La bisexualité

Du latin bi- « deux » – est souvent définie comme le fait de ressentir de l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour deux genres ou plus, souvent le sien et un autre.
La pansexualité

Où pan- signifie « tout » – réfère à l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour toute personne, sans égard à son sexe ou son genre. Ce terme a été proposé de façon à reconnaître plus clairement la pluralité des genres et des identités.
Il faut retenir que ces définitions sont théoriques. En pratique, chaque personne vit son orientation d’une façon qui lui est propre. Le choix d’utiliser ou non une étiquette et les raisons derrière ce choix sont personnels. Par exemple, une personne s’affirmant bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est binaire (masculin/féminin) et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide. Ainsi, plutôt que de parler des différences entre la bisexualité et la pansexualité, il est plus pertinent de parler de ce que ces orientations ont en commun, soit l’attirance pour plus d’un genre.
Si tu te poses des questions sur ton orientation sexuelle, n’hésite pas à contacter la ligne d’écoute d’Interligne au 1 888 505-1010 ou à communiquer avec Interligne par clavardage.
Sources
- Bi.org (S.d.). What is the difference between bisexual and terms like pansexual, polysexual, omnisexual, ambisexual, and fluid?
- The Trevor Project. (2023). Pansexuality: What It is, What It Isn’t
- Fédération des jeunes francophones du N.-B. (2016). Guide sur la création et la mise en œuvre d’un comité de la diversité sexuelle, de genre et leurs allié(e)s dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick
Il arrive parfois que certaines personnes commencent par s’identifier comme bisexuelles, puis se rendent finalement compte qu’elles sont homosexuelles. Cependant, la bisexualité est une orientation sexuelle à part entière qui mérite d’être reconnue pour ce qu’elle est. Les personnes bisexuelles font face à plusieurs préjugés, autant dans la société en général que dans les communautés LGBTQ+. Selon certains, la bisexualité serait « une phase » et les personnes bisexuelles « n’arriveraient pas à se décider sur leur orientation sexuelle ».
Cela est faux. La bisexualité, tout comme l’homosexualité ou l’hétérosexualité, se place sur une multitude de sexualités où les personnes bisexuelles sont attirées par deux genres ou plus. Il peut arriver qu’une personne bisexuelle ait une préférence pour un genre, mais cela ne change pas le fait qu’elle soit attirée par deux genres ou plus. Ainsi, le fait d’avoir une préférence pour un genre ne veut pas dire que cette personne transitionne vers une autre orientation sexuelle.
« Notons que l’hétérosexualité peut également être une étape d’un questionnement sur son orientation sexuelle, mais on ne remet pas en question sa validité pour autant ! » (Dubuc, 2017).
Sources
- Gouvernement du Québec. (2009). Bien vivre son orientation sexuelle
- Dubuc, D. (2017). Les mots de la diversité liés au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle

L’aromantisme est un terme parapluie incluant les personnes qui ne ressentent peu ou pas d’attirance romantique. Une personne aromantique peut être en relation de couple, mais elle ne ressentira peu ou pas de sentiments amoureux envers cette personne, ce qui ne l’empêchera pas de développer des liens affectifs significatifs avec son/sa partenaire.
Une personne aromantique peut avoir du désir sexuel et une vie sexuelle active sans vouloir de relation amoureuse. L’aromantisme est un spectre et se vit différemment d’une personne à l’autre.
Sources
- Gouvernement du Québec. (2018). Personne aromantique
- Carroll, M. et Wenzel, M. (2025). New Dimensions, New Directions: Asexualities and Aromanticism in the 21st Century

L’asexualité est un terme parapluie incluant les personnes qui ne ressentent pas ou peu d’attirance ou de désir sexuel. Il est important de distinguer l’asexualité du célibat (ne pas être en relation de couple, qu’il soit choisi ou non) et de l’abstinence (le choix de ne pas avoir de relations sexuelles). Ce n’est pas parce qu’une personne est asexuelle qu’elle ne souhaitera pas former une relation de couple. Également, certaines personnes asexuelles peuvent parfois ressentir le désir de s’engager dans des pratiques sexuelles seules et/ou avec autrui.
À noter qu’il s’agit d’un spectre et qu’on peut utiliser différents termes pour se définir :
- Asexualité : une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle.
- Graysexualité : une personne qui ressent parfois ou rarement une attirance sexuelle.
- Demisexualité : une personne qui ressent de l’attirance sexuelle uniquement lorsqu’un lien émotionnel (pouvant aller de faible à fort) se crée.
- Aceflux : personne dont le degré d’attirance sexuelle varie mais reste principalement sur le spectre de l’asexualité.
Sources
- Asexualité-s (2013). Introduction à l’asexualité
- Dubuc, Dominique (2017). Les mots de la diversité liés au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle
- Copulsky, D. et Hammack, P.L. (2023). Asexuality, Graysexuality, and Demisexuality: Distinctions in Desire, Behavior, and Identity
- Daigle-Orians, C. (2023). I am Ace: Advice on Living Your Best Asexual Life