Questions par thème

Glossaires

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre (PDF)
Coalition des familles LGBT, la Chaire de recherche sur l’homophobie et Interligne 

Glossaire de l’Association canadienne de psychiatrie

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

Lexique LGBT sur la diversité sexuelle et de genre en milieu de travail (PDF)
Par la Chambre de commerce LGBT du Québec

 

Définitions

Quelle est la différence entre la bisexualité et la pansexualité?

De manière théorique, la bisexualité se définit comme l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes du même genre et du genre opposé. Sur le plan purement étymologique, « bi » signifie « deux ».  Ainsi, le mot  « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes).

Le « pan » de pansexualité se traduit comme « tout », c’est-à-dire que les personnes pansexuelles sont attirées physiquement, sexuellement, affectivement ou romantiquement  vers des personnes sans regard ou préférence au niveau du genre et du sexe de la personne, qu’elle s’identifie comme femme, homme, trans, sans genre ou autre. La définition semble donc s’inscrire dans une théorie qui reconnait plus clairement, sur le plan étymologique, une pluralité de genres et d’identités.

Il faut retenir que ces définitions et distinctions sont théoriques, et qu’en pratique, chaque personne vit son orientation de façon différente. Le choix d’utiliser ou non une étiquette et les raisons derrière ce choix sont personnels à chacun et chacune. Par exemple, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide. Ainsi, plutôt que de parler des différences entre la bisexualité et la pansexualité, il serait souhaitable de parler de ce que ces orientations ont en commun, c’est-à-dire l’attirance pour plus d’un genre.

Sources :
http://biplan.yagg.com/2014/11/09/bisexualite-et-pansexualite-meme-combat/
http://bisexual.org/qna/what-is-the-difference-between-bisexual-and-terms-like-pansexual-polysexual-omnisexual-ambisexual-and-fluid/
http://www.youtube.com/watch?v=Bv5k9w6Hpi4&feature=youtu.be
http://fvsch.com/articles/bi-pan/

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Que signifie le terme allosexuel, altersexuel ou queer?

« Altersexualité » et « allosexualité » sont des traductions proposées pour le mot queer. « Queer est un terme d’origine anglo-saxonne, réapproprié par les communautés LGBT de manière à en faire un symbole d’autodétermination et de libération plutôt qu’une insulte. Il fait référence à toute idée, pratique, personne ou identité allant à l’encontre des normes structurant le modèle social hétéronormatif. En ce sens, le terme connote une autoreprésentation contestataire (2016, Définitions sur la diversité sexuelle et de genre). »

Le mot queer est utilisé par des personnes qui :

  • n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel)
    ou
  • s’identifient à une orientation sexuelle ou à une identité de genre qui n’est pas conforme aux normes sociales
    ou
  • refusent d’être étiquetées selon leur orientation sexuelle ou leur identité de genre

Le terme altersexualité ou queer englobe tous les genres et les orientations sexuelles. Il s’agit d’un terme plus fluide (comparativement à gai, bisexuel, lesbienne, hétérosexuel, homme et femme, qui sont des termes plus fixes) qui permet de reconnaître une différence, sans avoir à la définir de manière rigide.


Sources:

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

altersexuel. (2014, janvier 17). Wiktionnaire. [En ligne] http://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=altersexuel&oldid=15645191.

Dictionnaire SansAgent. (Sans date). Allosexuel, [En ligne], http://dictionnaire.sensagent.com/ALLOSEXUEL/fr-fr/#Altersexualit.C3.A9

Gauthier, Yves. (2003). Génocide d’un trait culturel, Fugues, [En ligne], http://www.fugues.com/233872-article-genocide-d-un-trait-culturel.html

PFLAG. (Sans date). A definition of “Queer”, [En ligne], http://community.pflag.org/abouttheq

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Qu’est-ce qu’une personne lesbienne?

Une lesbienne est une femme qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les femmes.

Les origines du terme « lesbienne » remonte au VIe siècle et s’inspire de la légendaire poétesse grecque Sappho de l’Ile de Lesbos. Au XVIe siècle, un écrivain français Pierre de Bourdeille (plus connu comme Monsieur de Brântome) a compilé des poèmes d’amour entre femmes dans un livre intitulé « Les lesbiennes ». Depuis, le mot s’est popularisé et on a nommé lesbiennes les femmes qui se sentaient sexuellement attirées par d’autres femmes.
Source : Dictionnaire de ces cultures Gays et Lesbiennes, Larousse, Paris, 2003

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Que signifie le drapeau arc-en-ciel?

Drapeau arc-en-ciel Le drapeau arc-en-ciel, que l’on reconnaît à ses six couleurs, est devenu un symbole de la fierté gaie et lesbienne. Il représente aussi la diversité  de nos communautés. Le drapeau doit son origine à l’artiste Gilbert Baker de San Francisco qui l’a conçu pour répondre aux besoins des communautés gaie et lesbienne désireuses d’avoir un symbole pour les identifier. À l’origine, le drapeau comportait huit bandes de couleurs différentes : le rose vif, le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le turquoise, l’indigo et le violet. Ce drapeau a été utilisé pour la première fois en 1978, lors du défilé de la journée de liberté gaie et lesbienne de San Francisco. L’année suivante, pour le défilé de 1979, Baker a demandé à une compagnie de San Francisco (Paramount Flag Company) de produire en série des drapeaux arc-en-ciel.  Comme certaines couleurs n’étaient pas disponibles, le rose vif et le turquoise ont été éliminés, et le bleu royal a remplacé l’indigo. Depuis, le drapeau arc-en-ciel compte six couleurs représentant différents aspects de ces communautés : le rouge pour la vie, l’orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l’art et le violet pour la spiritualité.

Source : Fédération des Associations Gaies et Lesbiennes (Belgique)

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Qu’est-ce qu’une personne bisexuelle?

Une personne bisexuelle désigne une personne qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique, pour les hommes et les femmes.

Sur le plan purement étymologique, comme « bi » signifie « deux », le mot « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes). Cela dit, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide, neutre ou autre.

 

 

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Qu’est-ce qu’une personne-aux-deux-esprits ou bispirituelle?

Personne qui, selon la tradition autochtone, a deux esprits, l’un féminin et l’autre masculin.

Source : www.homophobie.org

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Que représente le triangle rose?

Triangle roseLes origines du triangle rose, avec la pointe tournée vers le bas, remontent aux premiers camps de concentration nazis. Symbole de persécution et de discrimination, il était utilisé dans l’univers nazi pour marquer les hommes gais. C’est plus tard qu’il a été repris par les communautés gaies comme symbole identitaire.

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Qu’est-ce que l’homophobie?

« Toute attitude pouvant mener au rejet et à la discrimination directe ou indirecte envers les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, ou de toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité. Le terme homophobie se décline en lesbophobie, biphobie, sérophobie, lorsqu’il fait référence aux préjugés spécifiques à des sous-groupes comme les personnes lesbiennes, bisexuelles et séropositives. »

 


Source

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

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Qu’est-ce que l’asexualité?

Une personne asexuelle est une personne qui ne ressent pas ou très peu d’attirance ou de désir sexuel. Il est important de faire la distinction entre le célibat ou l’abstinence et l’asexualité. Dans le cas du célibat ou de l’abstinence, la personne choisit de ne pas avoir de relations sexuelles. Dans le cas de l’asexualité, au même titre que les autres orientations, il ne s’agit pas d’un choix.

L’asexualité ne signifie pas qu’il y a absence d’orientation romantique ou émotionnelle. En d’autres mots, une personne asexuelle peut avoir le désir de former une relation de couple avec une autre personne sans ressentir le besoin d’avoir des relations sexuelles avec son ou sa partenaire.

Comme les autres orientations sexuelles, l’asexualité se vit différemment d’une personne à l’autre. Certaines personnes asexuelles s’engagent dans des relations romantiques, mais non sexuelles. Certaines ne s’engagent ni dans des relations sexuelles ni dans des relations romantiques. D’autres décident d’engager des relations sexuelles, même si elles n’éprouvent pas d’attirance sexuelle. D’autres encore ressentent parfois une certaine attirance sexuelle envers une personne, et décident ou non d’engager des relations sexuelles avec elle.

Sources :

No sex!? – Asexuality
http://www.youtube.com/watch?v=77o83_U8O5o

Asexual Visibility and Education Network
http://www.asexuality.org/home/

Introduction à l’asexualité
http://asexualite.wordpress.com/introduction-a-lasexualite/

L’asexualité, qu’est-ce que c’est ?
http://www.madmoizelle.com/asexualite-temoignages-croises-165164

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Qu’est-ce que l’homosexualité?

Beaucoup de gens croient à tort que l’homosexualité se résume à un simple comportement sexuel entre deux personnes du même genre.  Dans les faits, l’homosexualité représente une réalité beaucoup plus vaste qui englobe l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique envers une personne du même genre.

 


Source

Corraze, Jacques, L’homosexualité, Presses Universitaire de France, Que sais-je?, 1982

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Qu’est-ce qu’une famille homoparentale?

La Coalition des familles LGBT définit la famille homoparentale comme suit : « toute forme de famille dont au moins un des parents est lesbien, gai, ou bisexuel (LGB). Les familles homoparentales existent sous diverses formes : elles peuvent être biparentales, monoparentales, recomposées, adoptives, d’accueils, multiethniques, biraciales, etc. Les parents LGB peuvent être cisgenres ou trans*. »


Source

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

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Que signifie le sigle LGBTI?

Ce sigle désigne les personnes ou les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et intersexuées.

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Qu’est-ce qu’une personne hétérosexuelle?

Désigne une personne qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes du genre opposé.

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Qu’est que l’hétérosexisme? Qu’est-ce que l’hétéronormativité?

L’hétérosexisme réfère à l’affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles. Il découle de l’hétérosexisme des pratiques culturelles, sociales, légales et institutionnelles qui nient, ignorent, dénigrent ou stigmatisent toutes formes non hétérosexuelles de comportements, d’identités ou de relations.

L’hétéronormativité renvoie à l’affirmation d’idéologies normatives en matière de sexes, de genres, d’orientations sexuelles et de rôles sociaux. L’hétéronormativité présente ces dimensions dans un système qui postule la binarité des sexes (masculin/féminin), des genres (homme/femme), des rôles sociaux (p. ex. père/mère) et des orientations sexuelles (hétérosexuelle/homosexuelle), et à l’alignement de ces dimensions (sexe féminin/femme/mère/hétérosexuelle ; sexe masculin/homme/père/hétérosexuel). L’hétéronormativité met donc en place un système dominant dans lequel les personnes qui ne respectent pas ces normes (comme les personnes non hétérosexuelles, trans, ou non conformes aux stéréotypes de leur genre) sont considérées comme étant inférieures.

Si l’hétéronormativité dicte les conduites et les normes à suivre en matière de sexes, de genres et d’orientations sexuelles, l’hétérosexisme en assure le maintien, par l’exclusion sociale, la discrimination ou l’invisibilisation des individus dérogeant à ces normes.

 


Source

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

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Qu’est-ce que l’orientation sexuelle?

L’orientation sexuelle est définie comme une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique envers des personnes d’un ou plusieurs sexes ou genres donnés. L’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, l’hétérosexualité sont des exemples d’orientations sexuelles. L’orientation sexuelle « réfère aussi au sentiment d’identité personnelle et sociale basé sur ces attirances, les comportements pour les exprimer, et possiblement l’appartenance à une communauté de personnes qui les partagent 1».


Source

  1. Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf
  2. Groupe de travail mixte contre l’homophobie, De l’égalité juridique à l’égalité sociale – Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie (PDF), rapport de consultation, mars 2007

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Qu’est-ce que la lesbophobie?

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes décrit la lesbophobie comme ceci :

« Nous connaissons le terme homophobie qui désigne les idées, attitudes ou actes discriminatoires à l’égard des personnes homosexuelles, sans distinction de sexe. Or, lorsque nous assimilons les lesbiennes aux gais et que nous juxtaposons leurs réalités, comme si elles étaient semblables ou symétriques, nous nions les inégalités et les iniquités entre les hommes et les femmes. Nous contribuons à maintenir les lesbiennes dans l’invisibilité. En effet, les femmes font encore l’objet d’une forme de domination qu’on appelle le sexisme. Les lesbiennes sont affectées par le sexisme au même titre que les autres femmes. La lesbophobie ne se limite donc pas à une attitude discriminatoire face à l’orientation sexuelle comme c’est le cas pour l’homophobie; elle fait aussi référence au sexisme qui touche toutes les femmes. »


Source

Lesbiennes. Invisibles parmi nous

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Coming out

« Mes parents ne m’accepteront jamais » : Comment dévoiler son homosexualité à ses parents?

Dévoiler son homosexualité à ses parents est un acte parfois difficile qui doit être mûrement réfléchi. Les parents ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant et, étant hétérosexuels, ils sont généralement peu informés sur les questions liées à l’orientation sexuelle. Conséquemment, cette découverte peut être un choc pour eux, et ils auront besoin de temps pour apprivoiser l’idée. Il faut donc être sûr de soi avant d’entreprendre une telle démarche.

Avant de prendre votre décision, il est fortement suggéré de considérer les questions suivantes :

  •  Êtes-vous à l’aise avec votre orientation sexuelle?
  • Quelles sont vos motivations pour lesquelles vous voulez annoncer cette nouvelle?
  • Êtes-vous proche et à l’aise avec vos parents?
  • Dépendez-vous d’eux financièrement?
  • Avez-vous des amis ou un réseau de soutien pour vous aider dans cette démarche?
  • Comment anticipez-vous la réaction de ces personnes?
  • Possédez-vous suffisamment de connaissances pour répondre aux questions et dissiper les fausses conceptions?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience à l’égard de ces personnes importantes dans votre vie et, surtout, à faire face à toutes réactions négatives éventuelles de leur part?


Enfin, toutes ces questions vous aideront à évaluer votre situation et à prendre votre décision. N’hésitez surtout pas à nous téléphoner, si vous souhaitez en parler davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Doit-on faire son coming-out?

Pas nécessairement. C’est une question infiniment personnelle, et personne ne peut vous obliger à faire votre dévoilement. Telles qu’indiquées précédemment, la prise de conscience, la découverte et l’acceptation de son orientation sexuelle varient dans le temps selon l’individu. De plus, il est important de toujours exercer son jugement avant de faire son coming-out.

Il s’avère toutefois intéressant de préciser que, pour plusieurs personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles, l’affirmation de leur orientation sexuelle a représenté un point tournant dans leur vie, voire un geste libérateur d’une grande importance leur ayant permis de mieux accepter et assumer leur orientation homosexuelle.

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Lorsque l’on décide de faire son coming-out, comment le dire?

Dévoiler son homosexualité ou sa bisexualité est une étape importante parfois difficile à vivre, le dire est toutefois souvent ressenti comme un geste libérateur. Puisque vous ne pouvez pas prévoir avec exactitude la réactions de votre entourage, la prudence suggère d’exercer toujours son jugement lorsque vous choisissez d’en parler à quelqu’un. Il importe de bien évaluer la situation, de choisir la bonne personne et le bon moment. En d’autres mots, il s’avère important de se respecter et de bien se préparer.

Plusieurs scénarios sont envisageables. Voici quelques suggestions :

  • il est préférable de prendre le temps de choisir le bon moment pour révéler votre orientation sexuelle. À titre d’exemple, mieux vaut choisir une période où vos proches et amis ne traversent pas une étape de vie trop bouleversante;
  • selon la qualité de vos relations avec les membres de votre famille, il est généralement plus facile de parler de votre orientation sexuelle avec une amie ou un ami en qui vous avez confiance et qui est susceptible d’être ouvert à l’homosexualité;
  • en abordant aussi le sujet avec une sœur ou un frère compréhensif, vous pourriez, si vous le désirez, lui demander son aide pour annoncer la nouvelle à vos parents;
  • l’écriture représente un autre moyen de divulguer son orientation sexuelle. Certains gais et certaines lesbiennes choisissent d’écrire une lettre. Ainsi, ils peuvent s’exprimer plus facilement, avec plus de précision et sans interruption.

Enfin, gardez toujours à l’esprit que personne ne peut vous obliger à parler de votre orientation sexuelle. Peu importe votre situation, vous êtes libre de dévoiler ou non votre homosexualité ou votre bisexualité.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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C’est quoi faire son coming-out?

Le terme « coming out » désigne le moment où la personne homosexuelle ou bisexuelle dévoile son orientation sexuelle à son entourage. L’expression, qui vient des États-Unis, est un terme abrégé de « to come out of the closet » et se traduit par « sortir du placard ».

Le dévoilement de son orientation sexuelle est une démarche progressive qui est très variable dans le temps, d’un individu à un autre. De plus, tout au long de sa vie, une personne homosexuelle ou bisexuelle devra évaluer si elle souhaite, ou non, divulguer sa différence sexuelle aux nouvelles personnes qu’elle rencontre.

Source : Vaisman, Anne et Maja, Daniel, L’homosexualité à l’adolescence, Comment parvenir à surmonter ses doutes, ses craintes, ses préjugés, mais aussi les préjugés et le regard des autres, Ed. de la Martinière, collection jeunesse, 2002

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Comment parler de mon orientation sexuelle à mes enfants?

La décision de révéler ou non votre homosexualité à vos enfants dépend de plusieurs facteurs dont leur âge, leur ouverture d’esprit à l’égard de l’homosexualité, la réaction que vous anticipez de leur part ainsi que votre niveau d’aisance par rapport à votre orientation sexuelle. L’expérience des parents homosexuels démontre que, à priori, cette annonce peut être bouleversante et provoquer un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Conséquemment, il est probable que vos enfants vivront des réactions diverses. Vous devez vous questionner à savoir si vous êtes prêt à faire face à certains de leurs sentiments tels que la tristesse, la colère, l’incompréhension ainsi que la peur de perdre votre amour et le lien qu’ils ont avec vous. Vous aurez probablement à rassurer vos enfants sur ces points.

Afin de bien vous préparer à toutes les éventualités possibles, nous vous recommandons d’utiliser la liste des questions suivantes qui vous aidera à prendre votre décision :

  • Comment anticipez-vous la réaction de chacun de vos enfants?
  • Comment allez-vous rassurer vos enfants au sujet de votre homosexualité et de votre relation avec eux?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience et à faire face à une réaction négative de leur part?
  • Avez-vous des amis, des parents ou encore un réseau de soutien pour vous appuyer dans votre démarche?

Fort heureusement, une fois le choc passé, il est réconfortant de savoir que de nombreuses familles finissent par accepter cette réalité et continuent à entretenir des relations harmonieuses. Nous vous invitons à nous téléphoner pour en parler davantage avec les intervenants, tous gais et lesbiennes, qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Comment faire mon coming-out dans mon milieu de travail?

Il ne faut pas perdre de vue qu’il appartient à chacun de divulguer ou non son homosexualité dans son milieu de travail. La prudence suggère que la personne homosexuelle soit à l’aise avec son orientation sexuelle, qu’elle soit bien intégrée et appréciée dans son milieu avant de dévoiler son homosexualité. Cela se fait habituellement progressivement. On se confie d’abord à une personne de confiance, à une deuxième et ainsi de suite. Il n’y a pas de règle absolue en ce domaine. Il revient donc à chaque personne d’évaluer les impacts et les conséquences du dévoilement de son orientation sexuelle. Par ailleurs, il est rassurant de savoir que plusieurs gais et lesbiennes ont connu d’excellentes carrières professionnelles sans avoir eu à cacher leur orientation sexuelle.

Source : Revue RG, chronique de Laurent McCutcheon, mai 2006.

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Mythes et réalités

Choisit-on son orientation sexuelle? Devient-on homosexuel, lesbienne, bisexuel ou pansexuel selon ses expériences, son éducation ou au gré d’influences?

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité, la bisexualité et la pansexualité. Ainsi, de nombreuses études ont été menées sur la question. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a pas de consensus. Peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

Source : Fondation Émergence, On ne choisit pas son orientation sexuelle – dépliant, Journée internationale contre l’homophobie, campagne 2007

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Entre hommes, est-ce que c’est juste du sexe ou peut-il y avoir de l’amour?

Lorsque l’on aborde la question de l’homosexualité chez l’homme, certaines personnes ont tendance à ne considérer que la dimension sexuelle, comme si la sexualité pouvait à elle seule définir l’individu et son orientation sexuelle. Pourtant, les relations amoureuses entre hommes existent et, tout comme les relations amoureuses entre femmes et entre hommes et femmes, elles comportent diverses facettes, affectives, émotionnelles, sexuelles, sociales et économiques.

Le récent débat sur le mariage entre conjoints de même sexe a d’ailleurs posé cette question. La plupart des hommes gais recherche une relation amoureuse. Il s’avère donc important de voir les hommes gais dans leur globalité plutôt que de réduire leurs comportements à de simples pratiques sexuelles.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Comment connaître ou deviner l’orientation sexuelle d’une personne?

La meilleure façon de connaître l’orientation sexuelle d’une personne est de lui en parler ou d’attendre que la personne la confirme elle-même. Il n’existe pas de « signe » infaillible et il ne faut pas se fier au style vestimentaire ou aux goûts de la personne pour juger de son orientation sexuelle. Seule la personne elle-même peut vous donner la réponse.

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Dans un couple homosexuel, est-ce qu’il y en a un qui fait l’homme et l’autre la femme?

La réponse est non. Il s’agit de stéréotypes. Les gens présument que les couples de même sexe imitent la dynamique des relations de couples hétérosexuels. Rien n’est plus faux. On ne retrouve pas de division sexuelle des rôles chez les couples de femmes de même que chez les couples d’hommes. En fait, les gais et les lesbiennes adoptent des traits et des formes de relation au delà des rôles traditionnels dictés par la société. Par conséquent, les rôles et les tâches chez les couples homosexuels sont assumés indistinctement par les deux partenaires, selon leurs aptitudes, goûts et préférences.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Mon frère de 17 ans vient de me dire qu’il est gai. Ça ne se peut pas parce que c’est un grand sportif : il joue au hockey.

Le fait de faire un sport dit « masculin » (football, hockey, baseball, boxe…) n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Des joueurs de ligues majeures de sports, comme le hockey ou le football, peuvent aussi être gais. Toutefois, l’homosexualité étant encore mal acceptée dans le milieu sportif professionnel, la majorité d’entre eux ont encore tendance à cacher leur orientation sexuelle.

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Est-ce que tous les gais sont efféminés et toutes les lesbiennes sont masculines?

Non. La croyance à l’effet que tous les gais sont efféminés et que toutes les lesbiennes sont masculines s’avère sans fondement. Il s’agit ici de stéréotypes et de préjugés. Comme en concluent de nombreuses études, il est impossible de déterminer l’orientation sexuelle d’une personne à partir de ses tenues vestimentaires ou, encore, de ses comportements et caractéristiques physiques. Certes, il arrive de rencontrer dans notre entourage des gais et des lesbiennes qui dérogent des normes traditionnelles associées à la féminité ou à la masculinité. Toutefois, le danger est de généraliser ces comportements à l’ensemble des communautés lesbienne et gaie. Cette forme de généralisation est d’ailleurs à l’origine de plusieurs attitudes homophobes.

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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Suis-je gai ou lesbienne si j’aime les choses qui sont généralement plus aimées par l’autre sexe (musique, sports, passe-temps, etc.)?

Non. Une personne gaie ou lesbienne est une personne qui éprouve de l’attirance sexuelle, affective et/ou émotionnelle pour les personnes de son sexe. Les goûts et les intérêts d’une personne ne sont pas directement en lien avec son orientation sexuelle et ne peuvent, en aucun cas, la définir. Il est possible qu’une personne, parce qu’elle est LGBT, s’intéresse à des loisirs (comme une série télé, par exemple) qui touchent les enjeux LGBT car elle se sent davantage interpelée. Par contre, toutes les personnes qui s’intéressent à ces mêmes loisirs ne sont pas nécessairement LGBT.

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Est-ce que je suis gai ou lesbienne parce que j’ai été abusé sexuellement dans mon enfance ou que j’ai vécu des expériences déplaisantes ou insatisfaisantes avec le sexe opposé?

Certaines personnes croient à tort que l’on devient homosexuel parce que l’on a vécu des expériences déplaisantes ou insatisfaisantes avec le sexe opposé ou parce que l’on a vécu des expériences traumatisantes comme un abus sexuel. Il s’agit d’un mythe et ce, pour plusieurs raisons. En exemple, il a été démontré que la majorité des femmes qui ont subi de la violence de la part d’un homme n’ont pas développé une orientation homosexuelle. Il en est de même pour ceux et celles qui se disent insatisfaits de leur vie conjugale. Comprenons ici que l’homosexualité naît du désir et non de l’abus ou de l’insatisfaction. En fait, c’est l’attirance amoureuse et physique envers une personne du même sexe qui explique que certaines personnes sont homosexuelles.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999

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Est-ce que le fait qu’on soit gai ou bi peut être dû à la pratique d’une activité ou au fait que l’on aime quelque chose de spécial, qui nous rend différent?

Plusieurs chercheurs se sont interrogés à savoir ce qui détermine l’orientation sexuelle d’une personne sans en arriver à un consensus clair. Si le lien entre la pratique d’une activité ou un intérêt particulier et l’orientation sexuelle était parfait, chaque personne qui pratique l’activité ou qui a cet intérêt en question aurait la même orientation sexuelle, ce qui n’est évidemment pas le cas. De façon plus réaliste, l’orientation sexuelle d’une personne est probablement déterminée par un ensemble de nombreux facteurs, dont des facteurs biologiques, environnementaux et sociaux sur lesquels nous n’avons que peu d’influence.

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L’homosexualité et la bisexualité sont-elles des maladies?

Souvent, on entend dire que les personnes homosexuelles ou bisexuelles sont anormales, malades, immorales, voire perverses. Il s’agit de préjugés. Selon les recherches effectuées par Bageminl en 1999, l’homosexualité et la bisexualité sont présentes chez la plupart des mammifères étudiés dans leur état naturel. Par ailleurs, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale, et ce, depuis qu’elle a été rayée, en 1973, de la liste des pathologies par l’Association psychiatrique des Etats-Unis. Cette décision a été appliquée, par la suite, par l’Association des psychologues des Etats-Unis, en 1975, ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé en 1993.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A.,Paris, 1999.

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Questionnement sur l’orientation sexuelle

Est-ce que la bisexualité est une transition vers l’homosexualité?

Pas nécessairement. La bisexualité peut parfois être transitoire chez certains individus qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle, bien que ce ne soit pas tous les individus en questionnement qui sont pour autant bisexuels. Toutefois, maintes recherches ont démontré que l’homosexualité et l’hétérosexualité exclusives sont en réalité deux pôles de la sexualité humaine entre lesquels s’inscrit la bisexualité. En d’autres mots, il existe une infinité de formes de bisexualité que l’on peut placer sur une échelle allant de « exclusivement hétérosexuel » à « exclusivement homosexuel », avec pour point central une sexualité qui portera sur les deux sexes à parts égales.
Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999, page 7

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Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le)?

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, depuis plusieurs siècles, un nombre impressionnant d’études ont été menées dans le but de déterminer si l’homosexualité est innée ou acquise. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a toujours pas de consensus. En d’autres mots, aucune de ces théories n’a été en mesure d’expliquer pourquoi certaines personnes sont homosexuelles et d’autres non.

Nous devons toutefois nous interroger sur la pertinence d’une telle question. En fait, pourquoi s’attarder autant à la question portant sur les origines de l’homosexualité? Après tout, les personnes hétérosexuelles ne se demandent pas pourquoi elles sont hétérosexuelles. Plusieurs chercheurs croient que la question pose intrinsèquement un problème car, trop souvent, elle cache en toile de fond la croyance à l’effet que l’homosexualité est anormale. Pourtant, la diversité des orientations sexuelles est normale, et son expression peut prendre bien des formes. Enfin, peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

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Est-ce possible d’avoir de l’attirance sexuelle pour un sexe et de l’attirance émotionnelle (amour) pour l’autre sexe?

Pour certaines personnes, l’attirance sexuelle est indéniablement liée à l’amour, et l’un n’est pas possible sans l’autre. Pour d’autres personnes, l’attirance émotionnelle et l’attirance sexuelle sont deux concepts différents. Les préférences au niveau de la sexualité ne sont donc pas toujours en concordance avec les préférences amoureuses. Dans cette optique, il est possible d’avoir de l’attirance physique ou sexuelle envers un sexe et une attirance émotionnelle envers l’autre sexe.

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Comment savoir si je suis lesbienne?

Pour le savoir, tu dois te fier à ce que tu ressens envers les femmes. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle. Voici une définition qui pourra te guider: Une lesbienne est une femme qui éprouve de l’attirance physique et/ou émotionnelle pour les femmes.

On a besoin d’une période variable de temps pour le savoir. Chaque personne a son rythme de découverte de son orientation sexuelle. Certaines le sauront rapidement et d’autres auront besoin de temps. Parfois, on a besoin de vérifier par une expérience concrète ce que l’on ressent. D’autres fois, on le sait par ce que l’on ressent en présence d’autres femmes ou de représentations féminines par le biais de divers médiums.

Enfin, la réponse viendra de ton intérieur; ceux qui prétendent le savoir pour toi font erreur; toi seule pourras le confirmer.

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Peut-on changer d’orientation sexuelle?

Toutes les recherches récentes montrent qu’il est presque impossible de changer d’orientation sexuelle même lorsqu’une personne le souhaite. À cet effet, toute thérapie visant à « guérir » l’homosexualité a été formellement interdite, depuis 1998, par l’Association des Psychiatres des États-Unis. Il a été démontré que les tentatives de ce genre peuvent causer des conséquences graves sur la santé physique et psychologique, notamment la dépression, l’anxiété et des comportements autodestructeurs.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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J’ai déjà été attiré(e) par une personne du même sexe ou j’ai déjà eu des expériences sexuelles avec une personne du même sexe que moi. Cela veut-il dire que je suis lesbienne ou gai?

Pas nécessairement. Il est généralement admis que 10 % de la population est homosexuelle. Il arrive toutefois que certaines personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai ou lesbienne. À ce sujet, les enquêtes menées par Alfred Kinsey dans les années ’40 et ’50 sont grandement intéressantes, car elles ont permis de constater que les conduites homosexuelles ne sont pas seulement réservées aux personnes homosexuelles. À titre d’exemple, les résultats de diverses recherches ont démontré que 37 % des hommes interrogés avaient eu au moins un rapport homosexuel entre l’âge de 16 et 55 ans. Quant à l’homosexualité féminine, 20 % des femmes interrogées avaient eu au moins une relation homosexuelle entre l’âge de 16 et 55 ans. Depuis, d’autres chercheurs sont parvenus à des résultats semblables. Nous pouvons donc conclure que l’exploration et l’expérimentation en matière de sexualité ne déterminent pas nécessairement l’orientation sexuelle.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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Puis-je m’identifier comme bisexuel(le) même si je n’ai jamais eu de relation avec une personne du même sexe que moi?

Oui! L’orientation sexuelle et la façon dont nous choisissons de nous identifier ne sont pas uniquement dictées par les comportements, mais aussi par le désir et les attirances. Ton identification t’appartient; si tu t’identifies comme bisexuel(le), personne ne devrait te questionner ou te remettre en doute parce que tu n’as pas eu de relation avec une personne du même sexe.

Sources :

Northwestern University Health Service, Sexual Health and Assault Peer Educators:
http://sites.google.com/a/u.northwestern.edu/shape/blog/cansomeonereallybebiiftheyhaventsleptwithadude

Bisexual Resource Centre
http://www.biresource.net/talkingaboutbi.shtml

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Toute ma vie, j’ai été attiré(e) par le sexe opposé, mais depuis un moment, je ressens des signes d’attirances pour le même sexe. Peut-on devenir bisexuel(le) en évoluant?

Il n’est jamais facile d’avoir des questionnements sur soi, et cela peut être d’autant plus difficile lorsque ces questionnements touchent la sexualité. Il est fréquent de sentir que nous sommes les seuls dans notre situation. En réalité,  peu importe l’âge, il est fort commun de se questionner par rapport à l’orientation sexuelle.

Il n’y a pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Certaines personnes disent avoir toujours eu une attirance envers le même sexe, alors que d’autres découvrent cette attirance plus tard, à la suite d’expériences ou de questionnements. D’autres personnes vont également vivre des expériences avec le même sexe sans pour autant être gai, lesbienne ou bisexuel(le). Oui, il est donc possible de découvrir des attirances pour le même sexe plus tard dans sa vie, et donc remettre en question son orientation sexuelle et son identification à celle-ci.

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010.

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À l’adolescence, j’ai perdu mon parent du même sexe que moi. N’ayant plus de modèle, croyez-vous que cela a pu avoir une influence sur mon orientation sexuelle?

La perte d’un parent ou d’un modèle peut être une expérience très difficile et bouleverser beaucoup de choses dans la vie d’une personne, particulièrement en bas âge. Il est compréhensible de se poser des questions concernant l’effet du deuil et du manque de modèle sur le développement de notre personne.

Depuis des décennies, plusieurs recherches ont tenté de démystifier l’origine de l’orientation sexuelle, et certaines d’entre elles se sont penchées sur l’environnement familial. Jusqu’à maintenant, aucun consensus n’a pu être établi. En d’autres mots, il est impossible de vérifier l’effet de l’environnement familial sur l’orientation sexuelle. Les recherches n’ont donc pas été en mesure de prouver que la perte d’un parent pouvait influencer l’orientation sexuelle.

Question connexe : Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le)?

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Découverte et acceptation

Comment puis-je parvenir à accepter mon orientation sexuelle?

L’acceptation de son homosexualité ou de sa bisexualité est une démarche progressive et personnelle qui est très variable dans le temps. Plusieurs étapes caractérisent ce processus d’acceptation, et chaque personne réalise son cheminement à son rythme, soit en fonction de sa personnalité, de son histoire et de son milieu de vie. Selon Cass (1984), la formation de l’identité homosexuelle comprend six étapes qui sont la confusion, la comparaison, la tolérance envers son orientation, l’acceptation, la fierté et, finalement, la synthèse de son identité.

Plusieurs facteurs peuvent néanmoins faire obstacle à l’acceptation de son orientation sexuelle. À titre d’exemple, les préjugés et les propos homophobes véhiculés par l’entourage génèrent souvent chez la personne en questionnement des états de confusion, de peurs et d’ambivalence.

Par ailleurs, il arrive que certains individus, aux prises notamment avec une homophobie intériorisée, refusent leur homosexualité, et ce, malgré le risque de développer des comportements qui auront des conséquences à court, à moyen ou à long terme sur leur santé. Précisons que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle, on choisit plutôt de l’accepter ou non.

L’ensemble de ces facteurs expliquent la raison d’être des groupes de soutien des communautés LGBTQ+. Nombreuse sont les personnes qui rejoignent ponctuellement ces groupes, afin d’être soutenues et reconnues à travers cette démarche.

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À quel âge découvre-t-on son orientation sexuelle?

Tout comme les personnes hétérosexuelles, il n’y a pas d’âge pour découvrir son homosexualité. Même si la plupart des gais et des lesbiennes découvrent leur attirance pour les personnes de leur sexe à la puberté, d’autres la découvrent plus tardivement. Certaines personnes diront avoir ressenti une différence en bas âge alors que d’autres affirmeront s’être interrogées au sujet de leur orientation sexuelle à un âge avancé, parfois même après avoir été mariée.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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Comment découvre-t-on son homosexualité ou sa bisexualité?

La découverte de son orientation sexuelle est définitivement une étape importante dans la vie. Dans la réalité, l’orientation sexuelle s’impose rarement comme une révélation. La prise de conscience de ses attirances, préférences et sentiments se fait plutôt progressivement. C’est aussi la persistance des doutes et la permanence des indices qui peuvent mettre sur la voie les personnes en questionnement. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Coming out

« Mes parents ne m’accepteront jamais » : Comment dévoiler son homosexualité à ses parents?

Dévoiler son homosexualité à ses parents est un acte parfois difficile qui doit être mûrement réfléchi. Les parents ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant et, étant hétérosexuels, ils sont généralement peu informés sur les questions liées à l’orientation sexuelle. Conséquemment, cette découverte peut être un choc pour eux, et ils auront besoin de temps pour apprivoiser l’idée. Il faut donc être sûr de soi avant d’entreprendre une telle démarche.

Avant de prendre votre décision, il est fortement suggéré de considérer les questions suivantes :

  •  Êtes-vous à l’aise avec votre orientation sexuelle?
  • Quelles sont vos motivations pour lesquelles vous voulez annoncer cette nouvelle?
  • Êtes-vous proche et à l’aise avec vos parents?
  • Dépendez-vous d’eux financièrement?
  • Avez-vous des amis ou un réseau de soutien pour vous aider dans cette démarche?
  • Comment anticipez-vous la réaction de ces personnes?
  • Possédez-vous suffisamment de connaissances pour répondre aux questions et dissiper les fausses conceptions?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience à l’égard de ces personnes importantes dans votre vie et, surtout, à faire face à toutes réactions négatives éventuelles de leur part?


Enfin, toutes ces questions vous aideront à évaluer votre situation et à prendre votre décision. N’hésitez surtout pas à nous téléphoner, si vous souhaitez en parler davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Doit-on faire son coming-out?

Pas nécessairement. C’est une question infiniment personnelle, et personne ne peut vous obliger à faire votre dévoilement. Telles qu’indiquées précédemment, la prise de conscience, la découverte et l’acceptation de son orientation sexuelle varient dans le temps selon l’individu. De plus, il est important de toujours exercer son jugement avant de faire son coming-out.

Il s’avère toutefois intéressant de préciser que, pour plusieurs personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles, l’affirmation de leur orientation sexuelle a représenté un point tournant dans leur vie, voire un geste libérateur d’une grande importance leur ayant permis de mieux accepter et assumer leur orientation homosexuelle.

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Lorsque l’on décide de faire son coming-out, comment le dire?

Dévoiler son homosexualité ou sa bisexualité est une étape importante parfois difficile à vivre, le dire est toutefois souvent ressenti comme un geste libérateur. Puisque vous ne pouvez pas prévoir avec exactitude la réactions de votre entourage, la prudence suggère d’exercer toujours son jugement lorsque vous choisissez d’en parler à quelqu’un. Il importe de bien évaluer la situation, de choisir la bonne personne et le bon moment. En d’autres mots, il s’avère important de se respecter et de bien se préparer.

Plusieurs scénarios sont envisageables. Voici quelques suggestions :

  • il est préférable de prendre le temps de choisir le bon moment pour révéler votre orientation sexuelle. À titre d’exemple, mieux vaut choisir une période où vos proches et amis ne traversent pas une étape de vie trop bouleversante;
  • selon la qualité de vos relations avec les membres de votre famille, il est généralement plus facile de parler de votre orientation sexuelle avec une amie ou un ami en qui vous avez confiance et qui est susceptible d’être ouvert à l’homosexualité;
  • en abordant aussi le sujet avec une sœur ou un frère compréhensif, vous pourriez, si vous le désirez, lui demander son aide pour annoncer la nouvelle à vos parents;
  • l’écriture représente un autre moyen de divulguer son orientation sexuelle. Certains gais et certaines lesbiennes choisissent d’écrire une lettre. Ainsi, ils peuvent s’exprimer plus facilement, avec plus de précision et sans interruption.

Enfin, gardez toujours à l’esprit que personne ne peut vous obliger à parler de votre orientation sexuelle. Peu importe votre situation, vous êtes libre de dévoiler ou non votre homosexualité ou votre bisexualité.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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C’est quoi faire son coming-out?

Le terme « coming out » désigne le moment où la personne homosexuelle ou bisexuelle dévoile son orientation sexuelle à son entourage. L’expression, qui vient des États-Unis, est un terme abrégé de « to come out of the closet » et se traduit par « sortir du placard ».

Le dévoilement de son orientation sexuelle est une démarche progressive qui est très variable dans le temps, d’un individu à un autre. De plus, tout au long de sa vie, une personne homosexuelle ou bisexuelle devra évaluer si elle souhaite, ou non, divulguer sa différence sexuelle aux nouvelles personnes qu’elle rencontre.

Source : Vaisman, Anne et Maja, Daniel, L’homosexualité à l’adolescence, Comment parvenir à surmonter ses doutes, ses craintes, ses préjugés, mais aussi les préjugés et le regard des autres, Ed. de la Martinière, collection jeunesse, 2002

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Comment parler de mon orientation sexuelle à mes enfants?

La décision de révéler ou non votre homosexualité à vos enfants dépend de plusieurs facteurs dont leur âge, leur ouverture d’esprit à l’égard de l’homosexualité, la réaction que vous anticipez de leur part ainsi que votre niveau d’aisance par rapport à votre orientation sexuelle. L’expérience des parents homosexuels démontre que, à priori, cette annonce peut être bouleversante et provoquer un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Conséquemment, il est probable que vos enfants vivront des réactions diverses. Vous devez vous questionner à savoir si vous êtes prêt à faire face à certains de leurs sentiments tels que la tristesse, la colère, l’incompréhension ainsi que la peur de perdre votre amour et le lien qu’ils ont avec vous. Vous aurez probablement à rassurer vos enfants sur ces points.

Afin de bien vous préparer à toutes les éventualités possibles, nous vous recommandons d’utiliser la liste des questions suivantes qui vous aidera à prendre votre décision :

  • Comment anticipez-vous la réaction de chacun de vos enfants?
  • Comment allez-vous rassurer vos enfants au sujet de votre homosexualité et de votre relation avec eux?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience et à faire face à une réaction négative de leur part?
  • Avez-vous des amis, des parents ou encore un réseau de soutien pour vous appuyer dans votre démarche?

Fort heureusement, une fois le choc passé, il est réconfortant de savoir que de nombreuses familles finissent par accepter cette réalité et continuent à entretenir des relations harmonieuses. Nous vous invitons à nous téléphoner pour en parler davantage avec les intervenants, tous gais et lesbiennes, qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Comment faire mon coming-out dans mon milieu de travail?

Il ne faut pas perdre de vue qu’il appartient à chacun de divulguer ou non son homosexualité dans son milieu de travail. La prudence suggère que la personne homosexuelle soit à l’aise avec son orientation sexuelle, qu’elle soit bien intégrée et appréciée dans son milieu avant de dévoiler son homosexualité. Cela se fait habituellement progressivement. On se confie d’abord à une personne de confiance, à une deuxième et ainsi de suite. Il n’y a pas de règle absolue en ce domaine. Il revient donc à chaque personne d’évaluer les impacts et les conséquences du dévoilement de son orientation sexuelle. Par ailleurs, il est rassurant de savoir que plusieurs gais et lesbiennes ont connu d’excellentes carrières professionnelles sans avoir eu à cacher leur orientation sexuelle.

Source : Revue RG, chronique de Laurent McCutcheon, mai 2006.

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Glossaires

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre (PDF)
Coalition des familles LGBT, la Chaire de recherche sur l’homophobie et Interligne 

Glossaire de l’Association canadienne de psychiatrie

Lexique de la Coalition des familles LGBT (PDF)

Lexique LGBT sur la diversité sexuelle et de genre en milieu de travail (PDF)
Par la Chambre de commerce LGBT du Québec

 

Définitions

Qu’est-ce qu’une personne transsexuelle? Qu’est-ce qu’une personne transgenre?

Trans ou transgenre sont des termes englobant les identités des personnes dont l’identité de genre ne correspond pas au genre assigné à la naissance. Ces identités peuvent comprendre les hommes et les femmes avec un parcours trans ainsi que les personnes :

  • transsexuelles;
  • transgenres;
  • queer;
  • non binaires ou fluide dans le genre.

 

On distingue parfois une personnes transsexuelle d’une personne transgenre en précisant que la personne transsexuelle souhaite faire une « transition », c’est-à-dire modifier son corps par un traitement hormonal ou chirurgical afin qu’il corresponde à son identité de genre.

Source: Définitions sur la diversité sexuelle et de genre [PDF, 973 Ko]

 

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Que signifie le terme allosexuel, altersexuel ou queer?

« Altersexualité » et « allosexualité » sont des traductions proposées pour le mot queer. « Queer est un terme d’origine anglo-saxonne, réapproprié par les communautés LGBT de manière à en faire un symbole d’autodétermination et de libération plutôt qu’une insulte. Il fait référence à toute idée, pratique, personne ou identité allant à l’encontre des normes structurant le modèle social hétéronormatif. En ce sens, le terme connote une autoreprésentation contestataire (2016, Définitions sur la diversité sexuelle et de genre). »

Le mot queer est utilisé par des personnes qui :

  • n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel)
    ou
  • s’identifient à une orientation sexuelle ou à une identité de genre qui n’est pas conforme aux normes sociales
    ou
  • refusent d’être étiquetées selon leur orientation sexuelle ou leur identité de genre

Le terme altersexualité ou queer englobe tous les genres et les orientations sexuelles. Il s’agit d’un terme plus fluide (comparativement à gai, bisexuel, lesbienne, hétérosexuel, homme et femme, qui sont des termes plus fixes) qui permet de reconnaître une différence, sans avoir à la définir de manière rigide.


Sources:

Définitions sur la diversité sexuelle et de genre. (2016)  [En ligne] http://interligne.co/wp-content/uploads/2014/04/Definitions-diversite-sexuelle-et-de-genre.pdf

altersexuel. (2014, janvier 17). Wiktionnaire. [En ligne] http://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=altersexuel&oldid=15645191.

Dictionnaire SansAgent. (Sans date). Allosexuel, [En ligne], http://dictionnaire.sensagent.com/ALLOSEXUEL/fr-fr/#Altersexualit.C3.A9

Gauthier, Yves. (2003). Génocide d’un trait culturel, Fugues, [En ligne], http://www.fugues.com/233872-article-genocide-d-un-trait-culturel.html

PFLAG. (Sans date). A definition of “Queer”, [En ligne], http://community.pflag.org/abouttheq

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Qu’est qu’un travesti, qu’est qu’un personnificateur féminin?

Le travestisme est le fait de porter des vêtements de l’autre sexe, indépendamment de l’identité et de l’orientation sexuelles. De fait, un travesti peut aussi bien être hétérosexuel, bisexuel qu’un homosexuel.

Un personnificateur féminin quant à lui est une personne qui s’habille en femme dans le but d’en faire un spectacle. Il essaie généralement de reproduire les traits d’une idole.

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Qu’est-ce que l’identité de genre?

L’identité de genre se traduit chez toutes les personnes, peu importe l’orientation sexuelle, par le sentiment ou l’expérience individuelle d’être un homme, une femme ou d’être de genre neutre ou fluide et ce peu importe le sexe biologique ou assigné à la naissance.

 

 

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Qu’est-ce qu’une personne-aux-deux-esprits ou bispirituelle?

Personne qui, selon la tradition autochtone, a deux esprits, l’un féminin et l’autre masculin.

Source : www.homophobie.org

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Qu’est-ce que la transphobie?

La transphobie est une attitude négative ou un sentiment négatif ou une aversion envers les personnes transidentitaires (transgenres, transsexuelles).

Cette attitude négative peut s’étendre à quiconque ne se conforme pas aux normes sociales établies en matière d’identité de genre. La transphobie désigne aussi les pratiques institutionnelles qui découlent de ces préjugés.

Source : homophobie.org et Aide aux trans du Québec

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Que signifie le sigle LGBTI?

Ce sigle désigne les personnes ou les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et intersexuées.

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Qu’entend-on par transition?

La transition désigne le processus physique et émotionnel dans lequel une personne s’engage lorsqu’elle abandonne le rôle social associé au sexe de naissance pour adopter une nouvelle identité de genre. Ce processus est différent pour chaque individu. La démarche de transition peut comprendre — ou non — l’adoption d’un nouveau nom, de nouveaux vêtements, de nouveaux pronoms, le recours au traitement hormonal substitutif, à la chirurgie, etc.

 

Source : Aide aux trans du Québec.

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Qu’est-ce qu’une personne non-binaire?

« Non-binaire » est un terme parapluie qui rassemble toutes les identités de genre qui ne se conforment pas au système binaire (donc ni exclusivement homme, ni exclusivement femme).

Source :

Unique en son genre. Glossaire. Repéré à http://uniqueensongenre.eklablog.fr/glossaire-p1080960

 

 

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Coming out

Comment faire un coming out trans?

Il est d’abord important de rappeler que c’est votre choix de faire ou non votre coming out trans. Vous ne devriez pas être forcé(e) de le faire si vous ne le voulez pas, ou que vous ne vous sentez pas prêt(e). Le coming out peut être un processus éprouvant, et il n’y a que vous qui puisse savoir si et quand vous êtes prêt(e), et à qui vous désirez en parler.

Toutes les expériences de coming out sont uniques, mais certaines étapes peuvent généralement faciliter le processus. Le coming out est rarement complètement positif, ou complètement négatif. Il risque d’y avoir de bons et de mauvais moments. Il est donc important de réfléchir aux avantages que peut vous apporter le fait de faire votre coming out, ainsi que les considérations à prendre en compte. Parmi les avantages, on peut compter : vivre de façon plus authentique, se libérer d’un fardeau, rencontrer des gens comme soi, devenir un modèle pour d’autres personnes, briser les stéréotypes. Du côté des considérations,  il y a la possibilité de transphobie, le risque d’avoir des réactions négatives, le manque de compréhension de la part de certaines personnes et le long processus de transition.

Les étapes suivantes peuvent vous aider à préparer votre coming out :

  1. Assurez-vous d’être prêt(e) à en parler. Il est important que vous le fassiez parce que vous voulez le faire, et non parce que vous sentez une pression à en parler.
  2. Informez-vous et soyez prêt(e) à répondre à des questions. En étant plus informé(e) sur ce que vous vivez, il vous sera plus facile de transmettre les connaissances et informer les gens à qui vous en parlez. De plus, il est possible que l’on prenne votre démarche plus au sérieux.
  3. Recherchez du soutien. Il est possible d’en trouver de différentes façons; auprès des amis, d’un organisme trans, d’une communauté d’internautes (forum de discussion, par exemple), ou de groupes de discussion.
  4. Réfléchissez à qui, quand et où vous souhaitez en parler. Il peut être aidant de parler avec une personne en qui vous avez particulièrement confiance, dans un endroit neutre et sécuritaire et d’être sur(e) d’avoir suffisamment de temps pour discuter.
  5. Décidez des mots que vous voulez utiliser. Tentez d’être le plus naturel(le) possible, de ne pas trop donner d’informations d’un seul coup et de rester calme.
  6. Soyez prêt(e) à toutes sortes de réactions. Gardez en tête que la nouvelle peut être très surprenante pour certaines personnes, et que leur réaction peut l’être tout autant. Il se peut également que ces personnes ne connaissent pas de personne trans ou ne soient pas informées sur les réalités trans.
  7. N’oubliez pas que la première réaction des gens ne reflète peut-être pas ce qu’ils pensent vraiment. Il est important de laisser les gens réfléchir à ce que vous leur avez annoncé, et s’habituer à l’idée. Vous avez vous-même passé par le même processus.

 

Certains organismes sont là pour vous aider. N’hésitez pas à chercher de l’aide avant ou après le coming out, en fonction de vos besoins.

 

Source : LGBT Youth Scotland.(Sans date). Coming out : A coming-out guide for trans young people, [En ligne], http://www.teni.ie/attachments/664c0589-3011-46a5-a6a3-28269015b71b.PDF

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Comment un parent, un ami ou un confident doit-il réagir lorsque quelqu’un lui confie son désir de se travestir ou de changer de genre?

Lorsque l’on reçoit une confidence de la part d’une personne à propos de son identité de genre, on peut spontanément être surpris(e), choqué(e) et prendre la nouvelle difficilement. Ces sentiments sont valides, et propres à chacun.

Il est possible que vous ayez besoin d’une période d’adaptation. Il est important de respecter votre rythme tout en gardant une relation la plus ouverte et la plus saine possible avec la personne qui vous a fait cette confidence. Dites-vous que cette personne vit également des émotions fortes et difficiles et qu’elle se confie à vous par confiance. Ainsi, l’acceptation et l’accueil sont les meilleures façons de recevoir ses confidences. Votre enfant, ami(e) ou confident(e) aura besoin de soutien et d’aide pendant son cheminement.  Il ou elle vient probablement vers vous avec le besoin de se sentir aimé(e) et soutenu(e). L’important, c’est donc idéalement de continuer d’avoir à cœur le bien-être et la santé de cette personne, de pouvoir lui dire qu’on l’aime.

Vous aurez probablement des questions par rapport à ce qu’elle ou il vit, et cela est tout à fait compréhensible. Si le temps est bien choisi pour discuter, n’hésitez pas à lui faire part de vos questionnements, pourvu que cela reste respectueux.

Pour mieux comprendre ce qu’est la transidentité et ce qui la distingue du travestisme,  consultez l’onglet « Définitions » de notre section sur la transidentité.

Pour pousser plus loin votre recherche d’information sur la transidentité, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants : L’aide aux transsexuel(le)s du Québec (www.atq1980.org), Action Santé Travesti(e)s et Transsexuel(le)s du Québec (www.astteq.org/), A Deux Mains/Head and Hands (headandhands.ca), Transidentite.fr – Groupe d’étude sur la transidentité (http://transidentite.fr)

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Général

Comment trouver des professionels de la santé?

Interligne peut vous diriger vers des cliniques médicales et des professionnels de la santé physique ou mentale, vers des ressources avec lesquelles nous n’éprouverez pas de craintes face à votre identité de genre. Si, toutefois, il vous arrivait d’être victime de discrimination, de transphobie ou d’homophobie en consultant une personne œuvrant dans le domaine de la santé, vous pourriez porter plaintes aux différentes instances afin de recevoir des soins adéquats (ex : les directions d’établissements de la santé, les ordres professionnels concernés, etc).

Voici quelques sites Internet et documents au sujet de la santé des communautés LGBTQ+ et la santé en général :

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Sexualité

Qu’est-ce que la pénétration anale?

La pénétration anale, aussi appelée sodomie, fait partie de la diversité des pratiques sexuelles qu’un individu choisit ou non d’explorer et d’adopter lors de ses rapports sexuels. Elle consiste à introduire le jouet sexuel, les doigts ou le pénis en érection dans l’anus, puis le rectum, de son ou sa partenaire. En fait, la pratique de la sodomie est une question de préférences et de choix très personnels qu’une personne, qu’elle soit homosexuelle, bisexuelle ou hétérosexuelle, intègre sur le plan de sa sexualité. Il s’agit de connaître et de respecter son corps ainsi que ses limites. Évidemment, il est crucial de garder à l’esprit que le sexe anal sans condom, ou à l’aide de jouets sexuels qui n’ont pas été correctement lavés, expose davantage au risque de contracter le VIH et toutes les ITS, sans exception. C’est pourquoi l’utilisation du condom pour cette pratique est fortement recommandée. Il est également très important de bien laver les jouets sexuels et d’éviter de les échanger entre partenaires. Les sites Clinique médicale l’ActuelPortail VIH/sida du QuébecÀ deux mains (pour les jeunes de 25 ans et moins) et Rézo Santé (pour hommes) sont d’excellentes ressources en matière de santé sexuelle. Nous vous encourageons fortement à les consulter.

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Existe-t-il un risque de transmission des ITSS entre femmes?

C’est un mythe très répandu de croire que les relations sexuelles entres femmes sont exemptes de risques. Bien que la plupart des relations sexuelles entre femmes soient moins à risque, il n’en demeure pas moins que la transmission des infections transmissibles sexuellement et par le sang est possible. Ainsi, la pratique du sécurisexe (digue dentaire et condom sur objets sexuels, par exemple) permet une meilleure protection de la santé sexuelle. Pour plus de détails sur la santé sexuelle chez les lesbiennes, nous vous encourageons à consulter la section du site web de la Clinique médicale l’Actuel dédiée à la santé sexuelle LGBT, qui contient également une rubrique sur la santé sexuelles des femmes lesbiennes et bisexuelles.

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

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Je voudrais faire l’amour avec mon copain, mais j’ai peur de lui faire mal. Comment faire pour diminuer la douleur?

La pénétration anale, ou sodomie, est une pratique sexuelle souvent associée au sexe entre hommes. Cela dit, elle fait partie d’une grande diversité d’autres pratiques sexuelles (comme, entre autres, la fellation et la masturbation) qu’il est possible d’explorer et de pratiquer, peu importe son orientation sexuelle. Il est à la discrétion de chaque personne et chaque couple de l’incorporer dans sa sexualité ou non.

La pénétration anale peut être douloureuse. Il est très important d’être à l’écoute de son partenaire afin de diminuer les douleurs possibles, et il est préférable de la pratiquer graduellement, c’est-à-dire en introduisant le pénis en érection, le doigt ou l’objet sexuel petit à petit en respectant les limites de chacun ou chacune. Il est également primordial d’utiliser le condom associé à un lubrifiant qui n’altère pas le latex, et de bien laver les jouets sexuels. Les sites Clinique médicale l’Actuel, Portail VIH/sida du Québec, À deux mains (pour les jeunes de 25 ans et moins) et Rézo Santé (pour hommes) sont d’excellentes ressources en matière de santé sexuelle et peuvent répondre davantage aux questions concernant la protection et la sexualité.

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Quelles sont les pratiques sexuelles sécuritaires?

Pour toutes les questions liées à la santé et à la prévention du VIH/Sida et des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) chez les hommes, nous vous référons au site web créé par Rézo. Étant un organisme communautaire œuvrant, depuis 1991, auprès des hommes gais, bisexuels ou ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, Rézo offre non seulement un site web riche en information en matière de santé sexuelle mais également divers programmes gratuits de promotion de la santé et de prévention du VIH/sida et des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

Le site Portail VIH/sida du Québec contient également beaucoup d’information sur le VIH, la vie avec le VIH et les traitements. Une ligne d’information sans frais sur le VIH, l’hépatite C et les ITSS est aussi offerte. Enfin, l’organisme propose des conférences sur les traitements et des formations (VIH-101) pour les bénévoles et les intervenants des organismes communautaires.

Pour plus de détails sur la santé sexuelle chez les hommes gais, nous vous encourageons aussi à consulter la section du site web de la Clinique médicale l’Actuel dédiée à la santé sexuelle LGBT, qui contient également une rubrique sur la santé sexuelles des hommes homosexuels et bisexuels.

Rézo
2075, rue Plessis, local 207
Montréal (Québec)
Tel : 514 521-7778
www.rezosante.org

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Québec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

Portail VIH/sida du Québec
Sans-frais: 1-877-Portail (767-8245)
Région de Montréal : (514) 523-4636
http://pvsq.org/

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J’ai eu une relation sexuelle à risque avec une personne séropositive hier. J’ai entendu parler de la « pilule du lendemain ». Comme puis-je avoir de l’information à ce sujet?

« La pilule du lendemain » fait référence au traitement post-exposition, dit « prophylactique ». Il ne s’agit pas d’une simple pilule, mais bien d’un traitement d’environ un mois offert aux personnes venant d’être exposées à une situation à risque avec une personne séropositive (blessure accidentelle avec un objet souillé de sang, rapport sexuel non protégé, préservatif percé, échange de seringue, etc.).

Pour en savoir plus, nous vous invitons à regarder cette vidéo de la clinique l’Actuel :

En cas d’urgence, nous vous encourageons à faire appel au service d’urgence du CHUM, accessible 24 h/24.
Afin d’obtenir de plus amples informations, nous vous suggérons fortement de faire appel aux ressources suivantes qui sont spécialisées en matière de santé LGBT:

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

Clinique médicale Quartier Latin
905, boul. René-Lévesque Est
Montréal (Québec)
Téléphone : 514 285-5500
www.cliniquequartierlatin.ca

CLSC des Faubourgs
1705, rue de la Visitation
Montréal (Québec)
Téléphone : 514-527-2361

À deux mains (12 à 25 ans)
5833, rue Sherbrooke O.
Montréal, QC H4A 1X4
tel: (514) 481-0277
fax: (514) 481-2336
info@headandhands.ca
headandhands.ca

Portail VIH/sida du Québec
Sans-frais: 1-877-Portail (767-8245)
Région de Montréal : (514) 523-4636
http://pvsq.org/

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Transition

Quels sont les effets des hormones pour une transition homme vers femme (MtF), et quand ressentirai-je des changements?

Dans le cadre d’une transition homme vers femme (MtF), les anti-androgènes (inhibiteurs de la testostérone) et les œstrogènes sont la médication la plus fréquemment prescrite. Parfois, certaines personnes se voient également prescrire de la progestérone. Mais comme peu de recherches ont été effectuées à l’égard de cette hormone, ses effets ne sont pas discutés dans cet article.

La prise d’anti-androgènes et d’œstrogènes amène différents changements d’ordre physique, physiologie et psychologique. Il est primordial de se rappeler que les changements décrits ci-dessous, ainsi que le degré et la vitesse auxquels ils surviennent, sont différents pour chaque personne. Certains peuvent même ne pas se produire.

Parmi les changements physiques possibles, on trouve une diminution de la grosseur des testicules, la perte de la masse et du volume musculaires, le développement des seins et des mamelons, une diminution de la pilosité corporelle, la redistribution des graisses dans le corps (notamment au niveau de cuisses, du bassin, des hanches, des seins, des bras) vers un modèle plus « féminin », l’adoucissement et l’amincissement de la peau (surtout sur le visage) et un arrêt ou un ralentissement de la calvitie « masculine ». Notez que la prise de cette médication n’a pas d’effet notable sur la voix. Il est par contre possible de la travailler avec des exercices.
Sur le plan physiologique, on recense les changements suivants : augmentation du rythme cardiaque, baisse du désir sexuel, incapacité à obtenir une érection suffisante pour la pénétration, incapacité à créer ou éjaculer le sperme amenant ainsi à l’infertilité.

Pour ce qui est des changements psychologiques, ceux-ci diffèrent pour chaque personne. Il est important de garder en tête que le traitement change votre corps, mais pas votre personnalité. Vous resterez la même personne à l’intérieur.
Voici deux tableaux, tirés de Vancouver Coastal Health, CSAC et Transcend (2006), offrant une moyenne du temps que prennent différents changements à survenir. Rappelons que certains changements peuvent ne pas se produire.

Les changements typiques venant des anti-androgènes
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets du blocage de la testostérone
1 à 3 mois après le début du traitement

  • Baisse du désir sexuel.
  • Diminution des cas d’érection matinale ou d’érection spontanée : certaines personnes MtF ont de la difficulté à obtenir une érection, lorsqu’excitée sexuellement.
  • Diminution de l’habileté à créer le sperme et le liquide éjaculatoire.

Changements graduels (généralement jusqu’à au moins 2 ans après le début du traitement)  

  • Croissance plus faible des poils corporels.
  • Croissance plus faible ou arrêt de la calvitie plus «masculine».
  • Léger grossissement de la poitrine.

Il n’est pas possible de choisir les changements des anti-androgènes sur son corps.

 

Les changements typiques venant des œstrogènes
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets des œstrogènes
Changements graduels (maximum jusqu’à 1 ou 2 ans après le début du traitement)

  • Adoucissement de la peau.
  • Diminution de la masse musculaire et augmentation de la masse adipeuse.
  • Redistribution des graisses selon un modèle plus «féminin».
  • Baisse de désir sexuel.
  • Diminution des cas d’érection matinale ou d’érection spontanée : certaines personnes MtF ont de la difficulté à obtenir une érection rigide ou tout simplement une érection, lorsqu’excitée sexuellement.
  • Diminution de l’habileté à créer le sperme et le liquide éjaculatoire.

Changements graduels (généralement jusqu’à au moins 2 ans après le début du traitement)  

  • Grossissement des mamelons et de la poitrine.
  • Croissance plus faible des poils faciaux et corporels.
  • Croissance plus faible ou arrêt de la calvitie plus «masculine».
  • Diminution de la taille des testicules.

Il n’est pas possible de choisir les changements des œstrogènes sur son corps.

Certains changements peuvent être indésirables pour plusieurs personnes. Alors que certains changements sont permanents (comme le grossissement des seins et la stérilité), la plupart sont réversibles à l’arrêt du traitement.

Pour plus de renseignements, ou pour du soutien sur l’hormonothérapie, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants :

 

Sources :

Vancouver Coastal Health, Transcend Transgender Support & Education Society and Canadian Rainbow Health Coalition. (2006). Trans Care: Gender Transition, http://www.camh.ca/en/hospital/care_program_and_services/hospital_services/Documents/hormones-MTF.pdf

Hormone Health Network. Endocrine Treatment of Transsexual Persons (2009). http://www.hormone.org/~/media/Hormone/Files/Patient%20Guides/Mens%20Health/PGTreatmentTranssexual_2014.pdf

Projet 10 et ASTT(E)Q (2006) Un dépliant pour les personnes qui désirent avoir de l’info sur la transition de genre. http://ftmgay.blogspot.ca/2008/02/dpliant-traitement-hormonal-homme-femme.html

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Quels sont les effets des hormones pour une transition femme vers homme (FtM), et quand ressentirai-je des changements?

La prise de testostérone, l’hormone principale prescrite lors de l’hormonothérapie dans le cadre d’une transition femme vers homme (FtM), amène différents changements au niveau physique, physiologie et psychologique. Il est primordial de se rappeler que les changements ci-dessous, ainsi que le degré et la vitesse auxquels ils surviennent, sont différents pour chaque personne. Certains peuvent même ne pas se produire.

Parmi les changements physiques possibles, on trouve une modification de l’apparence du sexe (grossissement du clitoris), la descente de la voix, l’intensification de la barbe et de la pilosité, le reculement de la ligne des cheveux, l’augmentation de la masse musculaire, un changement dans la répartition des graisses et de la silhouette, l’épaississement de la peau et un renforcement de l’ossature.

Au niveau physiologique, on recense les changements suivants : augmentation du rythme cardiaque (entraînant une plus grande sensibilité à la chaleur et une augmentation de la transpiration), arrêt des menstruations, atrophie de l’utérus, crampes aux niveaux des ovaires, augmentation de l’odeur corporelle, accroissement du désir sexuel, hausse d’énergie et diminution des heures de sommeil.

Pour ce qui est des changements psychologiques, ceux-ci diffèrent pour chaque personne. Il est important de garder en tête que le traitement change votre corps, mais pas votre personnalité. Vous resterez la même personne à l’intérieur.

Voici un tableau, tiré de Vancouver Coastal Health, CSAC et Transcend (2006), offrant une moyenne du temps que prennent différents changements à survenir. Rappelons que certains changements peuvent ne pas se produire.

Les changements typiques venant de la testostérone
(variables selon les personnes)
Temps moyen Effets de la testostérone
1 à 3 mois après le début du traitement

  • Augmentation du désir sexuel
  • Sécheresse vaginale
  • Grossissement du clitoris (1-3 centimètres en moyenne)
  • Augmentation du sébum sur la peau et de l’acné
  • Augmentation de la croissance, de la rudesse et de l’épaisseur des poils sur les bras, les jambes, le torse, le dos et l’abdomen.
  • Augmentation de la masse musculaire et de la force
  • Redistribution des graisses selon un modèle plus « masculin ».

1 à 6 mois après le début du traitement  

  • Arrêt du cycle menstruel
3 à 6 mois après le début du traitement  

  • Début du changement de la voix (mue, abaissement)
1 an et plus après le début du traitement  

  • Croissance graduelle des poils sur le visage (peut prendre de 1 à 4 ans après le début du traitement pour une croissance complète)
  • Possibilité de types de calvitie.
Il n’est pas possible de choisir les changements de la testostérone sur son corps.

 

Certains changements peuvent être indésirables pour certaines personnes et certains changements sont irréversibles.

Pour plus de renseignements, ou pour du soutien sur l’hormonothérapie ou la réassignation de sexe, nous vous conseillons de communiquer avec les organismes suivants :

Sources :

Vancouver Coastal Health, Transcend Transgender Support & Education
Society and Canadian Rainbow Health Coalition. (2006). Trans Care: Gender Transition, http://www.camh.ca/en/hospital/care_program_and_services/hospital_services/Documents/hormones-FTM.pdf.

FTM.info, Les effets de la testo (2006). http://www.ftm-transsexuel.info/medical/hormones/les-effets-de-la-testo.html#physiologique

Hormone Health Network. Endocrine Treatment
of Transsexual Persons (2009). http://www.hormone.org/~/media/Hormone/Files/Patient%20Guides/Mens%20Health/PGTreatmentTranssexual_2014.pdf

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Discrimination et violence

Y a-t-il une cause à l’homophobie?

L’homophobie est une réalité encore bien présente dans notre société. Près de 90 % des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et trans rapportent avoir été victimes d’une forme d’homophobie quelconque.

Si les études n’arrivent pas à identifier une cause claire de l’homophobie chez une personne, elles ont malgré tout recensé une liste de facteurs qui pourraient contribuer à l’homophobie :

  • La méconnaissance de la sexualité en général
  • La peur de ceux et celles qui sont différents de soi
  • De fortes croyances à des textes ou mouvements religieux homophobes
  • L’incapacité à changer des informations reçues durant l’enfance
  • Une faible estime de soi entrainant le besoin de détester d’autres groupes de personnes
  • La peur de l’homosexualité
  • L’incapacité d’accepter sa propre attirance envers le même sexe
  • Le renforcement du modèle rigide de l’hétérosexualité et des rôles de genre  par les agents importants de notre société : la famille, le système d’éducation, le gouvernement, les médias, le système légal, etc.
  • La présence de sexisme et de la domination masculine
  • Le sentiment d’aversion qu’une personne hétérosexuelle peut avoir envers l’idée d’avoir une relation avec une personne du même sexe. Comme les relations avec le même sexe ne sont pas un comportement qui vient naturellement chez ces personnes, certaines d’entre elles généralisent ce sentiment à tous et à toutes et concluent qu’il est impossible que l’homosexualité soit vécue positivement par d’autres personnes.

 

Dans la majorité des cas, l’homophobie est liée à des croyances et à une méconnaissance des réalités LGBT. Parfois, une personne homophobe n’a simplement rien connu d’autre que ce qu’on lui a appris dans son enfance. Voilà pourquoi il est important d’expliquer afin d’ouvrir l’esprit à de nouvelles informations.

Sources :

Henrey E. Adams, Lester W. Wright Jr., et Bethany A Lohr (1996). Is Homophobia Associated With Homosexual Arousal?, Journal of Abnormal Psychology, Vol. 105., No. 3, pp. 440-445

Ontario Consultants on Religious Tolerance (2006), What Causes Homophobia?, http://www.religioustolerance.org/hom_fuel1.htm.

Lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, questioning and ally Ressource Center. (Sans date). Homophobia, http://glbtss.colostate.edu/homophobia (consultée le 20 janvier 2015).

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Je vis dans un pays où l’homosexualité est très mal vue, ou même illégale. Comment faire pour demander asile ou pour immigrer au Canada?

Certains organismes existent afin d’aider les personnes LGBT qui souhaitent immigrer ou faire une demande d’asile au Canada. Parmi ces organismes, on trouve LEGIT, Au-delà de l’arc-en-ciel et AGIR. De plus, des organisations gouvernementales comme SEDAV, Immigration-Québec et Citoyenneté et Immigration Canada peuvent vous aider et vous renseigner sur les démarches et le processus d’immigration.

L’équipe de Gai Écoute vous souhaite la meilleure des chances et vous invite à nous joindre par clavardage si vous ressentez le besoin de parler de votre situation.

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Qui sont les opposants majeurs à l’homosexualité ?

À la base, tout le monde peut s’opposer à l’homosexualité, car l’éducation, les croyances et les courants de pensées sont la source de l’homophobie. En effet, les croyances qui stipulent, par exemple, que l’homosexualité est anormale, contre nature ou une maladie mentale persistent encore, bien que les mœurs tendent à changer au Canada depuis les années 1990. L’éducation et la socialisation ainsi que la personnalité des individus joueront donc un rôle important dans l’homophobie. Il est vrai que certains courants religieux ou cultures dans le monde sont davantage fermés à l’homosexualité et s’y opposent publiquement par des lois et règles sociales, entre autres. Cependant, on ne peut mettre de l’avant un groupe en particulier puisque l’éducation et la désinformation qui nourrissent les préjugés envers les personnes LGBT font parties de toutes les cultures, classes et générations. C’est dans l’espoir de voir naître un monde sans homophobie et transphobie que les différents groupes des communautés LGBT travaillent à faire valoir leurs droits et à obtenir une reconnaissance sociale à part égale.

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Maintenant que les personnes homosexuelles ont le droit de se marier, pourquoi parler encore d’homosexualité?

Cette question traduit une réalité, soit celle de l’égalité juridique. En 35 ans, particulièrement au Québec, les personnes homosexuelles ont obtenu une pleine égalité juridique. La législation ne fait plus de distinction entre les droits d’une personne ou d’un couple hétérosexuel ou homosexuel. Cette réalité amène à croire qu’il n’y a plus de problèmes. Or, cela n’est pas vrai.

L’homosexualité, malgré l’évolution de notre société, demeure malheureusement toujours sujette à discrimination et est encore parfois en butte à des propos ou à des actes homophobes. Conséquemment, il y a encore beaucoup à faire au sujet du droit à l’égalité sociale. Cette dernière pose un grand défi pour notre société, et elle sera atteinte par l’adoption d’une politique qui favorisera le respect et la dignité des personnes homosexuelles, et ce, dans toutes les sphères de la société.

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples lesbiens?

La violence conjugale, n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples lesbiens peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux lesbiennes qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale et pour celles qui exercent une forme de violence envers leur conjointe. Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous encourageons à consulter les sites suivants :

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples gais?

La violence conjugale n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples gais peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux hommes gais qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale (victime ou agresseur). Ceux qui désirent obtenir des informations à ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

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Depuis que j’ai dit que je suis gai ou lesbienne, mon frère ne veut plus que je voie ses enfants.

Pour la plupart des personnes LGBT, le dévoilement de son orientation sexuelle à sa famille représente une étape des plus difficiles. Mal informés au sujet de l’homosexualité et aux prises avec des préjugés, certains de leurs proches peuvent avoir plus de difficultés que d’autres à accepter cette réalité. Parfois, il arrive qu’ils adoptent une attitude de déni et de rejet qui peut, dépendamment de leur personnalité et de leur sensibilité au jugement, blesser profondément.

Dans ce cas, il devient nécessaire de laisser du temps à ces personnes pour qu’ils fassent leur propre cheminement vers l’acceptation, tout comme les personnes lesbiennes, gaies ou bisexuelles ont eu besoin de temps pour accepter et assurer leur orientation sexuelle. À force de dialogues et d’écoute, plusieurs de ces proches qui, au départ, avaient mal réagi à cette nouvelle réalité, arrivent à la démystifier et l’accepter.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Quels sont mes recours face à l’homophobie vécue dans mon milieu de travail?

La discrimination et le harcèlement fondés sur l’orientation sexuelle sont qualifiés d’homophobie et font références à des notions juridiques particulières, édictées par des lois tant canadiennes que provinciales. Depuis le 1er juin 2004, le Québec s’est donné d’une loi pour contrer le harcèlement psychologique en milieu de travail. La Loi québécoise sur les normes du travail prévoit un recours en cas de harcèlement psychologique pour tout salarié, qu’il soit syndiqué, non syndiqué ou cadre supérieur.

De même, si vous êtes victime d’homophobie en milieu de travail, vous avez des droits, et ce, peu importe votre niveau hiérarchique dans l’entreprise. Toutefois, l’endroit désigné pour exercer votre recours varie selon le secteur de notre milieu de travail, soit public ou privé, et ce, que vous soyez un salarié syndiqué ou non syndiqué.

  • Salarié non syndiqué assujetti à la Loi sur les normes du travail, incluant les cadres supérieurs :
    Commission des normes du travail
    Service des renseignements
    Région de Montréal : 514 873-7061
    Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 265-1414
    www.cnt.gouv.qc.ca
  • Salarié syndiqué : syndicat dont le salarié fait partie
  • Salarié de la fonction publique non régi par une convention collective, incluant les membres et les dirigeants d’organismes :
    Commission de la fonction publique : 418 643-1425
    Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 432-0432

Pour connaître vos droits, vous pouvez également communiquer avec la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, www.cdpdj.qc.ca ou 1 800 361-6477. Par ailleurs, le site www.homophobie.org créé à l’initiative de la Fondation Émergence, contient de l’information fort pertinente sur l’homophobie en général.
Source : www.homophobie.org

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Est-ce que ça existe la violence conjugale chez les couples de même sexe?

La violence conjugale, n’épargne pas les couples de même sexe. Les couples gais et lesbiens peuvent aussi vivre des difficultés de violence conjugale pouvant se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique. Il est important de savoir qu’il existe quelques ressources spécialisées pour venir en aide aux lesbiennes et gais qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale (victime ou agresseur/agresseure). Ceux et celles qui désirent obtenir des informations à ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

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Depuis que j’ai dit que je suis gai ou lesbienne, mon frère ne veut plus que je vois ses enfants.

Pour la plupart des personnes LGBT, le dévoilement de son orientation sexuelle à sa famille représente une étape des plus difficiles. Mal informés au sujet de l’homosexualité et aux prises avec des préjugés, certains de leurs proches peuvent avoir plus de difficultés que d’autres à accepter cette réalité. Parfois, il arrive qu’ils adoptent une attitude de déni et de rejet qui peut, dépendamment de leur personnalité et de leur sensibilité au jugement, blesser profondément.

Dans ce cas, il devient nécessaire de laisser du temps à ces personnes pour qu’ils fassent leur propre cheminement vers l’acceptation, tout comme les personnes homosexuelles ont eu besoin de temps pour accepter et assurer leur orientation sexuelle. À force de dialogues et d’écoute, plusieurs de ces proches qui, au départ, avaient mal réagie à cette nouvelle réalité, arrivent à la démystifier et l’accepter.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999.

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Existe-t-il des refuges ou des maisons d’hébergement pour les personnes LGBTQ+ qui se retrouvent en situation d’itinérance ou à risque d’itinérance? Est-ce que certaines viennent plus précisément en aide aux jeunes?

Il n’existe pas de refuge ou de maison d’hébergement exclusivement pour les personnes LGBTQ+ en situation d’itinérance encore au Québec. En Ontario, la YMCA’s Sprott House de Toronto, la première maison d’hébergement pour jeunes LGBTQ2S, est ouverte depuis 2015.

Cependant sur le territoire québécois, il y a un éventail de ressources d’urgence à court, moyen et long terme pour les jeunes itinérants ou à risque d’itinérance. Leurs missions et leurs clientèles sont variées. En effet, il y a des auberges pour mineurs, majeurs, femmes, hommes ou encore mixtes. Mais, en aucun cas, les critères d’admission ne sont basés sur l’orientation sexuelle de la personne. Elles sont plutôt fondées sur la volonté et la capacité de la personne à améliorer ou changer sa situation d’itinérance. Par contre, chaque maison d’hébergement pourrait adopter une approche pour mieux intégrer une personne lesbienne ou trans (par exemple) au reste du groupe.

Bien qu’il n’y ait pas de politique clairement établie pour protéger les jeunes LGBTQ dans les refuges ou maison d’hébergement au Québec, certains endroits sont reconnus par le milieu comme étant inclusifs.

 

Montréal :

Passage
1 514 875-8119
Ressource d’hébergement et d’insertion pour jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.
http://www.maisonpassages.com/
C.P. 1414, succursale Desjardins, Montréal, Qc, H5B 1H3
info@maisonpassages.com

Le Bunker
1 514 524-0029
Une maison d’hébergement d’urgence, mixte, pouvant recevoir 17 jeunes âgés de 12 à 21 ans.
http://danslarue.org/
Bureaux de Dans la Rue – 533, rue Ontario Est, Bureau 450
info@danslarue.org

Ailleurs au Québec :

Auberges du Cœur
1 866 992-6387
Aider les jeunes sans-abri à sortir de l’errance.
http://www.aubergesducoeur.com/les-auberges-du-coeur.html
info@aubergesducoeur.com

 

Toronto :

YMCA Sprott House
1(647)438-8383
Héberge les jeunes LGBTQ2S en difficultés âgés entre 16 et 24 ans.
http://ymcagta.org/youth-programs/youth-housing
21 Walmer Road ,Toronto, ON,  M5R 2W7
sprott@ymcagta.org

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