Foire aux
questions

Que ce soit pour trouver la définition de certains mots ou encore pour en savoir plus sur un sujet en particulier, nous avons probablement la réponse. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone ou texto au 1 888 505-1010.
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Foire aux questions

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Il n’y a pas d’âge pour découvrir son orientation sexuelle, que l’on soit gai, lesbienne, hétéro ou toute autre orientation. Même si une grande partie des personnes non hétérosexuelles découvrent leur attirance à la puberté, d’autres la découvrent plus tardivement. Certaines personnes diront avoir ressenti une différence en bas âge alors que d’autres affirmeront s’être interrogées au sujet de leur orientation sexuelle à un âge avancé, parfois même après avoir été mariées.

Source :

Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

L’acceptation de son orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle est une démarche progressive et personnelle qui est très variable dans le temps. Plusieurs étapes caractérisent ce processus d’acceptation, et chaque personne réalise son cheminement à son rythme, soit en fonction de sa personnalité, de son histoire, de son milieu de vie, de son âge, etc. Le processus est unique et flexible pour chaque personne. À ce sujet, voici les étapes du processus de cheminement au niveau de l’orientation sexuelle proposés par Demczuk, Dorais, Peers et Ryan. Rappelons qu’elles ne seront pas vécues par toutes les personnes en questionnement ni dans cet ordre en particulier :

• Questionnement sur son orientation sexuelle : Les personnes commencent à se demander si elles ne seraient pas différentes des autres et elles ressentent peut-être un sentiment d’isolement face à ces questionnements. Elle peut s’informer en cachette, mais n’en parlera pas nécessairement avec ses proches. Il peut y avoir des sentiments de culpabilité, de honte ou des pensées suicidaires.
• Reconnaissance de ses attirances : les personnes commencent à reconnaître leur attirance envers des personnes du même genre qu’elles ou de plusieurs genres. Il peut y avoir un conflit entre l’image de soi et ce que la société attend d’elles. Elles peuvent vivre de l’homophobie intériorisée (rejeter son orientation sexuelle) et se sentir marginalisées.
• Exploration des possibilités : les personnes vont explorer différentes relations sociales, sexuelles ou amoureuses possibles. Elles vont commencer à socialiser avec d’autres personnes de la communauté LGBTQ+ en voulant trouver une communauté d’appartenance qui leur ressemble. Il peut y avoir des épisodes dépressifs ou des idées suicidaires puisque ces personnes tentent de s’affirmer dans un contexte social plus ou moins homophobe.
• Acceptation relative de son orientation sexuelle : Les personnes sont prêtes à accepter leur orientation sexuelle et développent des relations amoureuses ou sexuelles avec un.e partenaire de leur choix. Elles peuvent participer à des activités communautaires de la communauté LGBTQ+. Il peut y avoir un rejet de la part de certain.e.s ami.e.s ou des membres de la famille.
• Valorisation de son orientation sexuelle : Les personnes voient leur orientation sexuelle comme positive et saine.
• Intégration de son orientation sexuelle : Les personnes se sentent bien avec leur sexualité et celle des autres. Elles poursuivent leur développement personnel sur autre chose que leur orientation sexuelle. Elles vont peut-être chercher des relations de couple stables. Il peut y avoir une réconciliation avec les proches. Il est quand même toujours possible de vivre de la discrimination dans la vie sociale et professionnelle.

Source:

PRISME, (s.d.). Sortie/coming-out.

Oui! L’orientation sexuelle et la façon dont nous choisissons de nous identifier ne sont pas uniquement dictées par les comportements, mais aussi par le désir et les attirances. L’orientation sexuelle est auto-identifée, ce qui veut dire que ton identification t’appartient. Si tu t’identifies comme une personne bisexuelle, personne ne devrait te questionner ou te remettre en doute parce que tu n’as pas eu de relation avec une personne du même sexe. C’est le cas pour toutes les autres orientations sexuelles.

Sources :

Fondation Émergence. Lexique 

Roberts, Ceri (2012). Can someone really be bi if they haven’t slept with a dude? 

Bisexual Resource Centre 

Il n’est jamais facile d’avoir des questionnements sur soi, et cela peut être d’autant plus difficile lorsque ces questionnements touchent la sexualité. Il est fréquent de sentir de la solitude face à notre situation. En réalité, peu importe l’âge, il est fort commun de se questionner par rapport à l’orientation sexuelle.

Il n’y a pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Certaines personnes disent avoir toujours eu une attirance envers le même genre, alors que d’autres découvrent cette attirance plus tard, à la suite d’expériences ou de questionnements. D’autres personnes vont également vivre des expériences avec le même genre sans pour autant se considérer comme une personne non-hétérosexuelle. Oui, il est donc possible de découvrir des attirances pour le même genre plus tard dans sa vie, et donc remettre en question son orientation sexuelle et son identification à celle-ci.

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010.

Comme les personnes ne choisissent pas leur orientation sexuelle, il est improbable qu’elles puissent décider de changer d’orientation sexuelle du jour au lendemain. De plus, les tentatives psychiatriques et psychologiques de « guérir » les personnes LGBTQ+ n’ont pas réussi à changer l’orientation sexuelle des personnes. Ces «traitements» peuvent aider à changer temporairement le comportement sexuel, mais causent également de graves conséquences sur la santé physique et psychologique d’une personne, notamment la dépression, l’anxiété et des comportements autodestructeurs.

Par contre, l’orientation sexuelle de certaines personnes peut être fluide au cours de leur vie. Par exemple, une personne bisexuelle peut se sentir plus attirée par un genre pendant un certain temps, puis être plus attirée par un autre.

Aussi, une personne peut découvrir son orientation sexuelle plus tard dans la vie tout en ayant eu des relations de couple hétérosexuelles pendant une partie de leur vie. Cela ne veut pas dire qu’elle n’aimait pas son/sa partenaire ni que son orientation sexuelle a changé.

Source :
Interligne. (2021). Mythes et réalités LGBTQ+.

Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

Pas nécessairement. Il faut se rappeler que la bisexualité est une orientation sexuelle à part entière qui mérite d’être reconnue pour ce qu’elle est. Les personnes bisexuelles font face malheureusement a beaucoup de préjugés, autant dans la société en général que dans la communauté LGBTQ+, dont le fait que la bisexualité serait une phase et que ces personnes n’arriveraient pas à se décider sur leur orientation sexuelle.

C’est évidemment totalement faux. La bisexualité, tout comme l’homosexualité et l’hétérosexualité, se place sur une multitude de sexualités où les personnes bisexuelles sont plus ou moins attirées par deux ou plusieurs genres. Il peut donc arriver qu’une personne bisexuelle ait une préférence pour un genre, cela ne veut pas dire qu’elle transitionne vers une orientation sexuelle ou une autre. « Notons que l’hétérosexualité peut également être une étape d’un questionnement sur son orientation sexuelle, mais on ne remet pas en question sa validité pour autant! »

Par contre, la bisexualité peut parfois être transitoire chez certains individus qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle, bien que ce ne soit pas tous les individus en questionnement qui sont pour autant bisexuels.

Source :

Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999, page 7

Dubuc, Dominique (2017). Les mots de la diversité liés au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle. 

Tout à fait. Pour certaines personnes, l’attirance sexuelle est indéniablement liée à l’amour, et l’un n’est pas possible sans l’autre. Pour d’autres personnes, l’attirance émotionnelle et l’attirance sexuelle sont deux concepts différents. Les préférences au niveau de la sexualité ne sont donc pas toujours en concordance avec les préférences amoureuses. Dans cette optique, il est possible d’avoir de l’attirance physique ou sexuelle envers un genre et une attirance émotionnelle envers un autre. C’est pour cela que parfois on peut faire la différence entre orientation sexuelle et orientation romantique (voir question sur l’orientation sexuelle et romantique).

Pour le savoir, tu dois te fier à ce que tu ressens envers les femmes. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle. Voici une définition qui pourra te guider: Une lesbienne est une femme qui éprouve de l’attirance physique et/ou émotionnelle pour les femmes. Cette identité inclut aussi les personnes non-binaires et certaines personnes non-binaires vont s’identifier comme lesbiennes

On a besoin d’une période variable de temps pour le savoir. Chaque personne a son rythme de découverte de son orientation sexuelle. Certaines le sauront rapidement et d’autres auront besoin de temps. Parfois, on le sait par ce que l’on ressent en présence d’autres femmes ou de représentations féminines par le biais de divers médias. D’autres fois, on a besoin de vérifier par une expérience concrète ce que l’on ressent.

Enfin, la réponse viendra de ton intérieur; ceux qui prétendent le savoir pour toi font erreur; seulement toi pourras le confirmer.

L’orientation sexuelle n’est pas le résultat d’expériences, mais plutôt une attirance amoureuse et sexuelle qui n’est pas choisie et qui ne peut pas être changée. Il a été prouvé qu’il n’y a pas de lien entre le trauma et l’orientation sexuelle. Certaines personnes n’avaient pas questionné leur orientation sexuelle avant d’avoir vécu une situation d’abus, alors que d’autres savaient déjà qu’iels étaient LGBTQ+. Dans tous les cas, une agression sexuelle ou une insatisfaction peut avoir un impact sur comment la personne peut vivre l’intimité, mais ne changera pas vers qui elle est attirée.

Il est vrai que la population LGBTQ+ est fortement touchée par la violence sexuelle. En effet, les personnes qui s’identifient comme LGBTQ+ plus tard dans leur vie sont plus à risque d’agressions sexuelles à l’enfance. C’est aussi le cas à l’âge adulte, surtout pour les femmes bisexuelles et transgenres. Par contre, ce n’est pas la violence sexuelle qui a causé l’orientation sexuelle, mais plutôt que de faire partie de la communauté LGBTQ+ peut venir avec des difficultés comme de la stigmatisation et de l’isolement, ce qui rend enfants et adultes plus vulnérables à cette violence.

Source:

LGBTQ Youth and Sexual Abuse: Information for Mental Health Professionals. The National Child Traumatic Stress Network

The Problem with the Belief that Child Sexual Abuse Causes Homosexuality / Bisexuality. PFLAG Atlanta, 2011.

D’abord, le fait d’aimer un sport ou de le pratiquer n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. L’orientation sexuelle réfère à une attirance sexuelle et/ou romantique envers des personnes d’un ou plusieurs genres. Par contre, il existe encore beaucoup de préjugés et d’idées fausses véhiculés à propos des sports dits traditionnellement « masculins » comme le hockey, le soccer ou le football qui sont des activités associées à la masculinité et la virilité. Et malheureusement, comme beaucoup de personnes associent l’homosexualité masculine à la féminité, elles vont penser que c’est impossible qu’un homme gai joue au hockey. C’est évidemment faux et peu importe l’orientation sexuelle ou le fait qu’une personne soit plus féminine ou masculine, cela ne l’empêche aucunement de pratiquer un sport.

Ce qui pose problème dans les sports comme le hockey est notamment le concept de masculinité toxique qui se défini comme suit : « […] le regroupement de tous les rôles, caractéristiques ainsi que les stéréotypes masculins qui sont associés à l’image […] de ce qu’est un “vrai” homme. […] ce concept illustre un homme comme un être fort, qui ne pleure pas, qui ne partage pas ses émotions ou sentiments, qui n’a pas de faiblesses, qui doit performer avec les filles et sexuellement, qui ne demande de l’aide à personne, qui est dominant, qui est agressif pour se faire respecter par ses collègues, etc. Puis, en fait un jeune homme qui ne respecterait pas ce genre de caractéristiques dans la culture du hockey serait alors moins respecté qu’un autre qui serait plus “masculin” étant donné que la pression est palpable pour qu’un joueur de hockey soit “homme”. »

Ce genre de culture fait en sorte qu’il est difficile pour les athlètes professionnel.le.s de s’identifier ouvertement à la communauté LGBTQ+. L’important est de soutenir et d’accepter ces personnes avec ouverture et respect.

Source: André, Laurianne (2020). La culture toxique du hockey chez les jeunes hommes.

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