Les manifestations de transphobie au quotidien
La transphobie regroupe toutes les attitudes négatives, les préjugés ou la haine envers les personnes trans ou non conformes dans le genre. Elle peut se manifester sous forme de violences verbales (moqueries, insultes), psychologiques (rumeurs, chantage, outing), physiques (agressions, crimes haineux, viols ou meurtres) ou par un comportement discriminatoire ou intolérant se pratiquant dans les institutions et les systèmes (discrimination à l’embauche, au logement, ou encore à l’accès aux soins médicaux). Un exemple courant de transphobie est l’utilisation du mauvais prénom ou des mauvais pronoms, en présence ou en l’absence de la personne en question.
Les répercussions de la transphobie
La transphobie n’est pas sans conséquence. Les jeunes personnes trans et non-binaires sont 2 à 3 fois plus nombreuses que les jeunes cisgenres à avoir songé au suicide ou à avoir fait une tentative de suicide. Également, selon une étude menée auprès des jeunes trans de 14 à 18 ans au Canada, près de 68 % des hommes trans, 55 % des femmes trans et 64 % des personnes non-binaires ont songé au suicide dans la dernière année. Ainsi, tous les comportements discriminatoires, même les plus minimes, causent une détresse psychologique immense dans la vie des personnes trans et peuvent mener au suicide. Il est donc important d’être respectueux et ouvert d’esprit lorsqu’on parle des réalités trans et non-binaires pour éviter de stigmatiser encore plus ces personnes.
Il faut rappeler également qu’au Québec, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne interdit la discrimination basée sur l’identité de genre, l’orientation sexuelle, etc.
N’hésite pas à contacter Interligne par téléphone au 1 888 505-1010 ou par clavardage si tu vis des moments difficiles. Ces services sont offerts gratuitement 24h/7. Tu peux également contacter la clinique juridique d’Interligne.
Sources
- GRIS Montréal et Conseil québécois LGBT. (2020). La transphobie c’est pas mon genre.
- Dubuc, D. (2017). Les mots de la diversité liés au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle
L’homophobie vécue au travail peut constituer de la discrimination ou du harcèlement discriminatoire lorsqu’elle est liée à ton orientation sexuelle. Cela peut prendre différentes formes comme des propos offensants, des moqueries, le dévoilement de ton orientation sexuelle sans ton accord ou le fait que ton employeur tolère des comportements discriminatoires. Au Canada, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre sont des motifs protégés par les lois sur les droits de la personne.
Si tu vis une situation d’homophobie au travail, tu as des droits et tu peux te renseigner sur les protections qui s’appliquent à ta situation, obtenir du soutien ou connaître les recours possibles. Les démarches à entreprendre peuvent varier selon ton lieu d’emploi, ton milieu de travail (secteur public ou privé), ainsi que ton statut (salarié syndiqué, non syndiqué ou cadre supérieur).
Voici quelques ressources pour t’informer sur tes droits et les recours disponibles :
- Salarié non syndiqué assujetti à la Loi sur les normes du travail (incluant les cadres supérieurs) :
- Québec : Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ; 1 844 838-0808
- Reste du Canada : consultez l’organisme responsable des normes du travail ou des droits de la personne de votre province ou territoire.
- Salarié syndiqué :
- Syndicat dont le salarié fait partie
- Salarié de la fonction publique québécoise non régi par une convention collective (incluant les membres et dirigeants d’organismes) :
- Québec : Commission de la fonction publique du Québec ; 418 643-1425 (région QC) ou 1 800 432-0432 sans frais
- Reste du Canada : contacter Interligne pour plus d’informations au 1 888 505-1010
- Pour obtenir de l’information sur tes droits ou déposer une plainte en cas de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre :
- Québec : Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ; 1 800 361-6477
- Reste du Canada : Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) ; 1 888 214-1090 sans frais
Pour obtenir de l’écoute, du soutien et de l’information sur l’ensemble des ressources disponibles pour les personnes LGBTQ+, tu peux communiquer avec la ligne d’écoute d’Interligne par téléphone au 1 888 505-1010, par clavardage ou communiquer avec la clinique juridique téléphonique au 1 888 970-2720.
Sources
- Éducaloi. (S.d.). Discrimination et harcèlement envers les personnes LGBTQ+
- Gouvernement du Québec. (2025). Aide et ressources
- Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. (2026). Trente ans de plaintes révèlent un climat d’exclusion persistant envers des personnes LGBTQ+ au travail
L’hétéronormativité est un système de pensée où l’hétérosexualité est vu comme la norme et ce qui est attendu des relations amoureuses ou sexuelles. Donc par exemple, dans une société hétéronormative, on présume que toute personne est hétérosexuelle ou qu’une famille doit être constituée d’un homme et d’une femme hétérosexuels etc.
L’hétérosexisme désigne l’ensemble des croyances, des pratiques et des institutions qui valorisent l’hétérosexualité au détriment des autres orientations sexuelles. Cela peut se manifester par la discrimination, l’exclusion, la dévalorisation ou l’invisibilisation des personnes de la diversité sexuelle.
Ainsi, l’hétéronormativité établit l’hétérosexualité comme norme dominante, tandis que l’hétérosexisme contribue au maintien de cette norme par des attitudes, des comportements et des structures sociales qui désavantagent les personnes dont l’orientation sexuelle ne correspond pas à cette norme.
Sources
- Gouvernement du Québec. Définition de l’hétéronormativité
- Chamberland, L. (2019). Hétérosexisme
- Fidolini, V. (2019). L’hétéronormativité
L’homophobie désigne des comportements négatifs et violents envers les personnes homosexuelles ou les personnes perçues comme telles. Elle peut mener au rejet, à la discrimination, à l’intimidation ou à la violence.
L’homophobie peut ressembler à :
- des violences physique, psychologique et verbale (insultes, intimidation, moquerie…)
- juger qu’être hétéro est la norme et supérieur
- banaliser des préjugés et stéréotypes envers les personnes homosexuelles
- rejeter une personne homosexuelle en raison de son orientation sexuelle (exclusion d’un groupe d’amis, congédiement abusif, reniement par la famille)
Si tu vis de la violence liée à ton orientation sexuelle, tu peux obtenir de l’aide auprès d’Interligne au 1 888 505-1010 ou par clavardage. Tu peux aussi signaler un comportement homophobe sur Alix, une plateforme d’Interligne pour dénoncer les violences envers les personnes LGBTQ+.
Sources
- Gouvernement du Québec. (2025). Formes et conséquences
- Office québécois de la langue française. (2019). Homophobie
- Ontario Human Rights Commission. (S.d.) Part I – The context: sexual orientation, human rights protections, case law and legislation