Repéré à http://uniqueensongenre.eklablog.fr/glossaire-p1080960

 

 

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Coming out

Comment faire un coming out trans?

Il est d’abord important de rappeler que c’est votre choix de faire ou non votre coming out trans. Vous ne devriez pas être forcé(e) de le faire si vous ne le voulez pas, ou que vous ne vous sentez pas prêt(e). Le coming out peut être un processus éprouvant, et il n’y a que vous qui puisse savoir si et quand vous êtes prêt(e), et à qui vous désirez en parler.

Toutes les expériences de coming out sont uniques, mais certaines étapes peuvent généralement faciliter le processus. Le coming out est rarement complètement positif, ou complètement négatif. Il risque d’y avoir de bons et de mauvais moments. Il est donc important de réfléchir aux avantages que peut vous apporter le fait de faire votre coming out, ainsi que les considérations à prendre en compte. Parmi les avantages, on peut compter : vivre de façon plus authentique, se libérer d’un fardeau, rencontrer des gens comme soi, devenir un modèle pour d’autres personnes, briser les stéréotypes. Du côté des considérations,  il y a la possibilité de transphobie, le risque d’avoir des réactions négatives, le manque de compréhension de la part de certaines personnes et le long processus de transition.

Les étapes suivantes peuvent vous aider à préparer votre coming out :

  1. Assurez-vous d’être prêt(e) à en parler. Il est important que vous le fassiez parce que vous voulez le faire, et non parce que vous sentez une pression à en parler.
  2. Informez-vous et soyez prêt(e) à répondre à des questions. En étant plus informé(e) sur ce que vous vivez, il vous sera plus facile de transmettre les connaissances et informer les gens à qui vous en parlez. De plus, il est possible que l’on prenne votre démarche plus au sérieux.
  3. Recherchez du soutien. Il est possible d’en trouver de différentes façons; auprès des amis, d’un organisme trans, d’une communauté d’internautes (forum de discussion, par exemple), ou de groupes de discussion.
  4. Réfléchissez à qui, quand et où vous souhaitez en parler. Il peut être aidant de parler avec une personne en qui vous avez particulièrement confiance, dans un endroit neutre et sécuritaire et d’être sur(e) d’avoir suffisamment de temps pour discuter.
  5. Décidez des mots que vous voulez utiliser. Tentez d’être le plus naturel(le) possible, de ne pas trop donner d’informations d’un seul coup et de rester calme.
  6. Soyez prêt(e) à toutes sortes de réactions. Gardez en tête que la nouvelle peut être très surprenante pour certaines personnes, et que leur réaction peut l’être tout autant. Il se peut également que ces personnes ne connaissent pas de personne trans ou ne soient pas informées sur les réalités trans.
  7. N’oubliez pas que la première réaction des gens ne reflète peut-être pas ce qu’ils pensent vraiment. Il est important de laisser les gens réfléchir à ce que vous leur avez annoncé, et s’habituer à l’idée. Vous avez vous-même passé par le même processus.

 

Certains organismes sont là pour vous aider. N’hésitez pas à chercher de l’aide avant ou après le coming out, en fonction de vos besoins.

 

Source : LGBT Youth Scotland.(Sans date). Coming out : A coming-out guide for trans young people, [En ligne], http://www.teni.ie/attachments/664c0589-3011-46a5-a6a3-28269015b71b.PDF

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Comment un parent, un ami ou un confident doit-il réagir lorsque quelqu’un lui confie son désir de se travestir ou de changer de genre?

Lorsque l’on reçoit une confidence de la part d’une personne à propos de son identité de genre, on peut spontanément être surpris(e), choqué(e) et prendre la nouvelle difficilement. Ces sentiments sont valides, et propres à chacun.

Il est possible que vous ayez besoin d’une période d’adaptation. Il est important de respecter votre rythme tout en gardant une relation la plus ouverte et la plus saine possible avec la personne qui vous a fait cette confidence. Dites-vous que cette personne vit également des émotions fortes et difficiles et qu’elle se confie à vous par confiance. Ainsi, l’acceptation et l’accueil sont les meilleures façons de recevoir ses confidences. Votre enfant, ami(e) ou confident(e) aura besoin de soutien et d’aide pendant son cheminement.  Il ou elle vient probablement vers vous avec le besoin de se sentir aimé(e) et soutenu(e). L’important, c’est donc idéalement de continuer d’avoir à cœur le bien-être et la santé de cette personne, de pouvoir lui dire qu’on l’aime.

Vous aurez probablement des questions par rapport à ce qu’elle ou il vit, et cela est tout à fait compréhensible. Si le temps est bien choisi pour discuter, n’hésitez pas à lui faire part de vos questionnements, pourvu que cela reste respectueux.

Pour mieux comprendre ce qu’est la transidentité et ce qui la distingue du travestisme,  consultez l’onglet « Définitions » de notre section sur la transidentité.

Pour pousser plus loin votre recherche d’information sur la transidentité, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants : L’aide aux transsexuel(le)s du Québec (www.atq1980.org), Action Santé Travesti(e)s et Transsexuel(le)s du Québec (www.astteq.org/), A Deux Mains/Head and Hands (headandhands.ca), Transidentite.fr – Groupe d’étude sur la transidentité (http://transidentite.fr)

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Transition

Quels sont les effets des hormones pour une transition homme vers femme (MtF), et quand ressentirai-je des changements?

Dans le cadre d’une transition homme vers femme (MtF), les anti-androgènes (inhibiteurs de la testostérone) et les œstrogènes sont la médication la plus fréquemment prescrite. Parfois, certaines personnes se voient également prescrire de la progestérone. Mais comme peu de recherches ont été effectuées à l’égard de cette hormone, ses effets ne sont pas discutés dans cet article.

La prise d’anti-androgènes et d’œstrogènes amène différents changements d’ordre physique, physiologie et psychologique. Il est primordial de se rappeler que les changements décrits ci-dessous, ainsi que le degré et la vitesse auxquels ils surviennent, sont différents pour chaque personne. Certains peuvent même ne pas se produire.

Parmi les changements physiques possibles, on trouve une diminution de la grosseur des testicules, la perte de la masse et du volume musculaires, le développement des seins et des mamelons, une diminution de la pilosité corporelle, la redistribution des graisses dans le corps (notamment au niveau de cuisses, du bassin, des hanches, des seins, des bras) vers un modèle plus « féminin », l’adoucissement et l’amincissement de la peau (surtout sur le visage) et un arrêt ou un ralentissement de la calvitie « masculine ». Notez que la prise de cette médication n’a pas d’effet notable sur la voix. Il est par contre possible de la travailler avec des exercices.
Sur le plan physiologique, on recense les changements suivants : augmentation du rythme cardiaque, baisse du désir sexuel, incapacité à obtenir une érection suffisante pour la pénétration, incapacité à créer ou éjaculer le sperme amenant ainsi à l’infertilité.

Pour ce qui est des changements psychologiques, ceux-ci diffèrent pour chaque personne. Il est important de garder en tête que le traitement change votre corps, mais pas votre personnalité. Vous resterez la même personne à l’intérieur.
Voici deux tableaux, tirés de Vancouver Coastal Health, CSAC et Transcend (2006), offrant une moyenne du temps que prennent différents changements à survenir. Rappelons que certains changements peuvent ne pas se produire.

Les changements typiques venant des anti-androgènes
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets du blocage de la testostérone
1 à 3 mois après le début du traitement

  • Baisse du désir sexuel.
  • Diminution des cas d’érection matinale ou d’érection spontanée : certaines personnes MtF ont de la difficulté à obtenir une érection, lorsqu’excitée sexuellement.
  • Diminution de l’habileté à créer le sperme et le liquide éjaculatoire.

Changements graduels (généralement jusqu’à au moins 2 ans après le début du traitement)  

  • Croissance plus faible des poils corporels.
  • Croissance plus faible ou arrêt de la calvitie plus «masculine».
  • Léger grossissement de la poitrine.

Il n’est pas possible de choisir les changements des anti-androgènes sur son corps.

 

Les changements typiques venant des œstrogènes
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets des œstrogènes
Changements graduels (maximum jusqu’à 1 ou 2 ans après le début du traitement)

  • Adoucissement de la peau.
  • Diminution de la masse musculaire et augmentation de la masse adipeuse.
  • Redistribution des graisses selon un modèle plus «féminin».
  • Baisse de désir sexuel.
  • Diminution des cas d’érection matinale ou d’érection spontanée : certaines personnes MtF ont de la difficulté à obtenir une érection rigide ou tout simplement une érection, lorsqu’excitée sexuellement.
  • Diminution de l’habileté à créer le sperme et le liquide éjaculatoire.

Changements graduels (généralement jusqu’à au moins 2 ans après le début du traitement)  

  • Grossissement des mamelons et de la poitrine.
  • Croissance plus faible des poils faciaux et corporels.
  • Croissance plus faible ou arrêt de la calvitie plus «masculine».
  • Diminution de la taille des testicules.

Il n’est pas possible de choisir les changements des œstrogènes sur son corps.

Certains changements peuvent être indésirables pour plusieurs personnes. Alors que certains changements sont permanents (comme le grossissement des seins et la stérilité), la plupart sont réversibles à l’arrêt du traitement.

Pour plus de renseignements, ou pour du soutien sur l’hormonothérapie, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants :

 

Sources :

Vancouver Coastal Health, Transcend Transgender Support & Education Society and Canadian Rainbow Health Coalition. (2006). Trans Care: Gender Transition, http://www.camh.ca/en/hospital/care_program_and_services/hospital_services/Documents/hormones-MTF.pdf

Hormone Health Network. Endocrine Treatment of Transsexual Persons (2009). http://www.hormone.org/~/media/Hormone/Files/Patient%20Guides/Mens%20Health/PGTreatmentTranssexual_2014.pdf

Projet 10 et ASTT(E)Q (2006) Un dépliant pour les personnes qui désirent avoir de l’info sur la transition de genre. http://ftmgay.blogspot.ca/2008/02/dpliant-traitement-hormonal-homme-femme.html

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Quels sont les effets des hormones pour une transition femme vers homme (FtM), et quand ressentirai-je des changements?

La prise de testostérone, l’hormone principale prescrite lors de l’hormonothérapie dans le cadre d’une transition femme vers homme (FtM), amène différents changements au niveau physique, physiologie et psychologique. Il est primordial de se rappeler que les changements ci-dessous, ainsi que le degré et la vitesse auxquels ils surviennent, sont différents pour chaque personne. Certains peuvent même ne pas se produire.

Parmi les changements physiques possibles, on trouve une modification de l’apparence du sexe (grossissement du clitoris), la descente de la voix, l’intensification de la barbe et de la pilosité, le reculement de la ligne des cheveux, l’augmentation de la masse musculaire, un changement dans la répartition des graisses et de la silhouette, l’épaississement de la peau et un renforcement de l’ossature.

Au niveau physiologique, on recense les changements suivants : augmentation du rythme cardiaque (entraînant une plus grande sensibilité à la chaleur et une augmentation de la transpiration), arrêt des menstruations, atrophie de l’utérus, crampes aux niveaux des ovaires, augmentation de l’odeur corporelle, accroissement du désir sexuel, hausse d’énergie et diminution des heures de sommeil.

Pour ce qui est des changements psychologiques, ceux-ci diffèrent pour chaque personne. Il est important de garder en tête que le traitement change votre corps, mais pas votre personnalité. Vous resterez la même personne à l’intérieur.

Voici un tableau, tiré de Vancouver Coastal Health, CSAC et Transcend (2006), offrant une moyenne du temps que prennent différents changements à survenir. Rappelons que certains changements peuvent ne pas se produire.

Les changements typiques venant de la testostérone
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets de la testostérone
1 à 3 mois après le début du traitement

  • Augmentation du désir sexuel
  • Sécheresse vaginale
  • Grossissement du clitoris (1-3 centimètres en moyenne)
  • Augmentation du sébum sur la peau et de l’acné
  • Augmentation de la croissance, de la rudesse et de l’épaisseur des poils sur les bras, les jambes, le torse, le dos et l’abdomen.
  • Augmentation de la masse musculaire et de la force
  • Redistribution des graisses selon un modèle plus « masculin ».

1 à 6 mois après le début du traitement  

  • Arrêt du cycle menstruel
3 à 6 mois après le début du traitement  

  • Début du changement de la voix (mue, abaissement)
1 an et plus après le début du traitement  

  • Croissance graduelle des poils sur le visage (peut prendre de 1 à 4 ans après le début du traitement pour une croissance complète)
  • Possibilité de types de calvitie.
Il n’est pas possible de choisir les changements de la testostérone sur son corps.

 

Certains changements peuvent être indésirables pour certaines personnes et certains changements sont irréversibles.

Pour plus de renseignements, ou pour du soutien sur l’hormonothérapie ou la réassignation de sexe, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants :

Sources :

Vancouver Coastal Health, Transcend Transgender Support & Education
Society and Canadian Rainbow Health Coalition. (2006). Trans Care: Gender Transition, http://www.camh.ca/en/hospital/care_program_and_services/hospital_services/Documents/hormones-FTM.pdf.

FTM.info, Les effets de la testo (2006). http://www.ftm-transsexuel.info/medical/hormones/les-effets-de-la-testo.html#physiologique

Hormone Health Network. Endocrine Treatment
of Transsexual Persons (2009). http://www.hormone.org/~/media/Hormone/Files/Patient%20Guides/Mens%20Health/PGTreatmentTranssexual_2014.pdf

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Général

Comment trouver des professionels de la santé?

Interligne peut vous diriger vers des cliniques médicales et des professionnels de la santé physique ou mentale, vers des ressources avec lesquelles nous n’éprouverez pas de craintes face à votre identité de genre. Si, toutefois, il vous arrivait d’être victime de discrimination, de transphobie ou d’homophobie en consultant une personne œuvrant dans le domaine de la santé, vous pourriez porter plaintes aux différentes instances afin de recevoir des soins adéquats (ex : les directions d’établissements de la santé, les ordres professionnels concernés, etc).

Voici quelques sites Internet et documents au sujet de la santé des communautés LGBTQ+ et la santé en général :

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Sexualité

Qu’est-ce que la pénétration anale?

La pénétration anale, aussi appelée sodomie, fait partie de la diversité des pratiques sexuelles qu’un individu choisit ou non d’explorer et d’adopter lors de ses rapports sexuels. Elle consiste à introduire le jouet sexuel, les doigts ou le pénis en érection dans l’anus, puis le rectum, de son ou sa partenaire. En fait, la pratique de la sodomie est une question de préférences et de choix très personnels qu’une personne, qu’elle soit homosexuelle, bisexuelle ou hétérosexuelle, intègre sur le plan de sa sexualité. Il s’agit de connaître et de respecter son corps ainsi que ses limites. Évidemment, il est crucial de garder à l’esprit que le sexe anal sans condom, ou à l’aide de jouets sexuels qui n’ont pas été correctement lavés, expose davantage au risque de contracter le VIH et toutes les ITS, sans exception. C’est pourquoi l’utilisation du condom pour cette pratique est fortement recommandée. Il est également très important de bien laver les jouets sexuels et d’éviter de les échanger entre partenaires. Les sites Clinique médicale l’ActuelPortail VIH/sida du QuébecÀ deux mains (pour les jeunes de 25 ans et moins) et Rézo Santé (pour hommes) sont d’excellentes ressources en matière de santé sexuelle. Nous vous encourageons fortement à les consulter.

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Existe-t-il un risque de transmission des ITSS entre femmes?

C’est un mythe très répandu de croire que les relations sexuelles entres femmes sont exemptes de risques. Bien que la plupart des relations sexuelles entre femmes soient moins à risque, il n’en demeure pas moins que la transmission des infections transmissibles sexuellement et par le sang est possible. Ainsi, la pratique du sécurisexe (digue dentaire et condom sur objets sexuels, par exemple) permet une meilleure protection de la santé sexuelle. Pour plus de détails sur la santé sexuelle chez les lesbiennes, nous vous encourageons à consulter la section du site web de la Clinique médicale l’Actuel dédiée à la santé sexuelle LGBT, qui contient également une rubrique sur la santé sexuelles des femmes lesbiennes et bisexuelles.

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

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Je voudrais faire l’amour avec mon copain, mais j’ai peur de lui faire mal. Comment faire pour diminuer la douleur?

La pénétration anale, ou sodomie, est une pratique sexuelle souvent associée au sexe entre hommes. Cela dit, elle fait partie d’une grande diversité d’autres pratiques sexuelles (comme, entre autres, la fellation et la masturbation) qu’il est possible d’explorer et de pratiquer, peu importe son orientation sexuelle. Il est à la discrétion de chaque personne et chaque couple de l’incorporer dans sa sexualité ou non.

La pénétration anale peut être douloureuse. Il est très important d’être à l’écoute de son partenaire afin de diminuer les douleurs possibles, et il est préférable de la pratiquer graduellement, c’est-à-dire en introduisant le pénis en érection, le doigt ou l’objet sexuel petit à petit en respectant les limites de chacun ou chacune. Il est également primordial d’utiliser le condom associé à un lubrifiant qui n’altère pas le latex, et de bien laver les jouets sexuels. Les sites Clinique médicale l’Actuel, Portail VIH/sida du Québec, À deux mains (pour les jeunes de 25 ans et moins) et Rézo Santé (pour hommes) sont d’excellentes ressources en matière de santé sexuelle et peuvent répondre davantage aux questions concernant la protection et la sexualité.

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Quelles sont les pratiques sexuelles sécuritaires?

Pour toutes les questions liées à la santé et à la prévention du VIH/Sida et des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) chez les hommes, nous vous référons au site web créé par Rézo. Étant un organisme communautaire œuvrant, depuis 1991, auprès des hommes gais, bisexuels ou ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, Rézo offre non seulement un site web riche en information en matière de santé sexuelle mais également divers programmes gratuits de promotion de la santé et de prévention du VIH/sida et des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

Le site Portail VIH/sida du Québec contient également beaucoup d’information sur le VIH, la vie avec le VIH et les traitements. Une ligne d’information sans frais sur le VIH, l’hépatite C et les ITSS est aussi offerte. Enfin, l’organisme propose des conférences sur les traitements et des formations (VIH-101) pour les bénévoles et les intervenants des organismes communautaires.

Pour plus de détails sur la santé sexuelle chez les hommes gais, nous vous encourageons aussi à consulter la section du site web de la Clinique médicale l’Actuel dédiée à la santé sexuelle LGBT, qui contient également une rubrique sur la santé sexuelles des hommes homosexuels et bisexuels.

Rézo
2075, rue Plessis, local 207
Montréal (Québec)
Tel : 514 521-7778
www.rezosante.org

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Québec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

Portail VIH/sida du Québec
Sans-frais: 1-877-Portail (767-8245)
Région de Montréal : (514) 523-4636
http://pvsq.org/

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J’ai eu une relation sexuelle à risque avec une personne séropositive hier. J’ai entendu parler de la « pilule du lendemain ». Comme puis-je avoir de l’information à ce sujet?

« La pilule du lendemain » fait référence au traitement post-exposition, dit « prophylactique ». Il ne s’agit pas d’une simple pilule, mais bien d’un traitement d’environ un mois offert aux personnes venant d’être exposées à une situation à risque avec une personne séropositive (blessure accidentelle avec un objet souillé de sang, rapport sexuel non protégé, préservatif percé, échange de seringue, etc.).

Pour en savoir plus, nous vous invitons à regarder cette vidéo de la clinique l’Actuel :

En cas d’urgence, nous vous encourageons à faire appel au service d’urgence du CHUM, accessible 24 h/24.
Afin d’obtenir de plus amples informations, nous vous suggérons fortement de faire appel aux ressources suivantes qui sont spécialisées en matière de santé LGBT:

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

Clinique médicale Quartier Latin
905, boul. René-Lévesque Est
Montréal (Québec)
Téléphone : 514 285-5500
www.cliniquequartierlatin.ca

CLSC des Faubourgs
1705, rue de la Visitation
Montréal (Québec)
Téléphone : 514-527-2361

À deux mains (12 à 25 ans)
5833, rue Sherbrooke O.
Montréal, QC H4A 1X4
tel: (514) 481-0277
fax: (514) 481-2336
info@headandhands.ca
headandhands.ca

Portail VIH/sida du Québec
Sans-frais: 1-877-Portail (767-8245)
Région de Montréal : (514) 523-4636
http://pvsq.org/

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Discrimination et violence

Y a-t-il une cause à l’homophobie?

L’homophobie est une réalité encore bien présente dans notre société. Près de 90 % des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et trans rapportent avoir été victimes d’une forme d’homophobie quelconque.

Si les études n’arrivent pas à identifier une cause claire de l’homophobie chez une personne, elles ont malgré tout recensé une liste de facteurs qui pourraient contribuer à l’homophobie :

  • La méconnaissance de la sexualité en général
  • La peur de ceux et celles qui sont différents de soi
  • De fortes croyances à des textes ou mouvements religieux homophobes
  • L’incapacité à changer des informations reçues durant l’enfance
  • Une faible estime de soi entrainant le besoin de détester d’autres groupes de personnes
  • La peur de l’homosexualité
  • L’incapacité d’accepter sa propre attirance envers le même sexe
  • Le renforcement du modèle rigide de l’hétérosexualité et des rôles de genre  par les agents importants de notre société : la famille, le système d’éducation, le gouvernement, les médias, le système légal, etc.
  • La présence de sexisme et de la domination masculine
  • Le sentiment d’aversion qu’une personne hétérosexuelle peut avoir envers l’idée d’avoir une relation avec une personne du même sexe. Comme les relations avec le même sexe ne sont pas un comportement qui vient naturellement chez ces personnes, certaines d’entre elles généralisent ce sentiment à tous et à toutes et concluent qu’il est impossible que l’homosexualité soit vécue positivement par d’autres personnes.

 

Dans la majorité des cas, l’homophobie est liée à des croyances et à une méconnaissance des réalités LGBT. Parfois, une personne homophobe n’a simplement rien connu d’autre que ce qu’on lui a appris dans son enfance. Voilà pourquoi il est important d’expliquer afin d’ouvrir l’esprit à de nouvelles informations.

Sources :

Henrey E. Adams, Lester W. Wright Jr., et Bethany A Lohr (1996). Is Homophobia Associated With Homosexual Arousal?, Journal of Abnormal Psychology, Vol. 105., No. 3, pp. 440-445

Ontario Consultants on Religious Tolerance (2006), What Causes Homophobia?, http://www.religioustolerance.org/hom_fuel1.htm.

Lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, questioning and ally Ressource Center. (Sans date). Homophobia, http://glbtss.colostate.edu/homophobia (consultée le 20 janvier 2015).

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Je vis dans un pays où l’homosexualité est très mal vue, ou même illégale. Comment faire pour demander asile ou pour immigrer au Canada?

Certains organismes existent afin d’aider les personnes LGBT qui souhaitent immigrer ou faire une demande d’asile au Canada. Parmi ces organismes, on trouve LEGIT, Au-delà de l’arc-en-ciel et AGIR. De plus, des organisations gouvernementales comme SEDAV, Immigration-Québec et Citoyenneté et Immigration Canada peuvent vous aider et vous renseigner sur les démarches et le processus d’immigration.

L’équipe de Gai Écoute vous souhaite la meilleure des chances et vous invite à nous joindre par clavardage si vous ressentez le besoin de parler de votre situation.

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Qui sont les opposants majeurs à l’homosexualité ?

À la base, tout le monde peut s’opposer à l’homosexualité, car l’éducation, les croyances et les courants de pensées sont la source de l’homophobie. En effet, les croyances qui stipulent, par exemple, que l’homosexualité est anormale, contre nature ou une maladie mentale persistent encore, bien que les mœurs tendent à changer au Canada depuis les années 1990. L’éducation et la socialisation ainsi que la personnalité des individus joueront donc un rôle important dans l’homophobie. Il est vrai que certains courants religieux ou cultures dans le monde sont davantage fermés à l’homosexualité et s’y opposent publiquement par des lois et règles sociales, entre autres. Cependant, on ne peut mettre de l’avant un groupe en particulier puisque l’éducation et la désinformation qui nourrissent les préjugés envers les personnes LGBT font parties de toutes les cultures, classes et générations. C’est dans l’espoir de voir naître un monde sans homophobie et transphobie que les différents groupes des communautés LGBT travaillent à faire valoir leurs droits et à obtenir une reconnaissance sociale à part égale.

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Maintenant que les personnes homosexuelles ont le droit de se marier, pourquoi parler encore d’homosexualité?

Cette question traduit une réalité, soit celle de l’égalité juridique. En 35 ans, particulièrement au Québec, les personnes homosexuelles ont obtenu une pleine égalité juridique. La législation ne fait plus de distinction entre les droits d’une personne ou d’un couple hétérosexuel ou homosexuel. Cette réalité amène à croire qu’il n’y a plus de problèmes. Or, cela n’est pas vrai.

L’homosexualité, malgré l’évolution de notre société, demeure malheureusement toujours sujette à discrimination et est encore parfois en butte à des propos ou à des actes homophobes. Conséquemment, il y a encore beaucoup à faire au sujet du droit à l’égalité sociale. Cette dernière pose un grand défi pour notre société, et elle sera atteinte par l’adoption d’une politique qui favorisera le respect et la dignité des personnes homosexuelles, et ce, dans toutes les sphères de la société.

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples lesbiens?

La violence conjugale, n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples lesbiens peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux lesbiennes qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale et pour celles qui exercent une forme de violence envers leur conjointe. Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous encourageons à consulter les sites suivants :

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples gais?

La violence conjugale n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples gais peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux hommes gais qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale (victime ou agresseur). Ceux qui désirent obtenir des informations à ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

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Depuis que j’ai dit que je suis gai ou lesbienne, mon frère ne veut plus que je voie ses enfants.

Pour la plupart des personnes LGBT, le dévoilement de son orientation sexuelle à sa famille représente une étape des plus difficiles. Mal informés au sujet de l’homosexualité et aux prises avec des préjugés, certains de leurs proches peuvent avoir plus de difficultés que d’autres à accepter cette réalité. Parfois, il arrive qu’ils adoptent une attitude de déni et de rejet qui peut, dépendamment de leur personnalité et de leur sensibilité au jugement, blesser profondément.

Dans ce cas, il devient nécessaire de laisser du temps à ces personnes pour qu’ils fassent leur propre cheminement vers l’acceptation, tout comme les personnes lesbiennes, gaies ou bisexuelles ont eu besoin de temps pour accepter et assurer leur orientation sexuelle. À force de dialogues et d’écoute, plusieurs de ces proches qui, au départ, avaient mal réagi à cette nouvelle réalité, arrivent à la démystifier et l’accepter.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Quels sont mes recours face à l’homophobie vécue dans mon milieu de travail?

La discrimination et le harcèlement fondés sur l’orientation sexuelle sont qualifiés d’homophobie et font références à des notions juridiques particulières, édictées par des lois tant canadiennes que provinciales. Depuis le 1er juin 2004, le Québec s’est donné d’une loi pour contrer le harcèlement psychologique en milieu de travail. La Loi québécoise sur les normes du travail prévoit un recours en cas de harcèlement psychologique pour tout salarié, qu’il soit syndiqué, non syndiqué ou cadre supérieur.

De même, si vous êtes victime d’homophobie en milieu de travail, vous avez des droits, et ce, peu importe votre niveau hiérarchique dans l’entreprise. Toutefois, l’endroit désigné pour exercer votre recours varie selon le secteur de notre milieu de travail, soit public ou privé, et ce, que vous soyez un salarié syndiqué ou non syndiqué.

  • Salarié non syndiqué assujetti à la Loi sur les normes du travail, incluant les cadres supérieurs :
    Commission des normes du travail
    Service des renseignements
    Région de Montréal : 514 873-7061
    Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 265-1414
    www.cnt.gouv.qc.ca
  • Salarié syndiqué : syndicat dont le salarié fait partie
  • Salarié de la fonction publique non régi par une convention collective, incluant les membres et les dirigeants d’organismes :
    Commission de la fonction publique : 418 643-1425
    Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 432-0432

Pour connaître vos droits, vous pouvez également communiquer avec la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, www.cdpdj.qc.ca ou 1 800 361-6477. Par ailleurs, le site www.homophobie.org créé à l’initiative de la Fondation Émergence, contient de l’information fort pertinente sur l’homophobie en général.
Source : www.homophobie.org

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples de même sexe?

La violence conjugale, n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples gais et lesbiens peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux lesbiennes et gais qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale (victime ou agresseur/agresseure). Ceux et celles qui désirent obtenir des informations à ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

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Depuis que j’ai dit que je suis gai ou lesbienne, mon frère ne veut plus que je vois ses enfants.

Pour la plupart des personnes LGBT, le dévoilement de son orientation sexuelle à sa famille représente une étape des plus difficiles. Mal informés au sujet de l’homosexualité et aux prises avec des préjugés, certains de leurs proches peuvent avoir plus de difficultés que d’autres à accepter cette réalité. Parfois, il arrive qu’ils adoptent une attitude de déni et de rejet qui peut, dépendamment de leur personnalité et de leur sensibilité au jugement, blesser profondément.

Dans ce cas, il devient nécessaire de laisser du temps à ces personnes pour qu’ils fassent leur propre cheminement vers l’acceptation, tout comme les personnes homosexuelles ont eu besoin de temps pour accepter et assurer leur orientation sexuelle. À force de dialogues et d’écoute, plusieurs de ces proches qui, au départ, avaient mal réagie à cette nouvelle réalité, arrivent à la démystifier et l’accepter.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Existe-t-il des refuges ou des maisons d’hébergement pour les personnes LGBTQ+ qui se retrouvent en situation d’itinérance ou à risque d’itinérance? Est-ce que certaines viennent plus précisément en aide aux jeunes?

Il n’existe pas de refuge ou de maison d’hébergement exclusivement pour les personnes LGBTQ+ en situation d’itinérance encore au Québec. En Ontario, la YMCA’s Sprott House de Toronto, la première maison d’hébergement pour jeunes LGBTQ2S, est ouverte depuis 2015.

Cependant sur le territoire québécois, il y a un éventail de ressources d’urgence à court, moyen et long terme pour les jeunes itinérants ou à risque d’itinérance. Leurs missions et leurs clientèles sont variées. En effet, il y a des auberges pour mineurs, majeurs, femmes, hommes ou encore mixtes. Mais, en aucun cas, les critères d’admission ne sont basés sur l’orientation sexuelle de la personne. Elles sont plutôt fondées sur la volonté et la capacité de la personne à améliorer ou changer sa situation d’itinérance. Par contre, chaque maison d’hébergement pourrait adopter une approche pour mieux intégrer une personne lesbienne ou trans (par exemple) au reste du groupe.

Bien qu’il n’y ait pas de politique clairement établie pour protéger les jeunes LGBTQ dans les refuges ou maison d’hébergement au Québec, certains endroits sont reconnus par le milieu comme étant inclusifs.

 

Montréal :

Passage
1 514 875-8119
Ressource d’hébergement et d’insertion pour jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.
http://www.maisonpassages.com/
C.P. 1414, succursale Desjardins, Montréal, Qc, H5B 1H3
info@maisonpassages.com

Le Bunker
1 514 524-0029
Une maison d’hébergement d’urgence, mixte, pouvant recevoir 17 jeunes âgés de 12 à 21 ans.
http://danslarue.org/
Bureaux de Dans la Rue – 533, rue Ontario Est, Bureau 450
info@danslarue.org

Ailleurs au Québec :

Auberges du Cœur
1 866 992-6387
Aider les jeunes sans-abri à sortir de l’errance.
http://www.aubergesducoeur.com/les-auberges-du-coeur.html
info@aubergesducoeur.com

 

Toronto :

YMCA Sprott House
1(647)438-8383
Héberge les jeunes LGBTQ2S en difficultés âgés entre 16 et 24 ans.
http://ymcagta.org/youth-programs/youth-housing
21 Walmer Road ,Toronto, ON,  M5R 2W7
sprott@ymcagta.org

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Les questions de la foire aux questions s’adressent à tous les groupes d’âge, mais voici quelques questions qui reflètent davantage les réalités des ados ou qui nous ont été posées par des ados.
 

Ados

« Mes parents ne m’accepteront jamais » : Comment dévoiler son homosexualité à ses parents?

Dévoiler son homosexualité à ses parents est un acte parfois difficile qui doit être mûrement réfléchi. Les parents ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant et, étant hétérosexuels, ils sont généralement peu informés sur les questions liées à l’orientation sexuelle. Conséquemment, cette découverte peut être un choc pour eux, et ils auront besoin de temps pour apprivoiser l’idée. Il faut donc être sûr de soi avant d’entreprendre une telle démarche.

Avant de prendre votre décision, il est fortement suggéré de considérer les questions suivantes :

  •  Êtes-vous à l’aise avec votre orientation sexuelle?
  • Quelles sont vos motivations pour lesquelles vous voulez annoncer cette nouvelle?
  • Êtes-vous proche et à l’aise avec vos parents?
  • Dépendez-vous d’eux financièrement?
  • Avez-vous des amis ou un réseau de soutien pour vous aider dans cette démarche?
  • Comment anticipez-vous la réaction de ces personnes?
  • Possédez-vous suffisamment de connaissances pour répondre aux questions et dissiper les fausses conceptions?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience à l’égard de ces personnes importantes dans votre vie et, surtout, à faire face à toutes réactions négatives éventuelles de leur part?


Enfin, toutes ces questions vous aideront à évaluer votre situation et à prendre votre décision. N’hésitez surtout pas à nous téléphoner, si vous souhaitez en parler davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Question : Je suis un(e) adolescent(e) et depuis un moment, j’ai des questionnements sur mon orientation sexuelle. Toute ma vie, j’ai été attiré(e) par l’autre sexe et cela n’a pas changé. Mais mes questionnements durent depuis un certain temps, et ils me dérangent beaucoup. Je ne pleure plus, mais j’y pense encore et je ne me sens pas bien avec ça. Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Réponse : 

Il n’est pas facile de vivre avec des questionnements sur soi. On souhaiterait que les doutes disparaissent et que tout devienne clair rapidement. Ces souhaits sont compréhensibles, mais il est fréquent de ne pas trouver des réponses tout de suite. C’est généralement les doutes et les indices qui, au fil du temps, qui nous aident éventuellement à y voir plus clair.

Sache que tu n’es pas seul(e) à te poser des questions sur ton orientation sexuelle. À l’adolescence, et même à l’âge adulte, il est normal d’avoir des questions par rapport à plusieurs sphères de sa vie, y compris l’orientation sexuelle.

Ces questionnements peuvent être différents pour chaque personne, et durer plus longtemps pour certaines personnes que pour d’autres. L’orientation sexuelle se découvre aussi différemment d’une personne à l’autre. Des gens disent qu’ils ou elles ont toujours été certains de leur orientation, alors que d’autres personnes la découvre subitement, suite à une expérience ou des questionnements. Il est possible de découvrir que nous avons une attirance pour le même sexe alors que nous ne nous étions jamais posé la question, et que nous n’avions pas eu d’autres signes de cette attirance auparavant. Il arrive cependant aussi que des personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai, lesbienne ou bisexuel(le).

Il n’y a donc pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Mais être patient(e) et apprendre à s’écouter, à se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti sont des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Pour en savoir plus sur le « pourquoi » derrière l’orientation sexuelle, tu peux consulter la question Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le?).

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010. Pour en savoir plus sur le

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Je me fais harceler à l’école. Comment faire pour que cela arrête?

Certains jeunes gais et certaines jeunes lesbiennes vivent de l’homophobie à l’école et ressentent de la peur. Il est très important de comprendre que cette situation est inacceptable puisque tout élève a le droit d’être respecté et d’être en sécurité dans son école. Les jeunes qui sont victimes d’homophobie peuvent en parler aux intervenants de leur milieu scolaire (psychologue, travailleur social, infirmière, éducateur) afin d’obtenir du soutien. Ils peuvent également trouver des personnes à l’extérieur de l’école en qui ils ont confiance et qui sont susceptibles de les aider à trouver des solutions. Enfin, les jeunes aux prises avec des problèmes d’harcèlement et d’homophobie sont fortement invités à téléphoner ou écrire à Gai Écoute. C’est gratuit, anonyme et confidentiel.

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Si je révèle mon orientation sexuelle, est-ce que je vais perdre tous mes amis?

Les amis se montrent souvent plus ouverts et moins critiques à l’annonce de l’homosexualité de l’un ou de l’une de leurs proches. Il sont généralement plus compréhensifs, même si certains peuvent éprouvés quelques difficultés à aborder la question de l’orientation sexuelle.

Puisqu’il est impossible de prévoir avec exactitude la réaction de vos amis, il est préférable de se sentir prêt et à l’aise avec son orientation sexuelle avant d’en parler à son entourage. Par ailleurs, il faut mieux choisir un ami ou une amie en qui vous avez confiance, une personne qui vous respecte et qui est susceptible d’être ouverte à l’homosexualité. C’est important de se protéger des réactions homophobes, et certains gais et lesbiennes aiment faire initialement une petite enquête autour d’eux afin de distinguer les personnes ouvertes de celles qui sont homophobes.

Certaines personnes vous aideront à parler de ce que vous vivez, d’autres vous surprendront. Dites-vous qu’une réaction première est rarement définitive, et la majorité des gais et des lesbiennes ont su, suite à leur coming-out, développer des relations plus authentiques et mieux s’épanouir et mieux s’épanouir.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Qu’est-ce qu’une alliance LGBT/hétéro et comment puis-je en créer une dans mon école?

La Fédération canadienne pour la santé sexuelle définit l’alliance gai/hétéro ainsi :

Une alliance gai/hétéro (AGH) est un groupe dirigé par des élèves. Elle fournit un lieu sûr où les jeunes gais, lesbiennes, bisexuels, transgenre, intersexe, en questionnement, queer, bispirituels (GLBTIQQB) et hétérosexuels peuvent socialiser, se soutenir mutuellement et discuter d’enjeux liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, de même que de moyens pour contrer l’homophobie et le sexisme. C’est un excellent moyen de développer un sentiment de communauté et d’atténuer l’isolement parmi les élèves GLBTIQQB, dans votre école. (Source)

Selon une étude d’ÉGALE Canada, la présence d’une alliance LGBT/hétéro dans une école aurait des effets bénéfiques chez les jeunes LGBT. Ils seraient plus nombreux à faire leur coming out dans une école où il y a une alliance LGBT/hétéro et ils se sentiraient plus soutenus par l’administration, les enseignants et les autres élèves de leur école.

Pour créer une alliance LGBT/hétéro dans ton école, nous t’invitons à consulter le Guide des alliances gai-hétéro du gouvernement du Manitoba.

 

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Mon père est homophobe et j’ai peur qu’il me mette à la porte. Quoi faire?

Il arrive que des gais et des lesbiennes vivent de l’homophobie dans leur famille. Même si ces situations de rejet total sont exceptionnelles, certains jeunes se retrouvent à la rue, sans domicile fixe et exposés à des problématiques multiples après avoir dévoilé leur homosexualité à leur famille. Il existe plusieurs organismes pouvant aider les jeunes âgés de moins de 18 ans à traverser une telle situation de crise.

 

 

 

 

En cas d’urgence, on peut aussi communiquer, en tout temps, avec le service de police de sa municipalité en composant le 9-1-1.

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Je suis gai ou lesbienne et j’ai peur de ce que l’avenir me réserve et que les gens ne m’aiment pas

Lorsque l’on se découvre gai, lesbienne, bisexuel ou trans, il est tout à fait compréhensible d’avoir des craintes par rapport aux réactions de notre entourage et de se questionner sur l’impact de ces réactions sur notre avenir.

Parfois, il arrive effectivement que des gens réagissent d’une façon négative à l’annonce d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre différente. Ces réactions peuvent être motivées par différentes raisons, dont l’incompréhension et la méconnaissance. Elles ne sont par contre pas les plus fréquentes et l’opinion des gens tend à changer avec le temps.

La société d’aujourd’hui est le reflet d’une ouverture et d’une compréhension de plus en plus grandes quant aux réalités LGBT+. Certains droits (comme le mariage et l’adoption par les couples de même sexe) ont été gagnés, et la Charte des droits et libertés de la personne condamne l’homophobie et la transphobie. En milieu de travail, de plus en plus d’entreprises se mobilisent, à l’aide de partenaires comme Fierté au travail, afin de mieux accueillir et favoriser la diversité sexuelle en milieu de travail. Enfin, on peut voir également une plus grande diversité et un souci de la représentation des personnes LGBT dans les différents médias : téléséries, films, musique, articles de journaux, reportages, etc.

Bien qu’il reste encore du travail à faire, ces avancements sont positifs et confirment que notre société est de plus en plus ouverte envers les personnes LGBT.

Pour paraphraser Hillary Clinton sur ce sujet, l’important est de t’entourer de gens qui t’aiment et qui croient en toi – et sache qu’ils seront nombreux.

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Existe-t-il des refuges ou des maisons d’hébergement pour les personnes LGBTQ+ qui se retrouvent en situation d’itinérance ou à risque d’itinérance? Est-ce que certaines viennent plus précisément en aide aux jeunes?

Il n’existe pas de refuge ou de maison d’hébergement exclusivement pour les personnes LGBTQ+ en situation d’itinérance encore au Québec. En Ontario, la YMCA’s Sprott House de Toronto, la première maison d’hébergement pour jeunes LGBTQ2S, est ouverte depuis 2015.

Cependant sur le territoire québécois, il y a un éventail de ressources d’urgence à court, moyen et long terme pour les jeunes itinérants ou à risque d’itinérance. Leurs missions et leurs clientèles sont variées. En effet, il y a des auberges pour mineurs, majeurs, femmes, hommes ou encore mixtes. Mais, en aucun cas, les critères d’admission ne sont basés sur l’orientation sexuelle de la personne. Elles sont plutôt fondées sur la volonté et la capacité de la personne à améliorer ou changer sa situation d’itinérance. Par contre, chaque maison d’hébergement pourrait adopter une approche pour mieux intégrer une personne lesbienne ou trans (par exemple) au reste du groupe.

Bien qu’il n’y ait pas de politique clairement établie pour protéger les jeunes LGBTQ dans les refuges ou maison d’hébergement au Québec, certains endroits sont reconnus par le milieu comme étant inclusifs.

 

Montréal :

Passage
1 514 875-8119
Ressource d’hébergement et d’insertion pour jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.
http://www.maisonpassages.com/
C.P. 1414, succursale Desjardins, Montréal, Qc, H5B 1H3
info@maisonpassages.com

Le Bunker
1 514 524-0029
Une maison d’hébergement d’urgence, mixte, pouvant recevoir 17 jeunes âgés de 12 à 21 ans.
http://danslarue.org/
Bureaux de Dans la Rue – 533, rue Ontario Est, Bureau 450
info@danslarue.org

Ailleurs au Québec :

Auberges du Cœur
1 866 992-6387
Aider les jeunes sans-abri à sortir de l’errance.
http://www.aubergesducoeur.com/les-auberges-du-coeur.html
info@aubergesducoeur.com

 

Toronto :

YMCA Sprott House
1(647)438-8383
Héberge les jeunes LGBTQ2S en difficultés âgés entre 16 et 24 ans.
http://ymcagta.org/youth-programs/youth-housing
21 Walmer Road ,Toronto, ON,  M5R 2W7
sprott@ymcagta.org

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Comment essayer de savoir si nos parents vont réellement nous accepter après avoir fait notre coming out s’ils font des commentaires homophobes de temps à autres?

Le dévoilement de son orientation sexuelle à des proches est un événement marquant qui peut être accompagné d’anxiété et de craintes. Lorsque l’on entend un proche avoir des commentaires défavorables, discriminatoires ou teintés de jugement envers la diversité sexuelle (gai, lesbienne, bisexuel/le, trans, queer), on peut vivre un malaise, voir même pressentir qu’ils ne nous accepteront pas.

Pour tenter de parvenir à notre objectif, on peut intercepter un commentaire homophobe et demander à son parent de clarifier sa pensée « que veux-tu dire quand tu dis ça…? ». On peut donner sa position sur le sujet « je ne suis pas d’accord avec toi… » ou partager ses émotions sur le sujet « ça me blesse de t’entendre critiquer ou porter un jugement… ». On peut ainsi observer si notre parent apporte des nuances.

Il est toutefois important de ne pas tirer de conclusion trop rapidement. Pour véritablement connaître l’avis d’une personne et vérifier son niveau d’acceptation de l’homosexualité, il est nécessaire de lui poser la question. Malgré qu’une personne critique, elle peut avoir davantage d’ouverture et d’empathie lorsque la situation touche une personne proche, comme lorsqu’il s’agit de son enfant.  En fait, l’étape du coming out est la meilleure façon de savoir si nos parents nous acceptent tels que nous sommes dans notre orientation sexuelle. Cependant, le dévoilement de son orientation est un choix, et non une obligation, comme l’indique les questions et réponses suivantes :

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Est-ce que ça ce peut être une fille qui aime les gais et que c’est ça qui l’attire?

Ce qui fait qu’une personne est attirée par une autre personne est d’ordre psychologique (personnalité, sens de l’humour, qualités, etc.), physique (ex. : taille, traits du visage, couleur des yeux, etc.) ou encore en lien avec des intérêts communs (passions, loisirs, sports, arts, etc.).

La question posée fait allusion aux stéréotypes de l’adolescent ou de l’homme gai et suppose que tous les gais se ressemblent. Par exemple, certaines caractéristiques du stéréotype renvoient à un adolescent ou un homme qui soigne son apparence, qui est intéressé par ce qui est socialement considéré comme plus « féminin », etc. Il est cependant faux de penser que toutes les personnes d’une même orientation sexuelle sont identiques ou même semblables. En vérité, il y a autant de diversité chez les personnes hétérosexuelles que chez les personnes LGBTQ+.

Il pourrait être intéressant de te questionner sur ce qui t’intéresse ou t’attire chez une personne. Tu pourras ensuite te demander certaines questions :

  • Est-ce que tous les ados ou hommes gais ont ces caractéristiques?
  • N’est-il pas aussi possible de retrouver ces caractéristiques chez des ados et des hommes hétérosexuels?

Ces questionnements pourraient t’aider à mieux saisir tes désirs et attirances, et tu remarqueras peut-être que les caractéristiques d’une personne ne dépendent pas de son orientation sexuelle.

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Relations parent-enfant

Quelles sont les caractéristiques de l’homosexualité?

« Que signifie être homosexuel? Facile direz-vous. Être homosexuel c’est avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe que soi. Si seulement c’était si simple à vivre et à expliquer…

À partir de cette définition, que dire d’un homme marié, père de famille, qui n’a jamais eu d’aventures homosexuelles, mais qui navigue en secret le soir sur Internet sur des sites destinés aux homosexuels. Faut-il passer aux actes pour être gai? Que dire encore d’une femme hétérosexuelle qui se sent attirée autant par les hommes que par les femmes et qui entretient avec sa meilleure amie une relation platonique proche de la passion amoureuse? (…)

Le docteur Alfed Kinsey a déterminé en 1948, après une étude sur l’homosexualité masculine réalisée auprès de 12 000 hommes américains de race blanche, que l’homosexualité peut aller de la simple excitation psychique jusqu’à l’expérience sexuelle complète. (…) »

À partir de la recherche de Kinsey et d’autres recherches plus récentes, on s’accorde généralement à dire que l’orientation sexuelle se détermine de la manière suivante :

L’imaginaire romantique/érotique
Nous avons tous et chacun un imaginaire romantique et érotique, c’est-à-dire que nous nous « rêvons » dans les bras d’un partenaire de relations sexuelles, un partenaire de vie amoureuse, de vie commune. Certaines personnes s’imaginent plus facilement en relation avec une personne du même sexe. Quand on a des pensées homosexuelles, on peut donc choisir de les ignorer et de vivre quand même un mode de vie hétérosexuel. On peut aussi choisir d’explorer plus en profondeur notre imaginaire romantique/érotique et de passer aux actes.

Les comportements
On parle ici d’ « agir » sexuel. Au cours d’une existence, une personne ne peut avoir que des comportements sexuels hétéro ou choisir d’explorer le plaisir avec une personne du même sexe. Certaines personnes, bisexuelles, se montrent capables de désir et de plaisir avec des personnes des deux sexes. Qu’est-ce qui nous amène à mener un mode de vie sexuel plutôt qu’un autre? C’est parfois l’imaginaire romantique/érotique qui nous guide. Nos comportements sont aussi dictés par les expériences diverses, bonnes ou mauvaises, qui jalonnent nos vies.

Disons les choses comme elles sont : la majorité des gens éprouvent du dégoût ou de la répulsion à imaginer deux personnes de même sexe faisant l’amour ensemble. Pourtant, le fait de vivre des relations sexuelles « saines » ou « malsaines » n’a rien à voir, à proprement parler, avec l’orientation sexuelle de la personne, mais plutôt avec son sens des valeurs et de l’éthique sexuelle. Ainsi, chez les hétérosexuels, comme chez les homosexuels, il y a des relations intimes qui sont empreintes de désir, d’amour et de respect mutuel, d’autres qui se fondent sur la domination, les excès et les abus de tout genre.

L’identification personnelle en tant que gai ou lesbienne
Le troisième facteur déterminant de l’homosexualité, après l’imaginaire romantique/érotique et les comportements, est la façon de se percevoir soi-même, de se définir et de s’affirmer dans son entourage. Reprenons l’exemple de l’homme marié qui furète sur des sites homosexuels. Il pourrait même passer aux actes et avoir quelques aventures homosexuelles tout en continuant de se dire hétérosexuel. Chacun a sa propre façon de se définir soi-même, de « se dire » aux autres. J’en profite pour indiquer que les personnes homosexuelles utilisent plusieurs termes différents pour se définir. Ainsi, certaines femmes diront qu’elles sont « lesbiennes » tandis que d’autres, inconfortables avec ce mot, préféreront dire qu’elles sont « gaies ». L’important, c’est que c’est à la personne elle-même de se définir.

En conclusion, lorsqu’une personne gaie fait son coming-out, c’est généralement qu’elle se considère homosexuelle compte tenu de son imaginaire romantique/érotique, de ses comportements et de sa vision de ce qui est considéré par elle comme étant homosexuel ou non.

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Quelles sont les étapes que je vais franchir face à l’homosexualité de mon enfant?

Chaque parent a sa propre manière de réagir. Certains parents qui apprennent l’homosexualité d’un enfant traversent les mêmes étapes que celles associées à un deuil conventionnel, dans la mesure où apprendre l’homosexualité de son enfant est un peu, pour eux, comme s’il fallait faire le deuil de l’enfant « idéal ». Cette réaction s’apparente à celle que ressent chaque père et chaque mère qui voit son enfant emprunter un chemin différent de celui qu’ils auraient souhaité pour lui, même inconsciemment. Ces parents ressentent d’abord un état de choc, caractérisé par les larmes, la colère, le déni, l’impuissance et d’autres émotions contradictoires. Une fois cette étape passée, on traverse une forme « d’adaptation » où l’on cherche, entre autres, à mieux comprendre la réalité de son enfant. Puis viennent la tolérance et l’acceptation, caractérisées par un sentiment de plus en plus grand de confort face à une réalité que l’on comprend mieux. Le processus complet peut s’échelonner sur un an ou sur de nombreuses années, selon les cas. Il est important de respecter son rythme tout en gardant avec son enfant une relation la plus ouverte et la plus saine possible.

La mère d’un jeune homme d’une vingtaine d’années me disait qu’elle n’était pas du tout d’accord avec cette notion de « deuil ». « À partir du moment où mon fils a fait son coming-out, je l’ai vu se transformer sous mes yeux. Lui qui était plutôt solitaire et taciturne s’est mis à nous parler plus ouvertement à son père et à moi, à avoir des activités sociales. Le coming-out de mon fils a marqué le moment où il s’est tellement épanoui que nous avons eu l’impression non pas de perdre notre fils mais plutôt de le découvrir ».

Comme on le voit, il y a plusieurs façons de réagir. L’important, en tant que parent, c’est idéalement de continuer d’avoir à cœur le bien-être et la santé de notre enfant, de pouvoir lui dire qu’on l’aime, surtout s’il s’agit d’un adolescent ou d’une adolescente qui a besoin de soutien dans son cheminement vers l’âge adulte.

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Qu’est-ce qui cause l’homosexualité?

Je demandais à de jeunes gais et lesbiennes qu’elle a été la toute première réaction de leurs parents face à leur homosexualité. Voici quelques-unes des réponses qu’ils m’ont fournies :

  • Marielle, 16 ans : « ma mère m’a demandée si j’avais été victime d’abus sexuel, si j’avais vécu des expériences sexuelles négatives avec les garçons de mon âge ».
  • Félix, 18 ans : « mes parents sont divorcés. Mon père m’a dit que ça dépendait de ma mère, qui m’avait trop couvé et privé de lui comme modèle masculin ».
  • François, 21 ans : « mes parents sont convaincus que l’homosexualité est innée, que cela se détermine génétiquement dans les premiers moments de la vie. Moi, je ne sais pas. »

 

Chaque fois que je donne une conférence sur l’orientation et l’identité sexuelles, la question de la cause de l’homosexualité est posée. Chaque fois, cela donne lieu à des débats passionnants… qui ne mènent à aucune réponse définitive puisque les déterminants de la sexualité humaine sont nombreux et complexes. Ils sont d’ordre corporel, psychique et spirituel et sont intimement liés au besoin qu’éprouve chaque être humain d’aimer et d’être aimé de manière authentique. Des centaines de recherches scientifiques n’ont pas encore donné de réponses définitives sur les causes exactes de l’homosexualité. Je propose le point de vue suivant : si l’on veut tant trouver la cause de l’homosexualité, est-ce vraiment pour mieux comprendre les gais et les lesbiennes ou est-ce plutôt pour essayer d’enrayer ce phénomène? Par exemple, si l’on découvrait que l’homosexualité dépend d’un gène « défectueux », voudrait-on alors trouver une cure pour corriger cette anomalie?

Au lieu de demander à son enfant gai ce qui a provoqué son homosexualité; au lieu de lui dire que cela dépend certainement d’une défectuosité de la nature ou de mauvaises expériences sexuelles avec des personnes de sexe opposé, ce qui lui laissera immédiatement entendre qu’il est « malade », « anormal », pourquoi ne pas plutôt lui demander comment il s’explique lui-même son homosexualité? Est-ce important, pour lui, de connaître les causes de son orientation sexuelle? Mieux encore, au lieu de l’interroger sur les « pourquoi » de son homosexualité pourquoi ne pas parler avec lui de « comment » il vit cette réalité? Dans les « pourquoi », il y a souvent une forme d’accusation, tandis que dans les « comment » il y a une saine curiosité qui peut mener à un dialogue plus franc, plus ouvert et généreux avec son enfant.

 

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Est-ce qu’une jeune personne de 11 ans, qui n’a pas encore eu de relations sexuelles, peut se déclarer gai, lesbienne ou bisexuelle?

« L’enfant est trop jeune pour savoir », dira-t-on parfois. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’un garçon de 11 ans dit qu’il s’est fait une « blonde » dans sa classe? Lui répondra-t-on qu’à son âge, il est trop jeune pour savoir s’il est attiré par un genre ou un autre?

Il n’y a pas d’âge à priori pour prendre conscience de son orientation sexuelle, quelle qu’elle soit. Une jeune personne peut très bien se « savoir » gai, lesbienne ou bisexuelle à un très jeune âge, dès l’enfance même, parce que l’orientation sexuelle d’une personne est définie par son imaginaire romantique et érotique, par ses comportements et la façon qu’elle a de se présenter aux autres. L’adolescence est d’ailleurs, pour beaucoup de personnes, une période d’exploration, de découverte, de construction et d’affirmation de soi. Il ne faut donc pas nécessairement avoir eu des expériences sexuelles concrètes pour se savoir attiré par un sexe ou par l’autre. Ainsi, le processus d’identification et d’affirmation de la personne suit son cours au fil du temps, des événements, des attirances que l’on éprouve, des rencontres que l’on fait.

Si vous ou votre enfant désirez en parler plus amplement, n’hésitez pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010.

 

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Comment vais-je parler de l’homosexualité de mon enfant aux autres membres de notre famille?

Certains parents se demandent si c’est à eux d’annoncer la nouvelle à leurs autres enfants, ou aux grands-parents du jeune gai. Je crois personnellement que c’est à la personne gaie de choisir à qui et à quel moment elle choisira de confier son orientation sexuelle. Vous n’avez aucune responsabilité proprement dite à cet égard, sauf, peut-être, si c’est votre enfant lui-même qui vous demande spécifiquement d’annoncer la nouvelle à ses frères et sœurs, à ses grands-parents ou autres. Ce n’est pas rare, par exemple, que l’enfant demande à sa mère de « passer le message » à son père, de peur de sa réaction, ce qui place souvent les mamans entre l’arbre et l’écorce. Vous avez alors le choix. Vous pouvez dire à votre enfant que vous acceptez de transmettre le message, si vous vous sentez à l’aise de le faire, surtout s’il est dans sa jeune adolescence. Mais vous pouvez aussi lui répondre que c’est à lui de le faire. Dans la mesure du possible, rassurez votre jeune que vous serez là pour l’appuyer. Mais ce qui importe, c’est de vous respecter vous-même, de respecter votre propre niveau de confort.

Mais il faut dire ceci : la plupart des parents, au moment où ils apprennent l’homosexualité de leur enfant, ne veulent pas que l’enfant en parle à la famille élargie, parce que cela les oblige en quelque sorte à faire leur propre coming-out comme parents d’un enfant gai. Il n’est pas rare que le père ou la mère d’un jeune gai ou jeune lesbienne demande à son enfant de ne rien dire aux cousins, cousines, aux oncles ni aux tantes. « Ne dis pas ça à ta grand-mère, ça va la faire mourir! ». Plusieurs gais et lesbiennes relatent avec tristesse cette expérience où leurs parents leur ont imposé le silence, leur ont en quelque sorte démontré qu’ils avaient honte d’eux. En tant que parents, il faut vraiment se poser la question : est-ce qu’on veut vraiment taire la nouvelle pour protéger une grand-mère qu’on croit fragile? Ou pour se protéger soi-même d’avoir à répondre à des questions sur l’homosexualité de son enfant?

Voici une piste de réflexion : pourquoi ne pas conclure un pacte avec votre enfant? Pourquoi ne pas lui expliquer que, comme lui, vous avez un coming-out à faire en tant que parent? Comme lui, vous avez besoin de temps avant d’assumer cette réalité? Dans ce contexte, on peut s’entendre avec son enfant sur une façon de se tenir au courant, les uns et les autres, des personnes à qui on choisit de confier la nouvelle. Je ne vous dis pas que ce pacte sera réalisable avec un jeune adolescent en pleine crise affirmative, comme c’est normal de l’être à l’adolescence. Mais, pourquoi ne pas essayer? Le même dialogue est suggéré auprès d’un enfant-adulte. Il est important de faire comprendre à son enfant que cela n’a rien à voir avec la honte, mais avec le respect mutuel.

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Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour que mon enfant soit homosexuel?

Voilà une des premières réactions, bien naturelle, de la majorité des parents qui apprennent l’homosexualité de leur fils ou de leur fille. Cette réaction s’apparente à celle que ressent chaque père et chaque mère qui voit son enfant emprunter un chemin différent de celui qu’ils auraient souhaité pour lui, même inconsciemment : on aurait aimé que son enfant fasse des études universitaires et il décroche au secondaire; on aurait espéré qu’il s’installe pour trouver un emploi stable et le voilà qui choisit de voyager de par le monde, sac au dos. Dès que l’enfant se montre différent de ce qu’on aurait souhaité pour lui commence pour les parents ce qu’on pourrait appeler le « deuil de l’enfant idéal ».

Mais voilà, pourquoi chercher à s’attribuer une faute, quelle qu’elle soit, en tant que parent? Pourquoi se croire tout à coup entièrement responsable du « malheur » de son enfant? Quand notre enfant réussit admirablement bien dans la vie (par exemple, s’il gagne une médaille olympique) est-ce qu’on s’en impute tout le mérite? Il me semble que non. En tant que parent, on reconnait facilement la part qu’a joué l’enfant dans son succès; on reconnait ses capacités physiques mais aussi sa détermination et ses efforts personnels, qui n’ont souvent rien à voir avec nous. C’est ici la même chose : l’enfant gai a des motivations physiques, psychologiques et émotives qui nous échappent parce qu’il est un être à part entière, différent de nous. Et peut-être que c’est cela le plus difficile : se rendre compte que notre enfant nous « échappe », qu’il est un être « séparé » de nous. Il y a dans cette étape de la vie le début d’un deuil, celui de laisser son enfant suivre sa propre route… même s’il s’agit d’une route que l’on n’aurait pas choisie pour lui.

J’ai écrit Vivre avec l’homosexualité de son enfant parce qu’il s’agit du livre dont moi et mes parents aurions eu besoin au moment où j’ai fait mon propre coming-out à l’âge de 24 ans. Qu’est-ce que mes parents ont fait pour que je sois lesbienne? Je ne saurais le dire, parce cela ne dépend pas d’eux mais plutôt de propres déterminants physiques, émotifs et psychologiques, des expériences que j’ai vécues et de celles que je n’ai pas vécues. Je sais une chose par contre : les valeurs de base que mes parents m’ont inculquées demeurent, ce qui me permet de vivre une vie très en lien avec ce qu’ils m’ont enseignée. Et, de cela, ils sont fiers.

Quand on demande à son enfant gai ce qu’on a fait de mal dans la vie comme parent pour qu’il devienne homosexuel, on lui envoie le message qu’il est fautif, que notre peine et notre déception dépendent de lui, que c’est de SA faute si nous sommes tout à coup malheureux et désemparés. Cela est particulièrement lourd à porter, particulièrement pour un adolescent qui a encore besoin du soutien de ses parents pour se bâtir une identité d’adulte. Plutôt que de demander à l’enfant ce qu’on a fait de mal en tant que parent, pourrait-on lui dire : « je suis déçu de te savoir homosexuel parce que je ne connais pas cette réalité. J’ai de la peine. Mais tu restes l’enfant que j’aime. Ça ne change rien à l’amour que j’ai pour toi. On va cheminer ensemble. Donne-moi du temps pour me faire à l’idée ».

La question de savoir ce que l’on a fait de mal ne devrait jamais, idéalement, être posée à l’enfant. Pourquoi ne pas en parler avec des amis, avec un spécialiste de la santé, un psychothérapeute? Parce que la culpabilité et la déception que l’on ressent en tant que parent n’appartiennent pas à l’enfant. Elles nous appartiennent à nous.

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Comment prendre soin de soi, comme parents, au moment du coming-out de son enfant?

Rester un couple fort au moment du deuil de l’enfant « idéal » n’est pas facile. Plus que jamais au moment du coming out, les parents auront besoin des ingrédients suivants l’un envers l’autre : le respect mutuel, le dialogue, le non-jugement, la patience. Ce qui se passe souvent, au moment du coming-out, c’est qu’un parent avance plus vite que l’autre dans l’acceptation de l’homosexualité, ce qui crée des tensions dans le couple ou aggrave les mésententes déjà existantes pour les couples séparés ou divorcés. Aussi, il n’est pas rare que la mère choisisse un rôle d’intermédiaire entre le jeune et son père, ou ses frères et sœurs, pour maintenir l’harmonie familiale et éviter les querelles ouvertes. Il est plutôt recommandé que chacun s’occupe de soi-même; que chacun laisse à l’autre la responsabilité de ce qu’il a à dire, de ce qu’il ressent. Jouer l’intermédiaire ne sert parfois qu’à empêcher des discussions qui, même si elles sont orageuses, peuvent être fructueuses. Il faut à tout prix éviter, de part et d’autre, de fermer entièrement la porte.

Face à leurs parents séparés ou divorcés, plusieurs jeunes gais et jeunes lesbiennes se trouvent malheureusement pris entre l’arbre et l’écorce. L’homosexualité du jeune peut devenir un motif supplémentaire pour culpabiliser l’ex-conjoint ou conjointe. « C’est à cause de toi si notre fils est gai, dira une mère. Si tu avais été présent, il n’aurait pas mal tourné ». On imagine à quel point un adolescent gai pourra se sentir si c’est le genre de propos qu’échangent ses parents.

En tant que parents, qu’on soit encore un couple ou qu’on soit séparés, il est essentiel de faire passer en premier le bien-être d’un jeune adolescent, qui a encore besoin du soutien parental pour compléter sa maturation en tant qu’adulte. Mais vous avez le droit de mettre vos limites, de maintenir des exigences sur le bien-être de l’enfant en premier, même si cela peut s’avérer extrêmement difficile au moment du coming-out. Au besoin, il est recommandé d’aller chercher de l’aide professionnelle, comme couple, pour s’entendre sur une façon de soutenir son enfant.

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Je me questionne sur l’orientation sexuelle de mon enfant. Est-ce qu’il serait mal vu que j’aborde moi-même le sujet?

Question : Je me questionne sur l’orientation sexuelle de mon enfant. Je crois que mon enfant est peut-être homosexuel(le) ou bisexuel(le), mais il ou elle n’en parle pas malgré le fait que nous sommes des parents ouverts à l’homosexualité et la bisexualité. Est-ce qu’il serait mal vu que j’aborde moi-même le sujet, ou dois-je attendre absolument qu’il ou elle m’en parle?

Réponse : Il arrive, pour toutes sortes de raisons, qu’en tant que parent, vous vous questionniez sur l’orientation sexuelle de votre enfant. Ces questionnements sont tout à fait compréhensibles et assez fréquents. Il n’y a toutefois pas de façon de connaître l’orientation sexuelle de votre enfant avant qu’il ou elle la confirme.

Plusieurs raisons incitent les jeunes à ne pas parler de leur orientation sexuelle avec leur(s) parent(s). Leur propre incertitude quant à leur orientation, la difficulté de l’accepter, l’espoir de changer et la peur du rejet font partie des barrières auxquelles se heurtent les personnes LGBT lorsque vient le temps de parler de ce qu’elles vivent.

Il est possible que votre enfant se sente offusqué et se referme si vous abordez le sujet de son orientation sexuelle directement. Il est donc important de ne pas le ou la pousser à parler. Vous pouvez toutefois créer un environnement sécurisant pour votre enfant afin qu’il ou elle se sente à l’aise de parler de sexualité avec vous. Pour ce faire, vous pouvez continuer d’exprimer des opinions positives quant à la diversité sexuelle et condamner les commentaires négatifs. Plus votre enfant sentira que vous l’accepterez comme il ou elle est, plus il y a de chances qu’il ou elle vous parle de son orientation ou de ses questionnements.

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Comment traverser le coming-out en famille?

Comment poursuivre le dialogue avec son enfant gai ou lesbienne dans cette période de crise?

Le deuil de « l’enfant idéal » n’est pas facile à faire pour les parents. Comme tous les deuils, celui d’avoir un enfant gai se manifeste d’abord par un état de choc, suivi d’une période d’adaptation, de tolérance et, éventuellement, d’acceptation.

Au moment du coming-out de son enfant, les parents ressentent très souvent de la colère, de la peine, de la honte. On pleure. On rage. On ne dort pas bien, et notre niveau de tolérance s’en ressent. On a envie de crier des injures. Et, dans ce contexte de crise, il est très difficile de s’entendre, de se comprendre, en tant qu’individu, en tant que couple et en tant que famille. Pour éviter une rupture qui pourrait être définitive avec son enfant, pour réussir à cheminer ensemble vers l’acceptation de l’homosexualité, il faut idéalement :

  • Avoir le désir sincère de garder la communication ouverte, dans le respect mutuel;
  • S’engager les uns envers les autres à respecter le rythme de chacun;
  • Faire des efforts pour se mettre « dans la peau de l’autre » et essayer de comprendre la situation de chacun des points de vue respectifs.

Cela n’est pas facile. Mais si, en tant que père et mère, on peut respecter ces lignes de conduite d’abord dans notre couple et, ensuite, auprès de son enfant, on pourra éviter de tenir des propos si coupants, si définitifs, que la relation familiale s’en trouve blessée parfois de manière irrémédiable. Convenons donc, avec notre enfant, d’essayer de garder le dialogue ouvert, de respecter le temps dont chacun et chacune a besoin pour cheminer et de faire des efforts réels pour comprendre ce que l’autre ressent.

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Comment puis-je arriver à accepter l’homosexualité de mon enfant?

Certains parents n’ont pas de difficultés à accepter l’orientation homosexuelle de leur enfant. Toutefois ce n’est pas toujours le cas. De plus, il n’est pas toujours facile d’aborder la question de l’homosexualité avec son enfant. Bien que chaque parent réagisse différemment, cette découverte est souvent un choc. En fait, une telle découverte demande aux parents de s’ouvrir à cette nouvelle réalité, de faire le deuil de leurs attentes et de s’engager, eux aussi, sur le chemin de l’acceptation de l’homosexualité de leur enfant.

Afin de mieux être préparées, nous suggérons aux personnes concernées de bien informer au sujet de l’homosexualité avant d’aborder cette question avec leur enfant. S’informer permet de mieux comprendre. Certains parents décident d’ailleurs de se joindre à des groupes d’entraide et à des associations pour parents d’enfants gais et lesbiennes, afin d’être soutenus dans ce cheminement.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Pourquoi les gais sont-ils efféminés et pourquoi les lesbiennes ont-elles des allures masculines?

Une mère de famille racontait qu’elle n’avait aucun problème face à l’homosexualité de son fils mais que, ce qui la dérangeait, c’était qu’il soit efféminé. Était-elle réellement « entièrement » confortable avec l’homosexualité de son fils, ou était-elle mal à l’aise parce que ce côté efféminé rend son homosexualité « visible » aux yeux de l’entourage?

C’est un mythe de croire que les gais sont efféminés et que les lesbiennes sont des « garçons manqués ». Par contre, ce mythe requiert que l’on fasse une distinction entre ce qu’on appelle « l’orientation » sexuelle et « l’identité » sexuelle, qui sont deux choses bien différentes.

L’orientation a à voir avec l’imaginaire romantique/érotique de la personne, avec ses comportements sexuels proprement dits et avec la façon qu’a la personne de se présenter aux autres, en se disant gaie, lesbienne, bisexuelle ou hétérosexuelle.

L’identité sexuelle, pour sa part, ou ce qu’on appelle « l’identité de genre » , se définit par nos caractéristiques biologiques, c’est-à-dire par notre corps physique d’homme ou de femme. Notre sentiment d’être homme ou femme dépend aussi de la perception que nous avons de nous-mêmes en fonction des critères sociaux établis. Par exemple, les jeunes adolescentes d’aujourd’hui se comparent à des idoles comme Britney Spears; autrefois, l’idéal féminin était plutôt représenté par des femmes comme Marilyn Monroe. Chaque époque a ses modèles, parce que ces modèles sont définis par la société, les médias, le marketing, etc. Et c’est souvent la pression des pairs qui amène nos enfants à vouloir avoir l’air de ceci ou de cela.

Les filles qu’on dit « tom boy » ne sont pas nécessairement lesbiennes, et les garçons qui aiment, par exemple, s’habiller avec élégance ne sont pas nécessairement homosexuels. Porter un jugement définitif à partir de l’apparence des gens est risqué car, on le sait, les apparences sont trompeuses…

 

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Pourquoi les gais et les lesbiennes ont-ils besoin de crier leur homosexualité sur tous les toits?

Est-ce bien vrai que les gais et les lesbiennes s’affichent davantage que les hétérosexuels? Pensons-y bien… N’est-il pas vrai que, dans les lieux publics, on ne remarque pas, ou si peu, les couples hétérosexuels qui se témoignent de l’affection en se prenant par la main, en s’embrassant furtivement sur la bouche? Par contre, on se scandalisera de voir deux femmes ou deux hommes qui échangent le même baiser furtif. Il y a ici deux poids deux mesures.

Lors du défilé de la fierté gaie qui a lieu dans les grandes villes du monde pour célébrer la diversité, les caméras se posent généralement sur les gais et les lesbiennes qui ont des vêtements et des attitudes provocantes, ce qui pousse bien des gens à croire que tous les gais et les lesbiennes s’affichent sans pudeur. Mais voilà : lors d’un défilé gai, les caméras ne se posent pas sur les milliers de participants qui défilent tranquillement, habillés comme vous et moi au quotidien. Les gens heureux n’ont pas d’histoire, c’est bien connu. Alors, les médias sont peu intéressés aux gais célibataires ou aux couples homosexuels qui lisent leur journal en prenant un café le matin, qui font l’épicerie le jeudi soir, qui travaillent à la boucherie du coin, au gouvernement ou dans un grand magasin près de chez vous. Ces images-là, de bonheur tranquille, ne sont pas médiatisées ce qui fait qu’on croit à tort, en tant que parents, que nos enfants gais et lesbiennes ne connaîtront pas les bonheurs simples du quotidien. Heureusement, le bonheur existe pour tous, sans égard à l’orientation sexuelle.

Comme bien d’autres gais et lesbiennes, j’ai personnellement senti le besoin d’affirmer davantage ma différence, mon identité, au moment de mon coming-out. Ce désir d’affirmation personnelle, particulièrement propre aux adolescents, peut entraîner des comportements plus « visibles », et c’est normal. Que l’on soit hétérosexuel, gai ou lesbienne, chacun a sa propre manière de se présenter au monde, de s’affirmer et de se définir.

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Mon enfant veut absolument que je rencontre son chum/sa blonde, mais je ne me sens pas prêt!

Les adolescents sont en marche vers l’autonomie adulte. Sous des apparences rebelles, ils ont souvent besoin de l’amour « inconditionnel » et de l’approbation de leurs parents. Pour cette raison, votre jeune voudra peut-être, au lendemain de son coming-out, vous présenter son chum ou sa blonde, voire même de l’inviter à coucher à la maison la fin de semaine suivante! S’ils sont aussi empressés, c’est aussi qu’ils sont souvent très heureux d’être en amour et ont envie de vous faire partager ce bonheur.

Tout comme si votre enfant était hétérosexuel, vous avez le droit de fixer vos limites, de fixer vos propres règles dans la maison. Tout est dans la manière de le faire. Si vous vous en sentez capable, expliquez-lui que vous avez besoin de temps; demandez-lui de la patience. Il serait important que le jeune sente que ce n’est pas à cause de son homosexualité que cela lui est interdit. Évidemment, il vous faudra trouver une façon de faire qui soit correcte avec le jeune, surtout si ce privilège d’amener coucher son chum ou sa blonde à la maison est accordé aux frères et sœurs…

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Mon enfant est dans la préadolescence et n’est pas encore au secondaire. Il ou elle nous a annoncé son homosexualité et dit ne pas s’accepter. Je voudrais l’aider, mais comment faire?

L’acceptation et l’ouverture sont de très bonnes attitudes à adopter lorsque votre enfant vous annonce ou vous parle de son orientation sexuelle. En créant un milieu positif pour votre enfant au sein de la famille, il ou elle pourra se sentir à l’aise de vous parler de ses problèmes et de ses sentiments par rapport à ce qu’il ou elle vit. L’écoute et le soutien contribuent grandement au bien-être de votre enfant.

Afin de l’aider dans sa démarche d’acceptation, il est possible de vous informer vous-même sur les réalités des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT) afin de pouvoir avoir des discussions avec votre enfant et le rassurer. Il existe également plusieurs séries télévisées, films ou livres incluant des personnages ou réalités LGBT que vous pouvez inclure dans vos activités avec votre enfant. De plus, si une personne autour de vous en qui vous avez confiance (ami, membre de la famille, enseignant, etc.) a déjà connu une expérience semblable à celle de votre enfant, il ne faut pas hésiter à aller vers elle pour en parler.

Finalement, dans notre site web, vous trouverez des ressources pour les parents d’enfants LGBT ou en questionnement. Notre guide de ressources LGBT propose également des regroupements et sites web pour les jeunes LGBT ou en questionnement.

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Pourquoi est-il important pour Gai Écoute d’écouter aussi les parents?

Tout comme les jeunes peuvent prendre un certain temps avant de bien comprendre et accepter leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, les parents peuvent aussi prendre un certain temps à comprendre et accepter l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de leur enfant. Lors d’un coming out, certains parents vivent un « deuil » de l’enfant idéalisé ou imaginé. Cette réaction s’apparente à celle que ressent chaque parent qui voit son enfant emprunter un chemin différent de celui qu’ils auraient souhaité pour lui, même inconsciemment. Les parents peuvent alors passer par diverses émotions allant de l’état de choc, à la colère ou à la tristesse. Dans la plupart des cas, peu à peu, les parents s’adapteront à la révélation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de leur enfant et finiront par accepter cette situation.

À Gai Écoute, notre mission est d’offrir des services à toute personne concernée par la diversité sexuelle et de genre que ce soit directement aux personnes LGBTQ+, à leurs proches et aux intervenants qui travaillent auprès d’eux. Le processus de coming out est processus partagé et à étapes multiples qui prend du temps et nous sommes disponibles pour écouter les parents et offrir un soutien.

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Comment parler de santé sexuelle avec ses enfants?

La majorité des parents éprouvent certaines difficultés à aborder le sujet de la sexualité avec leurs enfants lorsqu’ils sont hétérosexuels. Il va de soi que le sujet n’est pas plus facile quand les enfants sont homosexuels. Il n’y a pas de trucs ou de recettes miracles pour parler de sexualité avec ses enfants. Il faut voir selon les situations, les personnalités, les sensibilités et le niveau de connaissances de chacun. En fait, vos enfants ont probablement déjà entendu parler du VIH/Sida et des infections transmises sexuellement (ITSS) et par le sang dans leur milieu scolaire.

Certains spécialistes affirment que la meilleure façon de se préparer comme parents est de bien se renseigner sur les questions relatives à la santé sexuelle chez les jeunes. En exemple, il a été démontré que les simples mises en garde sont insuffisantes car les jeunes ont besoin de faits. Ainsi, mieux renseignés, vous serez plus en mesure d’établir une communication ouverte avec vos enfants. Enfin, les parents qui désirent être informés davantage sur le VIH/Sida et les ITSS peuvent se référer au site Internet www.masexualite.ca/parents, qui se spécialise dans la diffusion d’informations fort pertinentes en matière de santé sexuelle.

Source : www.masexualite.ca/parents

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Mon enfant sent que je l’ai abandonné depuis que je lui ai dévoilé mon orientation sexuelle

Dévoiler son orientation sexuelle est un acte qui démontre que l’on tend vers l’authenticité, mais aussi que l’on recherche le respect de soi. Bien souvent, le dévoilement de son orientation sexuelle à ses enfants demande beaucoup de courage et de temps. Tout comme cela vous a peut-être pris du temps pour faire votre dévoilement, il peut aussi être nécessaire de laisser à votre enfant le temps de s’adapter à la nouvelle.

L’expérience des parents LGBT démontre, à priori, que cette annonce peut être bouleversante et provoquer un sentiment d’insécurité chez l’enfant, de même que la tristesse, de la colère, de l’incompréhension ainsi que de la peur de perdre votre amour et le lien qu’il ou elle a avec vous.

En ce sens, il est bien de prendre le temps d’expliquer la situation à votre enfant, de répondre à ses questions, de discuter ouvertement avec lui ou elle. Continuez à lui démontrer votre amour, votre affection et à être présent dans les étapes de sa vie. Conserver la routine et les activités habituelles est rassurant et sécurisant pour l’enfant. Cela peut démontrer que, malgré votre dévoilement, les choses restent les mêmes et cela peut permettre de conserver un sentiment de stabilité dans sa vie. Le temps et les efforts que vous ferez pour maintenir une relation aimante entre vous deux vous aideront grandement à traverser cette période.

Une fois le choc passé, il est réconfortant de savoir que de nombreuses familles vivent bien cette réalité et continuent à entretenir des relations harmonieuses.

Pour parler davantage de ce que vous vivez, n’hésitez pas à joindre Gai Écoute par téléphone (1-888-505-1010), clavardage (www.gaiecoute.org/clavardage) ou courriel (aide@gaiecoute.org).

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