Foire aux
questions

Que ce soit pour trouver la définition de certains mots ou encore pour en savoir plus sur un sujet en particulier, nous avons probablement la réponse. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone ou texto au 1 888 505-1010.
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Foire aux questions

Que ce soit pour trouver la définition de certains mots ou encore pour en savoir plus sur un sujet en particulier, nous avons probablement la réponse. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone ou texto au 1 888 505-1010.

Il existe peu ou pas de groupes ou organismes dédiés exclusivement aux personnes bisexuelles. Cependant, la grande majorité des groupes LGBT+ accueillent les personnes bisexuelles ou proposent un volet pour personnes bisexuelles. Pour trouver une ressource dans votre région, nous vous invitons à communiquer avec notre ligne d’écoute et de renseignements au 1 888 505-1010 ou à consulter notre Guide de ressources LGBT. S’il n’existe pas de ressources LGBT dans votre région, il est possible que votre CSSS puisse vous fournir d’autres ressources.

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, depuis plusieurs siècles, un nombre impressionnant d’études ont été menées dans le but de déterminer si l’homosexualité est innée ou acquise. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a toujours pas de consensus. En d’autres mots, aucune de ces théories n’a été en mesure d’expliquer pourquoi certaines personnes sont homosexuelles et d’autres non.

Nous devons toutefois nous interroger sur la pertinence d’une telle question. En fait, pourquoi s’attarder autant à la question portant sur les origines de l’homosexualité? Après tout, les personnes hétérosexuelles ne se demandent pas pourquoi elles sont hétérosexuelles. Plusieurs chercheurs croient que la question pose intrinsèquement un problème car, trop souvent, elle cache en toile de fond la croyance à l’effet que l’homosexualité est anormale. Pourtant, la diversité des orientations sexuelles est normale, et son expression peut prendre bien des formes. Enfin, peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

La perte d’un parent ou d’un modèle peut être une expérience très difficile et bouleverser beaucoup de choses dans la vie d’une personne, particulièrement en bas âge. Il est compréhensible de se poser des questions concernant l’effet du deuil et du manque de modèle sur le développement de notre personne.

Depuis des décennies, plusieurs recherches ont tenté de démystifier l’origine de l’orientation sexuelle, et certaines d’entre elles se sont penchées sur l’environnement familial. Jusqu’à maintenant, aucun consensus n’a pu être établi. En d’autres mots, il est impossible de vérifier l’effet de l’environnement familial sur l’orientation sexuelle. Les recherches n’ont donc pas été en mesure de prouver que la perte d’un parent pouvait influencer l’orientation sexuelle.

Non. Une personne gaie ou lesbienne est une personne qui éprouve de l’attirance sexuelle, affective ou émotionnelle pour les personnes du même genre. Les goûts et les intérêts d’une personne ne sont pas directement liés à son orientation sexuelle et ne peuvent, en aucun cas, la définir. Il est possible qu’une personne LGBTQ+ se sente davantage interpellée par des milieux plus inclusifs et par des romans, des films, des artistes ou des loisirs qui touchent les enjeux d’orientation sexuelle ou d’identité de genre. Par contre, toutes les personnes qui ont ces mêmes intérêts ne sont pas nécessairement LGBTQ+.

Souvent, on entend dire que les personnes homosexuelles, bisexuelles ou pansexuelles sont anormales, malades, immorales, voire perverses. Il s’agit de préjugés qui renvoi à l’homophobie systémique véhiculée en société.

L’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale, et ce, depuis qu’elle a été rayée, en 1973, de la liste des pathologies par l’Association psychiatrique des Etats-Unis. Cette décision a été appliquée, par la suite, par l’Association des psychologues des Etats-Unis, en 1975, ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé en 1993.

Lorsque l’on aborde la question de l’homosexualité chez l’homme, certaines personnes ont tendance à ne considérer que la dimension sexuelle, comme si la sexualité pouvait à elle seule définir l’individu et son orientation sexuelle. Pourtant, les relations amoureuses entre hommes, comme toutes les autres relations amoureuses, comportent diverses facettes, affectives, émotionnelles, sexuelles, sociales et économiques. Il s’avère donc important de ne pas réduire leurs comportements à de simples pratiques sexuelles.

Non, il s’agit de stéréotypes. Les gens présument que les couples de même sexe imitent la dynamique présumée des relations de couples hétérosexuels. On ne trouve pas de division sexuelle des rôles chez les couples gais et lesbiens. De plus, les rôles de genre tendent à moins exister dans les couples hétérosexuels.

En fait, les personnes gais et les personnes lesbiennes adoptent des traits et des formes de relation au delà des rôles traditionnels dictés par la société. Par conséquent, les rôles et les tâches chez les couples homosexuels sont assumés indistinctement par les deux partenaires, selon leurs aptitudes, goûts et préférences.

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes décrit la lesbophobie comme ceci :

« Nous connaissons le terme homophobie qui désigne les idées, attitudes ou actes discriminatoires à l’égard des personnes homosexuelles, sans distinction de sexe. Or, lorsque nous assimilons les lesbiennes aux gais et que nous juxtaposons leurs réalités, comme si elles étaient semblables ou symétriques, nous nions les inégalités et les iniquités entre les hommes et les femmes. Nous contribuons à maintenir les lesbiennes dans l’invisibilité. En effet, les femmes font encore l’objet d’une forme de domination qu’on appelle le sexisme. Les lesbiennes sont affectées par le sexisme au même titre que les autres femmes. La lesbophobie ne se limite donc pas à une attitude discriminatoire face à l’orientation sexuelle comme c’est le cas pour l’homophobie; elle fait aussi référence au sexisme qui touche toutes les femmes. »

La Coalition des familles LGBT définit la famille homoparentale comme suit : « toute forme de famille dont au moins un des parents est lesbien, gai, ou bisexuel (LGB). Les familles homoparentales existent sous diverses formes : elles peuvent être biparentales, monoparentales, recomposées, adoptives, d’accueils, multiethniques, biraciales, etc. Les parents LGB peuvent être cisgenres ou trans*. »

L’homophobie fait référence à toute attitude ou comportement pouvant mener au rejet et à la discrimination directe ou indirecte envers les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, ou de toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité.

Le terme homophobie se décline en lesbophobie, biphobie, sérophobie, lorsqu’il fait référence aux préjugés spécifiques à des sous-groupes comme les personnes lesbiennes, bisexuelles et séropositives.

Désigne une personne qui éprouve une attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes d’un autre genre que le sien. Exemple: une femme attirée par les hommes, un homme attiré par les femmes.

Ce sigle désigne les personnes ou les communautés Lesbiennes, Gaies, Bisexuelles, Trans, Queer et en Questionnement, Intersexes, Asexuelles et Aromantiques, bispirituelles (two-spirited, 2S) et Pansexuelles. Le signe + réfère à toute autre identité, orientation ou réalité non hétéronormative ou cisnormative.

 

Les origines du triangle rose, avec la pointe tournée vers le bas, remontent aux premiers camps de concentration nazis. Symbole de persécution et de discrimination, il était utilisé dans l’univers nazi pour marquer les hommes gais et les femmes trans. C’est plus tard qu’il a été repris par les communautés LGBTQ+ comme symbole identitaire dans le but d’en faire un symbole positif de libération. Il est aussi vu comme un symbole commémoratif des personnes victimes du régime nazis.

Williams, Cristan. « 2008 Houston Transgender Day of Remembrance: Transgenders and Nazi Germany », [En ligne], https://web.archive.org/web/20080820132817/http://tgdor.org/holocaust.shtml

Shankar, Louis. 2017. How the Pink Triangle Became a Symbol of Queer Resistance, [En ligne], https://hiskind.com/how-the-pink-triangle-became-a-symbol-of-queer-resistance/.

Le drapeau arc-en-ciel est le symbole de la fierté LGBTQ+ qui représente la diversité. Le drapeau naît à San Francisco en 1978 et doit son origine à l’artiste Gilbert Baker suite à la demande de Harvey Milk, premier politicien américain ouvertement homosexuel. À l’origine, le drapeau comportait huit bandes de couleurs différentes : le rose vif, le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le turquoise, l’indigo et le violet. Ce drapeau a été utilisé pour la première fois en 1978, lors du défilé de la journée de liberté gaie et lesbienne de San Francisco. L’année suivante, pour le défilé de 1979, Baker a demandé à une compagnie de San Francisco (Paramount Flag Company) de produire en série des drapeaux arc-en-ciel. Comme certaines couleurs n’étaient pas disponibles, le rose vif et le turquoise ont été éliminés, et le bleu royal a remplacé l’indigo. Depuis, le drapeau arc-en-ciel compte six couleurs représentant différents aspects de ces communautés : le rouge pour la vie, l’orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l’art et le violet pour la spiritualité.

En 2017, une nouvelle proposition inclut le marron et le noir dans le cadre de la campagne « More Color, More Pride », de façon à reconnaître le point de vue des personnes LGBT racisées et à initier une conversation autour des discriminations racistes au sein de la communauté. Puis, en 2019, un autre design est créé design par Daniel Quasar dans le cadre de l’Europride, qui inclut les trois couleurs du drapeau trans : le blanc, le bleu clair et le rose clair dans le design à 8 couleurs proposé 2 ans plus tôt.

Aujourd’hui, il existe presqu’autant de drapeaux qu’il y a d’identités!

De manière théorique, la bisexualité se définit comme l’attirance physique, sexuelle, affective ou romantique pour les personnes du même genre et du genre opposé. Sur le plan purement étymologique, « bi » signifie « deux ». Ainsi, le mot « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes).

Le « pan » de pansexualité se traduit comme « tout », c’est-à-dire que les personnes pansexuelles sont attirées physiquement, sexuellement, affectivement ou romantiquement vers des personnes sans regard ou préférence au niveau du genre et du sexe de la personne, qu’elle s’identifie comme femme, homme, trans, sans genre ou autre. La définition semble donc s’inscrire dans une théorie qui reconnait plus clairement, sur le plan étymologique, une pluralité de genres et d’identités.

Il faut retenir que ces définitions et distinctions sont théoriques, et qu’en pratique, chaque personne vit son orientation de façon différente. Le choix d’utiliser ou non une étiquette et les raisons derrière ce choix sont personnels à chacun et chacune. Par exemple, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide. Ainsi, plutôt que de parler des différences entre la bisexualité et la pansexualité, il serait souhaitable de parler de ce que ces orientations ont en commun, c’est-à-dire l’attirance pour plus d’un genre.

Sources :
http://biplan.yagg.com/2014/11/09/bisexualite-et-pansexualite-meme-combat/
http://bisexual.org/qna/what-is-the-difference-between-bisexual-and-terms-like-pansexual-polysexual-omnisexual-ambisexual-and-fluid/
http://www.youtube.com/watch?v=Bv5k9w6Hpi4&feature=youtu.be
http://fvsch.com/articles/bi-pan/

 

Je demandais à de jeunes gais et lesbiennes qu’elle a été la toute première réaction de leurs parents face à leur homosexualité. Voici quelques-unes des réponses qu’ils m’ont fournies :

  • Marielle, 16 ans : « ma mère m’a demandée si j’avais été victime d’abus sexuel, si j’avais vécu des expériences sexuelles négatives avec les garçons de mon âge ».
  • Félix, 18 ans : « mes parents sont divorcés. Mon père m’a dit que ça dépendait de ma mère, qui m’avait trop couvé et privé de lui comme modèle masculin ».
  • François, 21 ans : « mes parents sont convaincus que l’homosexualité est innée, que cela se détermine génétiquement dans les premiers moments de la vie. Moi, je ne sais pas. »

 

Chaque fois que je donne une conférence sur l’orientation et l’identité sexuelles, la question de la cause de l’homosexualité est posée. Chaque fois, cela donne lieu à des débats passionnants… qui ne mènent à aucune réponse définitive puisque les déterminants de la sexualité humaine sont nombreux et complexes. Ils sont d’ordre corporel, psychique et spirituel et sont intimement liés au besoin qu’éprouve chaque être humain d’aimer et d’être aimé de manière authentique. Des centaines de recherches scientifiques n’ont pas encore donné de réponses définitives sur les causes exactes de l’homosexualité. Je propose le point de vue suivant : si l’on veut tant trouver la cause de l’homosexualité, est-ce vraiment pour mieux comprendre les gais et les lesbiennes ou est-ce plutôt pour essayer d’enrayer ce phénomène? Par exemple, si l’on découvrait que l’homosexualité dépend d’un gène « défectueux », voudrait-on alors trouver une cure pour corriger cette anomalie?

Au lieu de demander à son enfant gai ce qui a provoqué son homosexualité; au lieu de lui dire que cela dépend certainement d’une défectuosité de la nature ou de mauvaises expériences sexuelles avec des personnes de sexe opposé, ce qui lui laissera immédiatement entendre qu’il est « malade », « anormal », pourquoi ne pas plutôt lui demander comment il s’explique lui-même son homosexualité? Est-ce important, pour lui, de connaître les causes de son orientation sexuelle? Mieux encore, au lieu de l’interroger sur les « pourquoi » de son homosexualité pourquoi ne pas parler avec lui de « comment » il vit cette réalité? Dans les « pourquoi », il y a souvent une forme d’accusation, tandis que dans les « comment » il y a une saine curiosité qui peut mener à un dialogue plus franc, plus ouvert et généreux avec son enfant.

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